• Boukinage
Mort de Bunny Munro (Nick Cave)

Publié le Mercredi 12 Janvier 2011 - 18:25
Catégorie: Boukinage

Je ne connaissais que Nick Cave le chanteur, et j’ai appris là à aimer l’auteur. On y retrouve de surcroît une veine artistique très proche de son univers musical. C’est donc dark à souhait voire carrément tragisociocomiqueàsetireruneballe, et surtout pour ce bouquin saturé d’une sexualité débridée et (bien) glauque sur les bords.

Bunny Munro est un pauvre gars complètement obsédé par le cul (des femmes), et qui gagne sa vie en tant que représentant en portes à portes dans les cosmétiques. Dans les premières pages, sa femme dépressive se suicide alors que leur fils, Bunny Junior, est dans la pièce à côté et attend sagement. Bunny perd les pédales et, ne sachant bien comment gérer la situation, emmène Bunny Jr avec lui dans ses tournées commerciales. Pendant que le père bande à la vue de la moindre chatte (ce sont les termes les plus policés utilisés), le gamin reste dans la voiture, et… attend. Son seul lien avec la réalité qui l’entoure réside dans son encyclopédie, sorte de manuel où ils trouvent toutes les réponses à ses questionnements les plus existentiels.

Le titre même du bouquin nous informe sur l’issue du roman et le funeste trajet de Bunny Munro… Donc on commence sur la mère bordeline qui se suicide, on sait qu’on va arriver à la mort du père, véritable salopard, coureur, alcoolo et beauf, et on a ce petit bonhomme attendrissant et tout en décalage au milieu. Bref, c’est glauque et on tombe encore plus bas dans la fange, dans une misère sociale assez terrible, où, comme souvent, arrive à surgir quelques miracles et beaucoup d’ironie. Et en filigrane, on a les hormones en ébullition de Bunny avec un Nick Cave qui multiplie les images et les métaphores priapiques dans registre fort inventif et plutôt comique, même si foncièrement dégueu.

J’ai trouvé que c’était bien écrit, le style de l’auteur est globalement incisif, mais avec une certaine simplicité et crudité qui rendent la narration assez réaliste et authentique (malgré un récit qui ferait passer Cosette pour une privilégiée). Evidemment cela finit par être assez marrant, sinon on se tirerait direct une balle, car Bunny fait vraiment n’importe quoi dans son boulot comme dans sa vie, et aussi très émouvant. En effet, la relation père-fils est centrale et vraiment belle, au-delà même de l’adversité et de la cruauté des évènements.

Je rapproche un peu le bouquin d’un Sarah (même si c’est un coup marketing…) ou d’un Rafael, derniers jours… J’ai vraiment trouvé ça pas mal au final.

Mort de Bunny Munro (Nick Cave)

  • Cinéphage
The Kids Are All Right

Publié le Mercredi 12 Janvier 2011 - 0:59
Catégorie: Cinéphage

J’y suis allé en ne sachant pas grand-chose sinon que l’histoire parlait d’un couple de lesbiennes avec deux enfants, un garçon et une fille, chacun étant l’enfant biologique d’une des deux mamans. Les jeunes ados avaient été conçus grâce à un donneur anonyme, et l’aînée atteignant l’âge de demander qui est son géniteur, elle se demande sérieusement si elle doit le faire… J’ai eu peur mais je me suis dit Annette Bening, Julianne Moore, Mark Ruffalo, putain de merde ça peut pas être une daube !! Je redoutais surtout un film qui ferait une promotion un peu artificielle de l’homoparentalité, avec des enfants pas bien dans leurs peaux et qui finissent par se retrouver très heureux ou un truc dans le genre…

Je me suis au contraire pris une jolie claque, et j’ai adoré cela. Ce film est un petit bijou d’authenticité, d’originalité et de tendresse sans être mièvre une seconde. J’ai lu quelques critiques ensuite qui reprochait un ton de guimauve ou un déluge de bons sentiments, mais soit j’ai marché à fond, soit c’est une question de sensibilité (hu hu hu). Car à aucun moment, le film ne traite du mal-être des gamins ou même de l’homoparentalité “ce douloureux problème”… La famille formée par ce couple de nanas et leurs enfants apparaît rapidement comme évidente, et leur manifeste nucléarité crève littéralement l’écran. On suit donc les péripéties d’un couple qui gère deux ados, avec tout ce que cela comporte de casse-gueule et de fabuleux, et évidemment en plus de cela la problématique de la conception avec donneur anonyme, et celle d’avoir deux mamans dans sa vie (ce que l’on comprend rapidement puisqu’en avoir une est déjà assez complexe…)

