Jacques-Henri Lartigue

Après tout, il est logique que le blog ne soit pas l’apanage d’une génération donnée, on sait bien que rien n’a été créé mais que tout se recycle. Et bien, imaginez que Jacques-Henri Lartigue est certainement le premier blogueur et surtout photologueur du siècle !

Je suis allé avec Nabil voir l’expo au Centre Georges Pompidou en nocturne. D’ailleurs je conseille vivement l’option nocturne (le jeudi jusqu’à 23h) puisque nous étions plus que tranquille pour flâner à notre envie sans être pressé ni oppressé par la foule. J’ai été vraiment étonné de ce que j’ai appris sur l’homme que je ne connaissais qu’en tant que photographe. En fait, il est resté jusqu’à très tard un simple amateur qui prenait des photographies pour son usage propre et son envie de conservation des événements de sa vie.

Jacques-Henri Lartigue est né en 1894 dans une famille de bourges finis (= aisée) et son père lui ayant offert un appareil, il a commencé à prendre et collectionner des photos depuis 1902 (il avait 7 ans). C’est un fou de la photo, il en a pris plus de 250 000 et a constitué à partir de là une gigantesque collection dans des albums chronologiques qui retrace les images de toute sa vie. En plus de cela, il donnait une grande importance à l’écriture (dans ses journaux intimes et en légendant ses albums) et fut un peintre reconnu. Apparemment, la photo, l’écriture et la peinture étaient une seule et même expression de soi qui lui était essentielle. Sa vie était placée sous le signe du bonheur, de l’insouciance, d’un optimisme acharné et de toutes les découvertes techniques qui ont révolutionné le monde comme l’aviation ou l’automobile. Il a pris en photos pas mal de célébrités de l’époque simplement parce qu’il les fréquentait (Yvonne Printemps et Sacha Guitry notamment), des sportifs, des acteurs, il a photographié des matchs de tennis, des tournage de cinéma etc. Ce qui est hallucinant, c’est qu’il soit resté amateur jusqu’en 1963 où le Museum of Modern Art (MoMA) de New-York lui consacre une exposition. A ce moment il est découvert dans le monde entier et vite considéré comme un génie du genre.

L’exposition commence par le commencement en reproduisant cette première exposition du MoMA à New-York. On découvre alors les photos de jeunesse de Lartigue, ce sont des photographies de famille et on remarque déjà sa manière de capturer l’instant et surtout le geste en suspens, les gens qui sautent et sont statufiés dans les airs. Ensuite, sont chronologiquement exposés tous les albums du photographe, de sa naissance à sa mort. Certains journaux intimes sont aussi présentés, ainsi que des photographies en stéréoscopie (très vieux procédé consistant à prendre deux photos d’un même sujet puis de les mettre en place dans un système de manière à rendre l’illusion du relief) et surtout, toutes les photos sont illustrées de ses pensées et des extraits forts éloquents de ses journaux.

J’ai vraiment adoré ce moment passé à Beaubourg. La mise en scène de l’expo est excellente et la manière dont elle est organisée et expliquée est claire, sagace et passionnante. En outre, certains tirages photos étant fragiles, la luminosité ambiante est inférieure à 50 lux ce qui produit une atmosphère intimiste particulièrement propice à regarder des albums de photos (album de famille avant tout), et plaçant le visiteur au coeur de cet univers en noir et blanc. Cette collection couvre des décennies d’une richesse incroyable et l’oeil de Lartigue a tout capté et consciencieusement catalogué. L’intérêt est autant dans la curiosité qu’on a de découvrir des époques, des tendances, des styles que dans la qualité et la teneur artistique intrinsèque de ces clichés. On passe des dames bourgeoises de l’avenue du bois en 1911 aux séries sur les minijupes avec des photos de gambettes dénudées des années 60. On suit la vie intense et fascinante de ce personnage qu’on voit traverser les époques avec une même candeur et un optimisme à toute épreuve.

