• Linkage
Le choc des Liens

Publié le Dimanche 9 Octobre 2011 - 20:02
Catégorie: Linkage

Revue de liens hebdomadaire #24.

Premier lien pas bien frais en contenu mais tellement bon, avec les Golden Girls, série télé fétiche de mon enfance (merci Alex Taylor sur Continentales) dont les répliques étaient souvent hilarantes. Voilà un extrait (en gif animé sur le tumblr lié ci-après) [via Anceps] très gay-friendly (comme la série) et représentatif de l’humour qui y était distillé. #gay #humour #sérieTV #années80

Cette semaine, la mort de Steve Jobs a fait coulé beaucoup d’encre et d’octets, j’ai été frappé de certains témoignages qui faisaient montre d’une émotion un peu disproportionnée, un peu lassé des hagiographies, mais sensibles aussi aux articles de webeux que je connais bien comme François ou Laurent. Donc je préfère ce genre de dessin humoristique [via Elle] qui a le mérite d’être drôle, respectueux et aussi un brin ironique. #stevejobs #mort #apple #blague

Maïa dans Sexactu évoque un article qui explique qu’il existe des sociétés qui ne connaissent pas l’homosexualité, et ni la masturbation d’ailleurs. C’est très intéressant (surtout quand on pense aux manifestes consistant à expliquer que les homos sont partout), et j’ai tendance à penser qu’il s’agit certainement de tribus dans lesquelles la sexualité est beaucoup plus libre et décomplexée que dans nos sociétés. Malgré tout, il s’agit aussi d’une absence de relation anale, ce qui n’est évidement pas forcément l’apanage des relations homos. Et au-delà du côté purement sexuel, j’imagine aussi qu’il serait passionnant d’étudier leur gestion des névroses et autres joyeusetés psychanalytiques… A creuser !!! #ab-homosexualité #tribus #anthropologie

Je lisais un article de Paul Jorion et j’ai souri de cette remarque que je me fais très régulièrement quand j’écoute les news. En effet, les journalistes et les “gens” semblent tomber des nues alors que souvent ils décrivent les processus très simples et évidents qui régissent le Capitalisme. Or nous vivons bien dans ce système, je pensais que c’était clair pour tout le monde, système avec ses qualités et ses défauts. #capitaliste #qualités #défauts

Cette semaine a livré évidemment son lot de débilités, qu’elles viennent de faits de société qui dépassent l’imagination ou d’une simple constatation qui laisse bouche bée. Dans le genre, cette jeune femme américaine qui a vendu son enfant à un couple gay pour 15 000$. Elle voulait en effet emmener ses enfants à Disneyland… On a aussi ce type qui a subi plusieurs opérations pour ressembler à Superman… Et dans le genre “pleurons sur ce que nous sommes”, voilà un petit florilège des attentats orthographiques que l’on peut dégoter sur les sites de petites annonces. Mes potes profs de français ne seront pas étonnés ! Huhu. #nawak #cequelewebnousfaitliretouslesjours #méganawak

Jean* a publié un post que j’ai trouvé vraiment intéressant sur un sujet inattendu (enfin pas tant que ça sur un tumblr qui parle de cuisine !) : le gras. Il explique donc, avec son habituelle pédagogie, les différentes matières grasses et leurs usages, avantages et inconvénients. #gras #cuisine #alimentation

David Cameron a déclaré qu’il était pour le mariage gay et que cela était notamment lié son engagement en tant que conservateur. C’est assez génial qu’il professe une chose pareille, et c’est ma foi un des discours de certains militants aussi chez nous. En effet, les homos qui adhèrent au sacro-saint mariage c’est aussi une volonté de rejoindre des valeurs conservatrices et plutôt traditionnelles, ce que la droite pourrait aussi voir d’un oeil positif. #conservateurs #UK #mariagegay

Chez Joe.My.God on peut voir cette vidéo qui oppose Bill O’Reilly, un présentateur télé traditionaliste et conservateur, et Richard Dawkins, qui vient de publier un bouquin qui tente d’expliquer par les sciences la plupart des phénomènes qui nous entourent. Bill O’Reilly est particulièrement choquant alors qu’il condamne ouvertement l’approche laïc et scientifique de son invité, il lui reproche clairement de promouvoir ses idées athées à des jeunes personnes et de les détourner de Dieu. Oh my God!! C’est fou comme on n’imaginerait pas une seconde un truc comme ça sur nos chaînes de télé, mais ça viendra (malheureusement). #bigoterie #athéisme #laïcité