La jeune fille, Joni (Mia Wasikowska, anciennement Alice) décide donc d’entrer en contact avec son père biologique (Mark Ruffalo) ce qui rend quelque peu nerveuses et chafouines les mamans lesbiennes. Le “père” fait donc connaissance avec cette singulière et sympathique famille, et c’est évidemment le début des emmerdes, des sentiments refoulés qui resurgissent et des errements bien naturels avant de retomber sur ses pieds. Le ton est léger et le propos pas vraiment grave ou tragique, il y a même pas mal de saynètes plutôt drolatiques, mais on sent qu’on est juste à la frontière, à la limite d’un scénario qui aurait pu aussi être conçu comme une comédie bien plus dramatique. Là on reste dans le registre “tout est bien qui finit bien” même si une certaine amertume permet de parachever le tout sans sensiblerie superflue ou ambiance ravi de la crèche.

Le film bénéficie évidemment des extraordinaires Annette Bening et Julianne Moore qui sont belles, crédibles, terriblement lesbiennes et très mamans. Elles ne surjouent pas, et le scénario leur permet justement de ne pas céder au cliché gras et facile, tout en en exploitant certains avec beaucoup de tendresse et de sympathique drôlerie. Le risque était grand de tomber dans bien des travers, et moi j’ai trouvé qu’incroyablement tous les écueils avaient été évités (parfois de justesse, et certains penseront que justement si).

Etrangement, je ne connais personne qui ait vu le film, c’est bien dommage car c’est un très bon film…

The Kids Are All Right

  • Cinéphage
The Social Network

Publié le Lundi 10 Janvier 2011 - 23:54
Catégorie: Cinéphage

Je ne vais pas m’étendre longtemps sur ce film, qui raconte l’ascension de Mark Zuckerberg et de son site internet (Facebook pour les aliens), vu que beaucoup l’ont vu et que le net regorge d’opinions diverses et variées sur le sujet. J’y suis allé assez tardivement, et j’ai été très étonné d’avoir autant aimé. Je m’attendais à toutes les maladresses de base pour ce genre d’oeuvre, qu’elle verse dans l’hagiographie ou le libelle, et qu’on y illustre le geek avec tous les clichés du genre. Or, le film paraît assez “raisonnable” dans la peinture de ces évènements, si récents au demeurant, et même la description des informaticiens tient la route. Truc de dingue, même les échanges verbaux entre nerds et les écrans couverts de codes ne sont pas complètement stupides ou décoratifs…

Il faut dire qu’on trouve aussi pire réalisateur que David Fincher, et que la patte du monsieur donne au film une belle allure. Ajoutez à cela de très bons comédiens (et même un surprenant Justin Timberlake), et une histoire qui, contre toute attente, est tout bonnement passionnante. Bref, j’ai été très rapidement agréablement accroché par le film, et j’ai beaucoup aimé la personnalité ainsi esquissée de Zuckerberg. Ce dernier n’est ni un monstre, ni un ange, mais un geek avec un extraordinaire ego au final. Le comédien qui joue son rôle (Jesse Eisenberg) est vraiment parfait, et il fait beaucoup à la qualité du film.

Je ne sais pas bien ce qui est vrai ou pas là-dedans, et ce qui est bien c’est que le film arrive justement à dépasser cela. On se détache assez facilement du site web en lui-même et de ce qu’on en connaît, et on se prend à apprécier l’oeuvre cinématographique en tant que telle, ce qui dénote bien de sa qualité, au-delà même de son sujet “à la mode”.

The Social Network

  • Boukinage
  • Citage
Apocalypse bébé (Virginie Despentes)

Publié le Lundi 10 Janvier 2011 - 23:05
Catégorie: Boukinage, Citage

J’ai toujours eu un faible pour Virginie Despentes, mais comme je le racontais déjà quand je chroniquais King King Théorie, c’est plus pour la traductrice, l’auteure de chansons ou l’essayiste que pour la romancière. Ce livre ayant eu le Renaudot, j’ai l’impression qu’elle y a gagné ses lettres de noblesse, et je suis au moins certain que son bouquin va être largement lu.

