'tain c'est trop court le week-end !

On est déjà dimanche et j’ai l’impression de tout juste commencer à me sentir en week-end. C’est comme ça que la déprime commence en général… il faut que je lutte dans les prochaines heures pour la circonscrire. Il faut dire que j’ai bossé quatre heures ce week-end pour envoyer un fichier avec des infos marketing nécessaires pour le développement informatique d’un collègue. Et comme on était à la bourre vendredi soir, il m’a demandé si je pouvais lui envoyer ce week-end afin qu’il puisse réduire son retard.

Vendredi soir, M. et moi avions convié à dîner J.-B. et F. (un très bon couple d’amis à M.) ainsi que Diego que je tenais à leur présenter. La soirée fut excellente, on a bien ri, mangé et discuté dans une atmosphère amicale et très complice. Diego était ravi de faire leur connaissance et réciproquement, donc le résultat de cette expérience fut plus que positif.

Samedi, nous avons larvé toute la journée affalés sur le canapé à faire des cochoncetés. Le soir, nous étions invités à dîner chez J. et son copain V. (J. est un ex de M.). Une amie de M., J. était aussi invitée et en a profité pour dormir chez nous. En effet, elle voulait se débarrasser des araignées chez elle (elle en a beaucoup apparemment, et elle en a surtout très très peur) et elle a mis un fumigène en marche sans bien se soucier des indications. Résultat, son appartement faisant 25m2 et son produit produisant de la fumée insecticide pour une surface d’au moins 100m2 avec 6 heures d’aération ensuite… elle a découvert qu’il ne valait mieux pas qu’elle passe la nuit chez elle. Elle a donc dormi ici, et ce matin/midi nous sommes allés brunchés au Café Charbon (très bobo) avec E. en plus.

Je suis rentré tranquillement tandis que M. et les autres sont allés chez E. pour fumer un brin (arf). J’ai fini mon taf et maintenant je me laisse porter par « Indian Vibes » tout en surfant… Nickel ! :mrgreen:

Virginie est de retour cette semaine, elle débarque ici mercredi soir certainement. Je suis pressé de la voir et qu’elle me raconte comme se passe sa petite vie à Montpellier, son nouvel appartement, son nouveau boulot et… son nouveau petit-copain. D’ailleurs en parlant de petit-copain, Diego voit le sien en ce moment même. Ce dernier était en vacances pendant 1 mois, et de fait ils n’ont quasiment pas pu se voir depuis qu’ils sont ensembles. Diego panique donc un peu à l’idée d’avoir un mec sur Paris (il est plutôt habitué aux relations Paris-Province) et n’arrive pas du tout à projeter cette relation. Maintenant que c’est la rentrée, et que son mec, Séb, est rentré, les choses sérieuses commencent…

On devait aller au cinéma avec M. et Nabil, mais M. m’a soufflé l’idée de me faire découvrir le Bastille Sauna. Il a insisté en disant que cela serait relaxant et parfait pour un dimanche après-midi. Je ne sais pas si je dois faire confiance à M. sur ce coup. 8)

Human Punk

J’ai donc fini ce bouquin de John King hier soir. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à le lire et à me laisser submerger par cet univers purement britannique.

Il s’agit d’un roman tout à fait anglais dans le fond et dans la forme, et surtout dans le thème puisqu’il s’agit d’une peinture de la société anglaise avec pour pierre d’achoppement la culture Punk. C’est une peinture des milieux prolos des années 70 à nos jours, vu au travers un garçon qui est un représentant tout ce qu’il y a de banal du punk de la grande banlieue londonienne. Le bouquin se compose de trois parties, trois époques distinctes et la manière dont la société a évolué et donc ce personnage, Joe, et ses potes grandissent et se transforment. La première partie se passe en 1977 lorsqu’il a une quinzaine d’années et est un punk de base plutôt imbécile, soulard, du genre hooligans et raciste sur les bords, qui zone avec ses potes et se bastonne régulièrement. La seconde c’est en 1988 où il revient dans sa ville après 3 ans de périple en Chine car il a appris le suicide de son pote Smiles, et la dernière en 2000 où Joe est DJ et a plus ou moins stabilisé son existence malgré une rencontre qui lui remet en mémoire son ami Smiles et le bouleverse.