Cet homme prône le bonheur et nous expose le sien avec beaucoup de passion, ainsi que ses pensées qui sont pratiquement des aphorismes et qui fleurissent sur les murs. On comprend bien d’ailleurs ses raisons, il passe son temps à faire des photos de sa famille, ses loisirs, ses voyages, tandis qu’il fréquente les gens du « monde » et semble totalement détaché des réalités. C’est l’approche la plus négative que je peux développé à son sujet. D’ailleurs il en parle lui-même en expliquant qu’il est dans une sphère de bonheur et qu’il ne veut pas en sortir. On ne peut pas lui en vouloir en effet. Mais je ne peux m’empêcher de réagir quand je vois toutes ces photos qui passent tout le 20ème siècle sans une anicroche ou un cliché un peu plus nuancé ou affecté. Et notamment, il est choquant de constater la vacuité des photos dans les périodes de guerre, ou bien la manière absolue de présenter les choses de manière un peu candide et résolument optimiste. Il a retenu de la guerre le 14 juillet et la libération… un peu juste comme illustration. Il photographie quelques étudiants en train de faire une banderole en mai 68… mouai. « Peut mieux faire ». Donc on assiste tout de même à une exposition qui retrace la vie d’un nanti, à l’abri dans un cocon familial bien solide, et qui par la suite reste engoncé dans les mêmes schémas normatifs.

Je ne pouvais pas être complètement positif sur l’expo qui est parfaite dans sa forme, sinon je pense que j’aurais été berné de croire que le monde fut si beau et parfait, vu ce que moi j’en vois depuis une vingtaine d’années. Mais il n’en reste pas moins que ce Jacques-Henri Lartigue a vécu une vie superbe et artistiquement colossale, qu’il a pris des photos incroyables, et que passer une heure et demie à se balader dans sa vision du 20ème siècle est plutôt bon pour le moral.

L'ange sur le pont

C’est encore un bouquin de la collection Motifs du Serpent à Plumes avec une couverture géniale, mais je n’ai pas trouvé ça transcendant. John Cheever est à la base chroniqueur au New Yorker et il signe là un recueil de 16 nouvelles qui tournent autour du thème de l’identité et de la place de l’individu au sein de la société bourgeoise américaine.

Dans les nouvelles, je suis particulièrement sensible à ce don qu’ont certains écrivains de pouvoir narrer en quelques pages une histoire en construisant une intrigue et en arrivant à mettre en place tout un univers, comme on penserait seulement possible en quelques centaines de feuillets. C’est le cas ici, les personnages sont très bien dépeints et avec pas mal d’acuité et d’ironie. En outre, le milieu bourgeois décrit au vitriol est plutôt propice à des histoires pleines de frustrations, de non-dits et de drames.

Les nouvelles ont une composition identique à un récit structuré avec une situation initiale, une perturbation puis une narration jusqu’au dénouement (une situation finale qui souvent revient à la situation initiale). Mais ce que j’aime dans les nouvelles habituellement, c’est la chute. La fin de la nouvelle doit être percutante, doit prendre au dépourvue ou doit surprendre le lecteur. En général, on reste sur le cul sur les trois dernières lignes. Et là ce qui m’a gêné et déplu, c’est qu’il ne se passe pas grand chose. Et pourtant, certaines histoires m’ont vraiment intrigué et je voulais découvrir le fin mot. Or arrivé au dernier paragraphe, je ne comprenais pas vraiment la clôture de la nouvelle ou bien je n’y trouvais… pas grand chose. Il y a bien le côté fataliste du milieu bourgeois et le fait que les personnages sont tellement engoncés dans leur environnement et leurs valeurs, que finalement ils n’en sortent pas, et même la fin de l’aventure ne conclut sur aucun changement majeur.