Je n’y vois pas d’extraordinaires qualités littéraires ou même narratives, mais on ne peut pas nier que Virginie Despentes a un putain de style, et qu’elle manie la plume avec une vigueur et une pugnacité qui ne laissent pas indifférent. Il s’agit aussi d’un roman ouvertement, délibérément et outrageusement lesbien, et ça il faut avouer que ça fait un bien fou !! Et pas de la fausse goudou de pacotille, vague succédané de fantasme masculin comme on peut parfois le lire, non de la vraie méchante lesbienne charismatique et brutale, et de la fille perdue et de la bande de gouines en furie… Bref un roman qui décape largement sur cette facette sexuelle que l’auteure revendique avec intelligence et un chouette militantisme (son bouquin tourne un peu en manifeste pro-goudou, mais j’aime bien).

Le roman est une sorte de road-movie avec deux filles, Lucie, une enquêtrice privée un peu larguée qui fait appelle à une seconde, la Hyène, qui est une pointure en la matière. Mais la Hyène est une goudou de la mort incontrôlable et aussi douée qu’elle est tarée. Lucie doit en effet retrouver Valentine Galtan, une “fille de” qui a fugué et qui frôlait un peu la catastrophe, et ne sait pas du tout comment procéder. Les deux femmes vont donc mener l’enquête et partir à la rechercher de Valentine, en même temps qu’elles vont essayer de la comprendre, et de découvrir ce qui se cache sous cette immense couche de secrets familiaux et autres sympathiques non-dits.

L’histoire n’est pas ultra-passionnante mais elle pourrait être adaptée en film, puisque le déroulé et les actions sont assez “scénaristiques”. On rentre assez facilement dans le livre, mais encore une fois j’ai été plus marqué par le style et les propos “hors-texte” que par l’intrigue en elle-même.

On est bloquées par un camion livraison qui crée un petit embouteillage. Je me renfrogne et regarde par la fenêtre. Des crétins klaxonnent, derrière nous. Trois jeunes filles traversent. Parisiennes cheap. Minces, longues jambes, petites bottes plates fourrées, à la mode, fortes poitrines et de grosses besaces à franges. Copies au rabais de l’authentique pétasse du Marais, celle qui quand elle joue son look totale pute fait penser aux pubs pour parfums, pas à la travailleuse des forêts du périf.

Page 58.

Apocalypse bébé (Virginie Despentes)

  • Cinéphage
Potiche

Publié le Dimanche 9 Janvier 2011 - 19:26
Catégorie: Cinéphage

Un film de François Ozon, ça fait forcément du bruit, et tout le monde s’y précipite. Ayant plutôt raté le coche avec ses derniers opus, il a misé là sur ce qui lui réussit normalement : la comédie de mœurs avec de jolis noms sur l’affiche. Et quels noms : Deneuve, Depardieu, Luchini, Godrèche, Renier, Viard et même Elodie Frégé dans un petit rôle !! Le film est tiré d’une pièce de 1980 avec Jacqueline Mailland dans le rôle titre, rôle repris là par Catherine Deneuve.

Suzanne Pujol (Catherine Deneuve) est l’héritière de l’usine de parapluie de son père, usine qui est dirigée par Robert (Fabrice Luchini) son mari dominateur et autocratique. Suite à une manifestation ouvrière et le concours d’un député-maire communiste (Gérard Depardieu), Suzanne reprend temporairement la tête de l’entreprise avec son fils (Jérémie Renier) en directeur artistique (très sensible le garçon). Mais Robert ne tient pas à ce que cette situation perdure, alors que Suzanne, considérée par tous comme l’habituelle “potiche”, se révèle plutôt douée, ambitieuse et finalement peu encline à lâcher les rênes.