Ce bouquin est terrible car il traite aussi bien de ce milieu punk qui rime avec une politique délétère thatchérienne et un profond désespoir sur fond de lutte de classes, que d’une histoire fascinante et haletante dont on veut connaître le dénouement (ce qui n’est pas évidemment dans ce format « saga » qui peut vite tourner à la chronique sans fil conducteur). Et pourtant c’est un gros bouquin qui ne se lit pas en une fois, mais qu’on ne lâche pas dès qu’on est bien rentré dans l’intrigue.

John King décrit aussi bien les sentiments de Joe que ses pensées en matières de politique, mais de manière instinctive et subtile. Ainsi il effectue une critique au vitriol de l’Angleterre mais étayée par la vie menée par son personnage. Et ce dernier ne jette pas la pierre gratuitement, en fait il crédibilise même le mouvement punk par la simple expression de son mal-être, et le peu de réconfort qu’il trouve dans la musique, la drogue ou l’identification à ce mouvement controversé.

Ce livre est aussi un joli exemple de psychologie masculine, les mecs qu’on peut voir en apparence comme des rustres avec deux neurones, dotés d’un comportement normalisé et binaire, mais qui se révèlent beaucoup plus sensibles et subtiles en réalité. On y voit aussi comment les affres de l’existence peuvent changer une personne, qu’une vie ce n’est pas forcément un processus linéaire et fatal mais qu’on se transforme à bien des étapes, et qu’on ne doit pas présager de ce qu’un homme deviendra. En outre, le style de l’écrivain est génial. Il s’envole dans des descriptions de sentiments troublantes et complexes qui ne laissent pas indifférents. Et puis, on a l’impression qu’il parle juste et vrai, ça fait du bien.

Human Punk - John King

Je suis un teubé congénital

Ah mais quel naze, quel naze, quel naze je suis ! Je suis déçu, déçu, déçu. Bon voilà, je me suis assez plaint, maintenant je peux en rire. Parce que c’est drôle finalement.

J’ai quitté le boulot spécialement pour être à l’heure au Flash Mob place de la Comédie à 19h02. Je suis même arrivé un peu en avance alors, j’ai bouquiné un brin, et même fini le dit bouquin, perché sur un bout de colonne de Buren. J’ai d’ailleurs croisé Manu avec des amis à lui qui erraient dans le Parc en attendant l’heure fatidique. J’ai bien récupéré le flyer avec les indications sur le lieu, le timing et le comportement à adopter.

Mais comme je suis un peu teubé, j’ai mal lu le papier et me suis planté. Il était précisé de passer la place de pyramide inversée, et de se rendre ensuite sous la pyramide du Louvre, j’ai fait l’amalgame. En fait, je l’ai lu et relu, mais je me suis persuadé que sous la pyramide du Louvre signifiait sous la pyramide inversée du carrousel du Louvre. Arghhhh. Du coup, je n’ai pas trouvé l’escalator et j’ai raté le coche !! Pouuuuuuuuuuuuuuu ! Enfin, je n’étais pas le seul imbécile, on était bien une poignée de lobotomisés dans le même cas à repartir en berne.

C’est du Mathieu tout craché ça, je vous jure. Ca m’apprendra à vouloir jouer les auchs de la life et vouloir faire partie des happenings du 21ème siècle comme les grands.

Enfin, j’ai lu chez certains que c’avait été un moment sympa, donc je suis tout de même bien désappointé de ma bêtise. Et puis c’était le premier, il fallait y être… snif.

Retour sur les bancs du lycée

Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard, rue St Martin dans un resto, sur une amie de lycée que je n’avais pas vu depuis quelques années. Je m’entendais vraiment très bien avec, et on se fréquentait depuis le collège. Je connais aussi bien son frère (qui était présent) puisque lui était en classe avec le mien (cette copine et moi, on a la même différence d’âge avec nos frangins) et qu’on s’était retrouvé un moment dans le même IUT.