Donc je n’ai pas vraiment accroché sur ce livre… c’est dommage car les éléments sont là, mais il me manque une truculence qu’on sent pourtant dans le caractère de ce bonhomme. Mais je vous recopie un passage qui m’a bien fait rire tout de même (humour noir) :

[…]
– Tu ne comprends rien de rien, répliqua-t-elle.
– Parce qu’il y a du neuf ? demanda McGowen.
– Lois Mitchell vient d’appeler. Harry s’est saoulé et a mis le chaton dans le mixeur.
– Est-ce qu’elle va se pointer ici ?
– Bien sûr. »

La sonnette retentit. Une femme hirsute et dépenaillée, les joues luisantes de larmes, entra.
« Oh, c’était atroce, s’exclama-t-elle. Les enfants ont tout vu. C’était leur petit chaton et ils l’adoraient. Ca ne m’aurait pas autant dérangée si les enfants n’avaient pas tout vu. »

L'ange sur le pont _ John Cheever

Traque sur la Matoosphère

A force de me placarder sur les murs du web à tort et à travers, je finis par en récolter les fruits/la tempête (rayer les mentions inutiles). Mais à la base, si je le fais c’est que ça me plait pas mal, et notamment le fait qu’on puisse me trouver et me contacter facilement ici ou ailleurs. Je vois notamment dans les requêtes qui ont menées ici de plus en plus de « matoo blog » ce qui tendrait à prouver qu’on me cherche… et qu’on me trouve ! Enfin, il ne faut pas exagérer, j’ai des stats ridicules (lol) et c’est très bien ainsi, mais c’est amusant de constater que sur l’immensité de l’univers cybernétique, on peut « par hasard » tomber sur une connaissance.

Ainsi, un mec que je connaissais au lycée m’a laissé un mail en me disant qu’il avait atterris sur ma page de pics de unefoisdanslavie.org et qu’il en profitait pour prendre de mes nouvelles. Il y a quelques temps aussi, je suis tombé sur un autre copain de lycée mais sur gayvox cette fois-ci (Aaaaah mais tu es pédé alors toi aussi !!).

Et nouvelle assez stupéfiante pour moi, j’ai reçu ce matin un mail d’un ex petit-copain qui me dit me lire depuis plusieurs semaines, mais n’ayant pas osé poster. Ce dernier a aussi un blog (j’ai par curiosité testé le nom de domaine de son mail) que je me suis empressé d’aller découvrir. JP est le mec avec qui je suis sorti peu de temps (genre un mois) juste avant M. Je l’aimais vraiment bien, et ça m’a grave cassé les burnes de comprendre que ça ne fonctionnait pas de son côté. Il était vraiment jeune (20 ans) et plutôt inexpérimenté en matière de relation, aussi j’ai du rompre contre mon gré me rendant compte que c’était tout ce qu’il y avait à faire (alors qu’il fuyait, n’osant m’affronter arf arf arf). Depuis (un an et demi) on ne s’était plus revu ni contacté.

Je suis vraiment très content qu’il m’ait écrit. Je reste persuadé que c’est un mec génial, et comme il a l’air d’avoir trouvé chaussure à son pied, cela me rend encore plus heureux. Outre cela, c’est un garçon très intelligent et avec lequel je partageais ma passion pour le cinéma, j’ai déjà parcouru son blog et je le trouve excellent. J’ai l’impression en le lisant de le redécouvrir. C’est super agréable.

May the force be with you young JayPee.

Un blogueur angélique

Hier, j’ai pris un verre et dîner avec Sébastien du Seblog. J’ai passé une charmante soirée en sa compagnie. Au début c’est toujours un peu délicat, car on ne sait jamais sur qui on va vraiment tomber. Mais on s’est trouvé assez naturellement à discuter de tout de rien, de nous, de blogs. ;) Je ne suis pas du genre à rester en chiens de faïence et lui non plus, donc nous avons simplement entrepris d’en apprendre plus l’un de l’autre. Et quand on ne se connaît pas, ça laisse un large champs d’investigation. Du coup, nous avons migré de l’Okhawa à un resto pour continuer nos pérégrinations verbales.