Le film assume et joue sur les décors et à fond sur la carte “fin des années 70″ pour rendre l’ambiance kitschouille à mort de l’époque. Nous sommes aussi dans un registre clairement affirmé de comédie, et il ne faut pas, je pense, chercher de message profond sous-jacent. Et dans ce registre, je n’ai pas eu à me plaindre, les couleurs, les lumières, les décors et les fringues forment une reconstitution d’une impressionnante fidélité. Les comédiens aussi sont très bien, avec surtout une géniale (comme très souvent) Karine Viard, et un Luchini plus subtil que d’habitude. En revanche, Depardieu ne ressemble vraiment à rien, et j’ai trouvé que c’était comme une erreur de casting… A vrai dire, je n’ai pas non plus été conquis par Deneuve, dont j’ai de plus en plus de mal à saisir le jeu avec les années. Elle me paraît se figer dans un rôle et ne plus en sortir, du coup là l’aspect “potiche” n’était pas selon moi des plus drôle ou conforme à ce que j’en attendais.

Bref, la comédie se tient bien, elle fait souvent sourire, mais c’est tout. Et de la part d’Ozon, et d’une production aussi belle et ambitieuse, je reste relativement déçu et sur ma faim. Ce n’est pas “waouh”, ce n’est que “ouai bien sympa cool, on oublie et on passe à la suite”, et j’attends plus de ce cinéaste de génie (en tout cas, il sait et a su en montrer précédemment).

Potiche

  • Concertage
  • ThéâtrOpérage
“Mado bitche la France” au Tango

Publié le Dimanche 9 Janvier 2011 - 18:44

J’avais déjà vu et découvert Mado Lamotte au Tango à l’occasion d’un précédent spectacle en 2008. Et elle m’avait complètement conquis, donc je suis allé avec énormément d’envie la revoir dans ce nouveau spectacle.

Nouveau pas si nouveau car nous la retrouvons dans un registre bien familier et une structure de spectacle analogue à celui d’avant, c’est du stand-up avec un joli tour de chant et du bitchage pour lier le tout. Et ma foi, c’est encore à mourir de rire !! Par son à propos, son extraordinaire sens de la dérision, son humour décapant, et ses opinions au vitriol, Mado nous a fait rire pendant plus de deux heures quasi sans discontinuer. Elle tape sur tout ce qui bouge, et elle-même aussi en passant, mais avec un tel aplomb et une acrimonie toute queer, qu’on en rit franchement et sans méchanceté aucune. Evidemment les maudits français s’en prennent plein la tronche, mais aussi les lesbiennes, les hétéros et j’en passe et des meilleures.

Il n’y a vraiment pas un personnage français comme cela… Elle est vraiment unique en son genre, et j’espère bien avoir l’occasion de la découvrir un jour au Québec !!

"Mado bitche la France" au Tango

  • Ecoutage
  • Matooyage
Ainsi Soyons Nous

Publié le Samedi 8 Janvier 2011 - 18:53
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Petit partage audio de notre visionnage du concert de Mylène Farmer hier soir. ^^

  • Matooyage
Rome en famille

Publié le Samedi 8 Janvier 2011 - 5:31
Catégorie: Matooyage

J’étais déjà allé à Rome avec Diego en 2006 en octobre, et j’avais adoré ce week-end malgré une période automnale un peu frisquette, mais avec une lumière assez extraordinaire… Cette fois-ci, c’était un week-end que j’avais offert à ma maman pour ses 60 ans. J’avais voulu pour une fois qu’on aille à l’étranger avec mon père et mon frangin, et dans une ville que je voulais leur faire découvrir. Je voulais un peu leur montrer à quel point il était tellement facile, dépaysant et peu cher de passer quelques jours dans une capitale européenne voisine (mon père prenait l’avion par exemple pour la première fois…). Je pensais les désinhiber un peu à ce sujet… Je ne suis pas certain d’avoir réussi, mais au moins j’aurais essayé. Comme A. venait et que nos parents se connaissent assez bien à présent, nous étions en famille recomposée des plus originales et hétéroclites avec A. et son père et moi et ma smala.

A part mes quelques difficultés de “jeune” diabétique qui ne sait pas encore bien gérer ses doses d’insuline et les ajustements liés aux efforts physiques, j’ai d’abord eu pas mal de crises d’hypoglycémie un peu pénibles, alors qu’on marchait bien 5 heures par jour (ce que j’adore particulièrement lorsque je suis en voyage). Mais ça s’est vite réglé, et nous avons découvert (une seconde fois me concernant) cette ville incroyable qu’est Rome (c’était mi-octobre). Je savais que le potentiel était là pour accrocher de mon côté, étant donné que nous sommes à peu près tous fascinés et amoureux des vieilles pierres et des lieux chargés d’histoire. Evidemment 4 jours, c’était malgré tout le maximum envisageable pour ne pas se taper dessus et avoir des envies de parricide (j’imagine que l’infanticide devait être aussi dans les plans ennemis). Huhu.