Elle a eu le temps de me souffler qu’elle quittait Paris avec son cher et tendre dès la semaine prochaine, afin de passer une année en Allemagne où elle allait enseigner le français. J’ai donc insisté pour qu’on se voit et qu’on puisse passer quelques heures ensemble à se rappeler le bon vieux temps.

On s’est contacté par mail et téléphone, et nous avons convenu de nous voir hier vers Ledru-Rollin. Cette copine, D., avait même convié une autre amie de l’époque, L., qu’elle fréquente encore. D. étant très occupé à quelques jours de son départ, nous n’avons pu que boire un verre ensemble, mais c’était vraiment cool. Nous voulions aller boire un pot à Pause-Café mais c’était blindé, et évidemment j’ai ensuite opté pour le sempiternel (mais toujours impec) « Trucmush » du Passage Thiéré. Nous avons résumé nos vies et surtout avons échangé les potins et autres pétasseries sur les gens du lycée dont nous savions quelque chose. Et cela tout en me gavant de Mme Columbo (crème, jus de banane, sirop de sucre), j’ai passé un excellent moment, bien ri et retourné pour quelques temps dans l’âge tendre.

Finalement, beaucoup de personnes sont restés dans le 95. C’est drôle comme on est attaché à son coin quand on est banlieusard, même si je suis TRES content d’être parigot. Et puis la plupart sont mariés, avec des enfants, ont un petit pavillon et tout et tout. Ils ne sortent pas de leur banlieue et doivent y trouver leur compte finalement. Je me sens bien sur à 10 000 kilomètres de cela, mais plutôt bien dans mes baskets, et en comparaison de l’époque du lycée, je me dis que j’ai bien fait. Certains sont ingénieurs, instits ou profs, militaires, commerciaux etc. C’est génial de pouvoir mettre un job et une « situation » sur des personnes qu’on connaissait en tant qu’entité adolescente inconsciente et insouciante. On imagine pas toujours ce qu’on va devenir à cet âge où ce qui compte c’est d’avoir de bonnes notes à son contrôle, réussir à tirer sa crampe ou bien fumer en cachette, et où finalement on est une population globalement homogène. C’est ensuite que les différences se creusent et se cultivent pour donner des êtres plus singuliers, et c’est à ce moment qu’on se quitte de vue ou pas.

Et parfois, on se retrouve avec un plaisir dingue, on évoque le passé, on se marre un bon coup en pensant à toutes ces conneries de post-gamins. Et on quitte le bar avec un espèce de smile imbécile sur le visage, et un sentiment de bien-être totalement submergeant.

Un dial comme on les aime

C’est vrai qu’on peut en croiser à toute heure du jour et de la nuit des bons teubés bien de chez nous, grâce à la fée Internet !!

J’ai lu ce forum sur gayvox, et j’étais pété de rire. Y’en a tellement des mecs comme ça sur les chats gays, et son interlocuteur a grave assuré dans la dérision… Un humour très Gotlib sur le coup !!

A lire ici aussi ! 8-)

Blogz ‘N the hood

Hier, j’avais rendez-vous avec Manu pour nous faire une toile aux Halles. Je tenais à voir le film dont j’ai précédemment fait la critique, et dont j’avais fait la promo intensive auprès de Manu. Ce dernier a été fort conciliant, et l’a bien regretté. Pour dire vrai, je ne pensais pas que ce serait si iranien… autrement dit je pensais que ce serait un scénario et surtout une réalisation plus conforme à un film occidental. Par exemple un film tel que « No man’s land » qui fut primé à Cannes et traite d’un sujet assez proche (c’est une intrigue très différente, mais on retrouve le thème de la guerre, de la détresse et d’une certaine fatalité) mais est doté d’une mise en scène très européenne et donc beaucoup plus comestible que « A cinq heures de l’après-midi » peut être. Au bout d’une vingtaine de minutes, j’ai entendu de vagues borborygmes sur ma gauche… moi je n’ai pas moufté, je regardais le film droit devant moi. Mais j’entendais mon voisin qui respirait un peu fort et faisait vraiment de drôles de bruit. Je me suis dit, non tout de même, que Manu ne pouvait pas être en train de se faire sucer par son voisin, ce n’est pas possible ! J’ai donc tourné la tête pour découvrir mon blogueur préféré en délit de sieste !! :mrgreen: Arf. Je l’ai réveillé discrètement et il a ensuite tenu bon jusqu’au bout, mais apparemment non sans effort. La prochaine fois, c’est lui qui choisit le film.