J’ai aimé le fait qu’on a beaucoup échangé et que c’était une véritable communication bidirectionnelle. Je rencontre tellement de personnes qui te racontent leur life sans rien te demander en retour. En outre, j’étais vraiment ravis de faire sa connaissance, car je le lis depuis plusieurs mois et avec un plaisir grandissant.

En plus, pour ne rien gâcher, c’est un joli brin de petit brun, doté d’un regard d’une incroyable intensité, des yeux tout noirs et francs, un large sourire fringant et pas mal d’espièglerie. On a parlé de bouquins, de nos vies, de nos mecs, etc. Et on a daubé à fond sur les blogueurs, arf arf. J’espère qu’on se fera autre chose bientôt, ce serait bien cool.

Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl

Je ne pouvais pas rater ce blockbuster made in Disney de la rentrée, et j’en ai été plutôt enchanté. Il se trouve que c’est un excellent film d’action, avec un scénario simple mais qui tient la route, des effets spéciaux qui sont très biens mais ne prennent pas le pas sur l’intrigue, de bons personnages mais surtout des acteurs fabuleux pour les interpréter.

Le film a beaucoup de charme de part le fait qu’il s’agit d’un vrai film de pirates. Ces derniers sont sans vergogne, méchants, affreux et truculents à souhait. Les deux figures principales sont servies par deux acteurs en or : Geoffrey Rush et surtout Johnny Depp. Ce dernier joue le rôle d’un bretteur rusé et plutôt bon dans le fond pour un pirate de son espèce. Il est surtout extrêmement drôle et contribue énormément au charme du film. Finalement les autres personnages qui sont les piliers de l’intrigue passent au second plan, même s’ils sont tout à fait corrects dans leur jeu. Ce Johnny Depp est incroyable, on a vraiment l’impression qu’il peut interpréter du drame à la comédie avec la même perfection. Néanmoins, il a toujours une manière commune et singulière de jouer qui donne un relief supplémentaire à ses personnages. Dans tous ses rôles, il a une sorte d’aura et une manière de communiquer qui est empreinte de mystère. J’ai toujours l’impression qu’il est un peu autiste et même lorsqu’il est comique ou volubile, il est forcément total space. Le rôle de Jack Sparrow lui va donc justement comme un gant, puisqu’il est complètement taré et génial à la fois.

Les effets spéciaux qui animent les pirates, qui sont finalement le seul apport à l’attraction éponyme sont vraiment impressionnants lorsqu’ils font se métamorphoser les corps des pirates entre normaux (mais un peu beaucoup crados) à l’ombre, et mort-vivants à la lumière de la lune.J’ai trouvé que c’était un petit peu trop long tout de même, mais rien de catastrophique (3h pour une histoire de pirates… ?), le film tient tout de même bien en haleine. L’histoire est romanesque à souhait, et c’est l’amour qui triomphe contre les conventions dans une somptueuse happy-end.

Les Pirates des caraibes

Back on air

Cette semaine commence un peu différemment, l’atmosphère a changé. Le temps est maussade aujourd’hui, les gens sont pas mal revenus de congés, le RER reste praticable mais on sent que les vacances touchent à leur fin.

Alors je me repositionne dans un mode plus laborieux que ce ne fut le cas la semaine passée. Ce n’est pas ce qui me rebooste le plus, ni qui me donne plus d’entrain le matin, mais c’est un cycle qui revient à son début… Nous nous remettons à jouer le Sisyphe qui est irrémédiablement lié à son boulot, ses amis, son compagnon, ses vacances saisonnières qui bouclent la boucle… Parfois, j’aimerais bien changer ce destin (fatum), mais destin c’est aussi « Fortuna » en latin. Comment faire la différence entre une vie/fatalité et une vie/fortune ? C’est toujours difficile d’essayer de se projeter, et encore plus de jauger une situation avec objectivité. Serais-je plus heureux autrement ou pas ? Tout dépend aussi du niveau d’attentisme et d’apathie dont on est capable face à son avenir. Enfin, je ne suis pas défaitiste ou pessimiste (non non). Aussi j’essaie de faire fonctionner au mieux mon libre-arbitre et de prendre en main ma vie le plus possible pour ne pas être qu’un jouet de la Fortune, ou un simple wagon sur des rails.