Nous avons passé cette poignée de jours sur place à tourner et virer dans cette ville qui se découvre strates après strates, de l’Antiquité romaine au Baroque en passant par la Renaissance. Mais ce n’est pas comme Paris qui a eu son uniformisation haussmannienne et qui est finalement assez pauvre en héritage historique antérieur, Rome paraît déborder de monuments et de vestiges, et dans un agréable bordel qui change de nos espaces parisiens rectilignes et proprets. Du coup j’aime bien cet amoncellement disparate et terriblement romantique de souvenirs architecturaux et artistiques d’absolument tous les siècles passés. On m’avait toujours seriné sur le fait que Prague était la seule ville d’Europe qui pouvait rivaliser avec Paris, et j’avais été assez déçu par ma découverte de la capitale tchèque. En revanche, Rome m’a une fois de plus conquis.

Faire le tour de Rome à pinces n’est pas très difficile, et nous avons quasiment tout le temps marché. A ma grande surprise, mes parents ne s’en sont pas trop plaint. Les incontournables sont assez cités dans les guides pour que nous les traversions un par un, et qu’au bout de ces quelques jours nous ayons un petit commencement d’aperçu des richesses de cette cité mythique et millénaire. Nous avons aussi profité de la présence d’une des meilleures amies de A. qui habite Rome depuis des années. Elle est guide pour Rome donc et nous a permis de découvrir la Basilique Saint-Clément-du-Latran, nous y avons découvert un intérêt passionnant que jamais nous n’aurions pu soupçonner sans son érudition et ses commentaires. Si vous voulez visiter Rome, vraiment je vous conseille de vous accompagner de cette charmante Sophie pour pleinement profiter de vos excursions. Cette fameuse basilique donc se visite en descendant des dizaines de mètres dans son sous-sol et en découvrant ainsi les autres bâtiments qui ont servi de fondations. Il se trouve que des fouilles ont livré des informations troublantes mais aussi des trésors archéologiques. Sur le site, se trouve un complexe de bâtiments sur trois niveaux. Le niveau archéologique le plus bas est une insula du ier siècle, appartenant à T. Flavius Clemens, ayant des vestiges de fondations de l’époque républicaine, sur laquelle est superposé un temple païen romain du iie siècle, dédié à Mithra. L’église actuelle est construite, peu avant l’an 1100 au cours du Haut Moyen Âge, sur les fondations de l’église chrétienne du ive siècle. [Source Wikipédia]

Comme je le disais plus haut, nous avons eu droit à une lumière splendide sur les maisons et les monuments romains. A part une saucée en fin de séjour, nous avons été relativement vernis avec le climat.

Immeuble romain

Malgré l’opulence et la richesse des Musées du Vatican, ce n’est pas ce qui m’a le plus charmé dans Rome, et non plus la Chapelle Sixtine qui m’a plutôt déçu (étrangement je m’attendais à un truc plus beau et épatant que cela…). Non je reste scotché sur ce putain d’incroyable Colisée !!!

Colisée romain
Intérieur du Colisée

Et j’adore j’adore j’adore la Fontaine de Trevi comme un bon touriste de base. Huhu.

Fontaine de Trevi

A part l’église du Panthéon qui est un monument qui me laisse pantois (un truc qui n’a presque pas bougé en 2000 ans, et qui est toujours d’une beauté, d’une solennité et d’un frappant gigantisme), j’aurais pu passer des jours à errer dans le forum romain, sur le Palatin ou le forum de Trajan.

Forum romain vu du Palatin
Le forum romain
Forum de Trajan

Et puis forcément, vous me connaissez, la statue équestre de mon maître à penser sur le Capitole… bah j’ai aimé évidemment !!