Ensuite, nous avons rejoint un autre blogueur du quartier (Bastille – Nation est une zone de blogage intense) pour boire un pot sur Bastille. J’étais ravis de rencontrer le sieur Teurteul dont je lis le blog depuis quelques temps déjà. Nous avons choisis un bar de la rue de Lappe (où nous avons été très mal reçu) et nous nous sommes installés dans de confortables et baroques fauteuils pour siroter un verre. Finalement, on a pas vu le temps passé et c’est vers 1h00 du matin que nous sommes repartis dans nos pénates. On a réalisé le confort de sortir avec des connaissances aussi proches géographiquement de chez soi, puisque respectivement Manu, Teurteul et moi étions rentrés immédiatement, en 5 minutes et en 10 minutes à pied du bar.

J’ai beaucoup apprécié ce moment. Je sens que le courant est passé et nous avons eu des conversations intéressantes et cool où, à bâtons rompus, j’ai fait la connaissance de Teurteul (et réciproquement), tout en évoquant nos milieux, boulots et consorts. Nous avons pas mal parlé des différences de comportement de nos familles par rapport à notre pédésexualité, et aussi de notre propre manière de nous comporter face à nos parents à ce sujet. C’est toujours marrant de confronter son attitude comme cela, et je crois que nous avons chacun été assez sincère et à l’écoute d’autrui. Chose plutôt sympa pour une première rencontre (même si Manu est déjà plus qu’une première rencontre pour Teurteul et moi). Evidemment les premières fois, on a toujours pas mal de sujets de conversation, c’est après que ça se corse. Mais ceci est une autre histoire (un autre post plutôt).

A cinq heure de l’après-midi

Avant tout, il faut savoir que c’est un film de l’iranienne Samira Makhmalbaf, autrement dit il s’agit d’un film oriental. Il faut savoir dans ces cas là, se perdre dans de nouveaux codes de réalisation qui sont rebutants (parce que différent des nôtres) au premier abord et qui peuvent ennuyer un spectateur non averti. Elle ne cherche pas à étayer son intrigue pour obéir aux canons de la réalisation occidentale, elle est simplement sincère et « vraie ». Elle conte plus qu’elle ne raconte une histoire stupéfiante à propos d’une jeune femme afghane qui fonde le désir de devenir présidente de la république après la chute du régime taliban.

Moi-même, j’ai eu du mal à m’accrocher jusqu’au bout, car je pensais que c’était un film beaucoup plus conventionnel selon notre habitude. Or il s’agit d’autre chose, elle ne finit pas présidente et on ne voit pas ses rêves en comédie musicale dans les ruines de Kaboul. On assiste simplement à l’expérience d’une femme qui veut sortir de sa chrysalide (car on sent un potentiel incroyable dans ces yeux-là), qui veut changer les choses et tente de survivre dans un monde en perdition. Son père l’empêche de retirer sa burka et peste de se retrouver dans un ville où le blasphème règne en maître. Elle lui cache qu’elle se rend à une école tous les jours pour y être instruite. Elle se change en cachette avec le peu d’accessoires qui fait d’elle une femme. Elle découvre alors son visage, enfile une paire de mocassins blancs et utilise un parapluie coloré en guise d’ombrelle. C’est dans cette école qu’à l’instar de Benazir Bhuttho, elle exprime son envie de devenir présidente.