Mais tout ce fatras de pensées me replongent aussi dans le dilemme passion/raison. On a certainement l’impression d’être heureux quand tout bouge, quand les sentiments sont hauts en couleur, que sa vie semble intense, que rien n’est figé, mais est-ce bien là le bonheur, ou une simple illusion qui cache la douleur ? Quant à avoir une existence calibrée, étalonnée et normalisée, ce n’est évidemment pas la solution. Et non comme d’habitude, le secret réside dans la délicate mixture de tout cela… Il faut savoir doser. Il faut avoir des repères, des piliers (famille, amis, boulot), et il faut aussi broder au dessus de cette ossature. C’est essentiel pour s’émanciper, pour grandir et pour ne pas s’emmerder dans la vie. Et là, je crois fermement à trois axes de développement : Apprendre – Jouir – Créer.

« Apprendre » correspond à cette activité de remise en question permanente de soi et de ses savoirs, cela revient aussi à ingérer de nouvelles connaissances dans des domaines inédits, à ne pas se fermer aux sciences, aux lettres ou aux arts mais au contraire à s’y sensibiliser et à finir par « sentir » ou comprendre par soi-même, donc par assimiler ce qu’on a découvert. « Jouir » parce que c’est une des choses que notre situation nantie nous permet (si j’étais né au Bangladesh en effet, j’aurais peut-être une priorité différente), et que contrairement à notre morale judéo-chrétienne, il n’y a pas de mal à se faire du bien. Il faut bien manger, bien boire, faire la teuf avec ses potes, faire l’amour, être amoureux, avoir des amis, fréquenter des gens différents et s’en enrichir… Il faut aussi rire, se marrer, glousser, pouffer, badiner, se bidonner, se poiler, se tordre, se taper le cul par terre !!! Enfin, « Créer » est le troisième et dernier axe de développement personnel. En effet, je suis persuadé qu’on doit tous se trouver une activité créatrice, qu’elle soit artistique, littéraire ou corporelle. C’est tellement extraordinaire et libératoire de pouvoir s’exprimer, se manifester par les mots, la danse ou un collage… ou un blog. « Créer » c’est engendrer une chose nouvelle qui n’est le fruit que de son propre esprit, c’est se désincarner, c’est libérer son énergie, délier son âme et expulser ses émotions (positives ou négatives) tout en se faisant du bien. En outre, c’est une source, à la fois, d’introspection et d’analyse de soi qui fait du bien, c’est aussi une manière de conjurer ses affections psychiques et de se voir avec plus d’acuité que jamais, pour mieux se connaître et donc mieux s’appréhender.

Sinon, il faut que je me secoue les puces et commence à réinviter mes potes qui sont rentrés, que je sorte en boite danser sur de la bonne techno, que je me fasse les quelques expos qui me font envie en ce moment… Au niveau ciné et bouquin, c’est cool, je crois que je tiens la route pour le moment.

Moi, hédoniste ? Comme je le disais, je peux me permettre cette réflexion uniquement parce que je n’ai pas à me soucier de ma bouffe du soir ou d’un toit pour dormir. Ce qui n’est pas donné à tous et toutes.

Sinon, ici, c’est ce que j’ai découvert à 15 ans et qui m’a donné certaines clefs. Enfin, on a beau avoir les bons ingrédients et suivre la recette, on n’est jamais sur du goût de la tambouille finale. 8)

16 mars 2880, apocalypse ?