Statue équestre de Marc-Aurèle sur le Capitole

Evidemment on a aussi très bien mangé pendant ce week-end, et encore une fois je pense que cette ville rivalise vraiment avec Paris à bien des égards. Mais c’est la seule ville d’Italie que je connais, et c’est d’ailleurs une des chose que je voudrais améliorer cette année, et découvrir d’autres métropoles de ce pays. Je garde de ce petit périple encore une kyrielle d’images avec cette impressionnante surimpression d’époques et de civilisations, ce qui est très grisant quand on pense qu’on foule alors le même sol que ces fameux romains dont la culture nous a tellement influencé (et même plus que cela).

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  • Boukinage
L’O10ssée (Folio SF en 10 nouvelles)

Publié le Jeudi 6 Janvier 2011 - 0:42
Catégorie: Boukinage

Folio SF c’est Asimov, K. Dick, Silverberg, Priest ou encore Doctorow, autrement dit je suis plutôt client. En tant que tel, j’ai reçu ce gentil recueil de dix nouvelles d’auteurs très connus, et d’autres moins (par moi en tout cas), agrémentées de quelques intéressantes introductions d’auteurs sur ces oeuvres et leurs acceptions de la SF.

Je suis assez d’accord avec l’excellente Cachou et mon ultime référence chérie en SF, le Cafard Cosmique, il s’agit d’un petit bouquin sympathique mais qui ne casse pas vraiment trois pattes à un canard. D’abord on sent que les fonds de tiroirs ont été faits de temps en temps pour retrouver certaines nouvelles inédites, et parfois je n’ai pas vraiment saisi l’intérêt de certains textes. Je mets aussi de côté les histoires de pure Fantasy qui ne sont pas du tout ma tasse de thé.

Il reste quelques nouvelles que j’ai trouvé plaisantes à découvrir ainsi, et une seule vraie surprise avec le texte jubilatoire de Maïa Mazaurette (que je suis assidûment sur ce site). En effet, qui n’a jamais imaginé Madonna comme une succube attendant de se repaître de sa fille Lourdes… Huhuhu. Voilà une nouvelle qui en ferait huuuuuurler certaines.

L'O10ssée (Folio SF en 10 nouvelles)

  • Matooyage
Jésus est né en janvier, il était capricorne !!

Publié le Mercredi 5 Janvier 2011 - 1:51
Catégorie: Matooyage

Toute à l’heure, je suis allé à la FNAC pour acheter un machin. Ce truc ayant un système de sécurité bien attaché, je devais aller me le faire ôter par un des gars de la sécurité à la sortie. Je demande à la caissière si je peux trouver du papier cadeau dans le coin, et elle m’explique que j’en trouverai aussi à la sortie du magasin. Mais quand j’arrive près des portiques, je ne vois pas de papier à l’horizon, et je me dirige vers un grand bonhomme à la mine patibulaire (mais presque). Je lui demande de libérer mon présent, et aussi s’il sait où sont les papiers cadeaux. S’ensuit alors la surréaliste conversation suivante :

- Les papiers cadeaux ? Ah mais Noël c’est fini hein monsieur.
- Ah ah oui d’accord, mais je voudrais emballer ça, c’est un cadeau.
- Nan, nan, mais y’en a plus hein, Noël c’est fini monsieur. Ah vous êtes du genre à utiliser du papier cadeau toute l’année vous ! Ah ah ah me lance-t-il goguenard.
- Heu….. à vrai dire, il s’agit d’un cadeau d’anniversaire, donc oui je voudrais l’emballer dans un papier… cadeau. Normal non ? Vous savez qu’il y a des gens qui naissent toute l’année, même en ce moment !!? ris-je pour filer sa métaphore tout en lui faisant comprendre que ma quête n’est pas si incongrue.
- Ah bon ? Vraiment ? me répond-il avec un aplomb qui m’a carrément décontenancé… Impossible de savoir s’il se fout de moi ou s’il est sérieux, mais il a l’air sérieux.
- Hé hé, bah oui regardez Jésus par exemple !! Ah ah.
(Là j’ai cru que j’étais drôle, et qu’il comprendrait mon allusion à Noël qui est tout de même l’anniversaire de notre piti Jésouche.)
- Ah oui Jésus… Il est né en janvier* c’est vrai… Tiens d’ailleurs c’est marrant, mais il doit être capricorne alors ?
- Oui oui c’est vrai, Jésus était capricorne. Merciiiiiiiii aurevoir !!!!

* Et je ne pense pas que le gars était orthodoxe, mais c’est vrai qu’on peut lui laisser le bénéfice du doute.