Le film distille des images absolument grandioses de Kaboul et de l’Afghanistan, mais aussi terribles de destruction et de misère. Il semble que les villes ne soient plus que des amoncellements de pierres où l’eau s’est tarit, et la végétation est moribonde. Les hommes et femmes à l’image de leur ville tentent de survivre dans cet environnement devenu hostile. Le contraste entre la beauté des plans et de la photo, avec la détresse de ce peuple crée un insupportable sentiment d’injustice durant tout le film. Et la narration se déroule, lentement et simplement, il ne se passe pas grand-chose parce que il n’y a plus rien dans ce pays, et que l’espoir balbutiant est encore bien muselé par des croyances sclérosantes. L’actrice principale est extraordinaire par son jeu et son expression. Elle a un regard fascinant et qui ne peut laisser indifférent. Un millier d’idées et d’émotions sont véhiculées toutes les minutes par cette paire d’yeux foncés.

Alors je ne peux pas dire que c’est le top de l’entertainment du moment, mais c’est une oeuvre qui remue et qui trouble. Alors il ne faut pas y aller vanné de sa journée, et il faut s’attendre à un film lent, à l’action parcimonieuse et à la touche émotionnelle pointilliste. Je ne regrette pas d’avoir tenter cette expérience qui démontre aussi que le cinéma véhicule des messages différents du simple ciné-loisirs (jetable et recyclable) auquel on s’habitue trop facilement (pour en finir à penser que seule cette conception est appropriée et adéquate).

A cinq heures de l'apres-midi

C’est beau la foi

En ce moment et depuis déjà quelques semaines, mon équipe et moi bossons sur le nouveau site Web de la boite. Moi évidemment, c’est le contenu marketing qui m’intéresse, je suis le blablateur professionnel de tout ce qui à trait au solutions PLM (Product Lifecycle Management) de ma boite. Or, nous avons choisi un CMS (Content Management System) open-source qui est pas mal en vogue et plébiscité par des professionnels dans le monde entier. Ce logiciel c’est Typo3.

Typo3 a été développé par un danois, Kasper Skårhøj (à tes souhaits), qui a développé la quasi-totalité du soft avec ses petits doigts. Kasper est une sorte de gourou, il développe aussi en Open-Source par idéologie et pure foi. En effet, en plus d’être le geek par excellence, il croit fermement en Dieu et dit que c’est aussi Jésus qui l’inspire.

On se paye les services de ce type pour notre infrastructure Web et le développement customisé (je sais c’est pas français) de Typo3. Bon il est chrétien mais pas non plus philanthrope le loustic (il coûte bonbon ! Arf.). Il a un look génial. C’est une sorte de viking des temps modernes, un grand blond avec courte barbe et cheveux long, des yeux bleus perçants qui le dote d’un regard des plus pénétrants et francs, habillé à la cool et d’un abord simple et éminemment sympathique.

Je trouve ce mec complètement illuminé mais absolument génial, et c’est ce que j’aime dans la communauté informatique, c’est à la fois le repère des gens les plus cartésiens et techniques, qui côtoient les plus allumés et rêveurs des hommes et femmes. Il faut le voir arriver le matin avec du code pondu dans la nuit, et faire une démo tel le démiurge de l’informatique qu’il est, nous épatant d’un « Fiat lux » qui est à chaque fois plus bluffant d’ingéniosité et de virtuosité. C’est un sacré contraste en comparaison de la tripotée de pisseurs de codes coincés qui sont à la R&D de ma boite.

Voilà ce qu’on peut lire sur son site :

Kasper "dedicated to" text

Mais il s’explique aussi sur sa foi et son rapport au travail (ce n’est pas non plus un ayatollah) :

What’s Jesus got to do with it?
I happen to believe that God – as revealed in the Bible – created everything. This includes us, the Human race, and our ability to create. So although I planned and programmed Typo3 by head and hand, the ability to do this dates back to my Creator. So ‘honour to God’!

I must stress that this is my personal view of things. And my faith in Jesus is (hopefully) going to shine through in anything I do. However everybody else affiliated with Typo3, using it, developing etc. does not necessarily share this view!

Enfin pour les plus initiés, LE programme en php de la création… Enjoy !