Je fais peut-être un post qui va paraître une information redondante pour beaucoup mais vraiment je l’ignorais.

Il y a un astéroïde qui se dirige vers la Terre et à priori, les scientifiques sont d’accord sur le 16 mars 2880 comme une date plus que probable de rencontre avec notre planète. La comète s’appelle 1950 DA et mesure presque 1 kilomètre, son crash sur la Terre serait plus que catastrophique pour nos descendants.

C’est dans pas si longtemps en fait… ça m’a foutu sur le cul de lire ça.

[source : Astéroïde en vue : Alertez les bébés !]

New Look

Bon, je ne suis pas super content de moi, mais au moins ça a une autre tête, et je l’ai fait de mes petites mains. Le seul hic c’est que je ne suis plus « XHTML 1.0 valid », mais je ne m’y connais tellement pas… Enfin je vais essayer de reprendre ligne à ligne, mes conneries en html et autres.

J’espère que c’est surtout lisible pour tous, et pas trop moche.

Voilà c’est le nouveau MatooBlog ! :mrgreen:

Oh là là

Hier soir, je suis rentré crevé du boulot. Dans ce cas là, je suis affreusement chiant et donc M. le ressent plus que quiconque. L’atmosphère se chargeait donc en électricité statique.

Du coup, j’ai reçu un coup de fil de Jeff me demandant si je passais la soirée avec eux chez S. à Saint-Placide. Je me suis dit que ça me changerait les idées et j’ai accepté de les rejoindre vers 20h30. J’ai expliqué à M. mon état un peu fébrile et neurasthénique, me suis excusé de ma conduite (on s’est réconcilié avec des bisous) et suis parti. M. est resté tranquille avec A. à mater des dvd toute la soirée.

Je suis arrivé chez S., il y avait Jeff et A. qui étaient déjà là. Le jeudi soir, cette petite bande organise toujours des dîners devant une émission de téléréalité. Comme nous avions fait précédemment, j’ai donc eu le privilège de découvrir « Opération Séduction » sur M6. Encore un sacré chef d’oeuvre du PAF !! C’est une émission lamentable, mais Jeff me disait que « l’Ile de la Tentation » c’était encore bien pire. J’ai pu rencontrer A., le nouveau petit copain de Jeff, ce qui m’a fait énormément plaisir.

Finalement, S. et Jeff m’ont proposé de les accompagner au Scorp pour une « Oh là là ». Ca me disait carrément alors je les ai suivi. Nous avons débarqué vers 1h00 au Pulp, histoire de tater un peu la soirée. La techno y était pas mal du tout, mais la clientèle assez space (trop hétéroclite sur le coup… quelques homos mecs et nanas avec pas mal de couples hétéros éberlués et apeurés ) nous a encouragé à gagner le Scorp au plus vite. J’ai un peu été déçu par la soirée, car en fait de musique frenchie des années 80, c’était plutôt de la variété française actuelle recyclable agrémentée de quelques tubes immortels de Corinne Hermès ou Desireless (je blague). Or je ne suis pas du tout un spécialiste ni un amateur d’Alizée ou des L5, donc je n’ai pas trop accroché (à part quelques singles auquels je n’ai pas pu échapper).

Par contre, l’ambiance était bonne, les mecs pas mal du tout et assez sympas dans le genre (Arf). Jeff et S. étaient complètement murgés et plutôt en bonne forme, on a bien rigolé et dansé pendant quelques heures. S. a ensuite fait un assez bad trip, et moi j’en avais un peu ma claque de la zik, on a donc convenu d’un départ groupé assez tôt (vers 3h30). J’ai encore pas mal halluciné sur le nombre de gars que je connais de vue avec les sites que je fréquente (dialh, gayvox etc.). C’est toujours un exercice de style très marrant que de reconnaitre les gens qu’on croise en pics sur le net.