Fin d'été sur les quais

Je suis rentré de chez mes parents hier dans l’après-midi. Après être rapidement passé à Nation, je suis allé rejoindre M. à Bercy pour un Pique-Nique Gayvox dans le parc. Je suis arrivé à la fin mais c’était vraiment très sympa. Il y avait du monde et l’ambiance était cool avec des gens vraiment agréables et pas bégueules.

Pique-Nique Gayvox

On s’est tout de même vite éclipsé vu que S., A. et T. nous attendait à la Terrasse du Batofar. Ce n’est plus les légendaires « Cake and Milk » mais ça reste un très bon set en plein air, et une des meilleures manières de finir son dimanche (avant de sombrer dans la morosité). Donc on est resté sur les quais à siroter tout en papotant jusqu’à la tombée de la nuit. C’était vraiment cool, le soleil dans la face, à dodeliner sur de la bonne musique, en bonne compagnie… Aaaaah. Dans ce genre de journée/soirée, on arrive tout de même à repérer encore vers 19h quelques teufeurs invétérés qui ânonnent tout en trépignant sur des relents de trance.

Domestic fight on stage

Diego est venu dîner chez nous mercredi soir. C’était bien cool, même si on était tous lessivé. Dieg attend impatiemment le retour de son nouvel homme, en vacances dans le sud. Mais il ne se plaint pas, il est trop habitué aux mecs vivant à des centaines de bornes et les relations à distance, alors il jouit encore de son indépendant avant de goûter à la vie gay en couple à la parisienne. J’en ai profité pour lui offrir son cadeau d’anniversaire, que j’avais oublié de lui donner la dernière fois (un chemise Replay absolutely fabulous !).

Hier matin, je sentais M. un peu zarbe, il m’a reproche de surfer un peu trop en sa présence et finalement de me couper un peu du monde, tout en étant de plus en plus impliqué dans le virtuel (enfin pas aussi bien dit que ça… mouarfff). J’ai acquiescé et me suis excusé, car en effet je trouve aussi que j’ai un peu abusé ces derniers temps. Mais j’ai tout de même ajouté quelques éléments qui concourent à ma défense (Votre honneur, je dois vous expliquer : Attendu que…). M. est aussi parfois un peu dans son monde lorsque notamment il se défonce et se montre incapable de suivre une conversation, ou quand il passe deux heures à se poiler sur les forums de gayvox. Enfin, il a compris cela aussi, et j’ai alors pensé que tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Un mail envoyé en début de journée au taf a aussi contribué à me rassurer, mais c’était sans escompter les commentaires de mon blog un peu plus tard dans la journée. J’avais un peu évoqué dans un précédent post, que la rentrée me rendait toujours un peu neurasthénique, et notamment cette histoire de cycle et de besoin de changement, de croissance… Et bien, il en est de même pour M. et ce n’est pas un euphémisme que de dire cela. Aussi, il est tellement énervé et cyclothymique en ce moment, que j’en ai pris pour mon grade.

C’est surtout la fin du commentaire qui m’a profondément chagriné et vexé (en plus je trouve ça inepte comme remarque), sinon le reste est justifié mais pas de mon amour de ma vie à moi, que j’aime et qui m’aime et qui me veut du bien et bisoubisoucalincalin. Arf.

Mais en effet, je reconnais mon narcissisme éhonté dans ce blog puisqu’il en est presque l’expression formelle. Et être lu ne fait que renforcer mon orgueil. J’en ai conscience et cette manière un peu brutale de me le dire, ne me fait sentir que plus honteux, me donne un peu d’humilité et finalement est salutaire. Ainsi, j’ai décidé d’être un peu moins assidu à la lecture de blog quand on est ensemble. Et lui aussi m’a dit qu’il ferait des efforts, tout en respectant mes trips bizarres de blogueur. Après tout, j’ai bien droit à ma dope moi aussi !! Je crois qu’il faut surtout qu’on passe cette funeste période de rentrée pour rebondir sur une nouvelle phase d’épanouissement individuel et à deux (Oh oui). Comme je vais chez pôpa et môman dès ce soir et pour le week-end, il pourra se retrouver un peu j’espère.