J’avais été très touché par l’histoire de ce jeune indien, Rajinder Singh, qui a trouvé la mort alors qu’il était intervenu pour éviter le vol d’un portable d’une jeune femme sur un quai de métro. Un hommage lui a été rendu, et je trouve bien que ça ne soit pas passé complètement inaperçu. #courage #citoyen #métro
[Edit] Comme le précise Olivier dans les commentaires, il y a apparemment un dénouement pas si évident de cette histoire. Le garçon ne serait pas si innocent, et l’agression même ne serait pas ce qu’elle semble. Zut encore une histoire montée en épingle dans le mauvais sens… :-/

Via Krysalia, j’ai découvert ce site “We Are the 99 Percent” qui recense des témoignages, qui prennent tous la même forme, d’américains qui expliquent leurs galères et concluent par cette mention “We are the 99 Percent” (“nous représentons 99% de la société”). On y lit des choses qui sont communes pour eux, et qui sont encore peu/moins répandues en France, mais qui montrent bien la voie d’une société purement individualiste. Des gens endettés à mort par leurs crédits immobilier ou à la consommation, leurs prêts pour leurs études, dans une précarité absolue malgré plusieurs jobs, sans protection sociale car ils ne peuvent pas se la permettre etc. A consulter d’urgence !! #WeAreThe99Percent #USA #précarité #pauvreté #crise

La sortie du nouvel iPhone a aussi été un des évènements de cette semaine, ou bien un non-évènement ? Cette image illustre parfaitement cela et m’a fait mourir de rire. Huhuhu. #iPhone #Siri

J’ai énormément ri à cette vidéo parodique des CosmoCats (ThunderCats en anglais) à la mode internet : Thunder Lolcats. Et surtout regardez cette extraordinaire intervention d’une armée de narvals qui s’exclament : “I’m the Jedi of the Sea!!” (“Je suis le Jedi de la mer”) !! Mouahahahahah. #narvals #cosmocats #parodie

Encore un récit d’homophobie qui a retenu mon attention, et que je trouve d’une indicible horreur. On peut lire que le couple de jeunes hommes a été attaqué par l’oncle de l’un d’eux, qui est diacre de sa paroisse, et d’autres diacres. Cette agression a été fomentée par le pasteur qui n’est autre que le père du jeune homme. Incroyable et terriblement triste… #homophobie #religion #famille

Vous êtes obligés d’être ému aux larmes lorsque vous regarderez cette vidéo d’une jeune fille née sourde qui va entendre sa voix pour la première fois. Bouuuh c’est beau !! #sourde #implants #émouvant

Last but not least, en tant qu’immense fan des ouvrages d’Isaac Asimov, je suis surpris et ravi de voir que Fondation, saga cultissime s’il en est, va être adaptée au cinéma. Là où la nouvelle est moins réjouissante, c’est que Roland Emmerich est pressenti pour cela. Sachant qu’on lui doit quelques bouses comme Independance Day, j’ai très peur de la catastrophe qui pourrait arriver en termes d’adaptation !!! Maman j’ai peur !!!! #asimov #fondation #rolandemmerich #cinéma

  • Linkage
Tired Old Queen

Publié le Dimanche 9 Octobre 2011 - 17:54
Catégorie: Linkage

Je ne sais pas si vous connaissez cette chaîne Youtube de Steve Hayes, Tired Old Queen, je l’ai découverte via Joe My God. Ce comédien chronique dans ses vidéos des films des années 40 à 60, particulièrement estampillés Hollywood et qui ont marqué leur temps. Ce sont aussi souvent des oeuvres notables par leurs icônes gay féminines ou masculines, et Steve Hayes évoque ces films avec un humour queer irrésistible. Il est particulièrement doué pour les replacer dans leur contexte politique ou people, à évoquer les carrières, les costumes ou toute sorte d’anecdotes très intéressantes et simultanément follement superflues. J’adore !!!

  • ThéâtrOpérage
La Douleur (Marguerite Duras) au théâtre de l’Atelier

Publié le Mercredi 5 Octobre 2011 - 23:25
Catégorie: ThéâtrOpérage

C’était un sacré pari pour moi d’aller voir cette pièce puisque la dernière fois, on ne peut pas dire que ce fut un succès… Je redoutais surtout la mise en scène de Chéreau/Thieû Niang qui m’avait franchement déçue, tandis que Romain Duris était bien mais son texte beaucoup moins. La Douleur fait aussi partie de ces spectacles mis en scène par Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang dans le même théâtre, et avec une unique personne en scène.

Seulement là, la différence énorme réside dans la comédienne, Dominique Blanc, et dans ce texte extraordinaire de Marguerite Duras. Et voilà une pièce qui m’a plus que convaincu, et on a vu tout le public se lever comme un seul homme à la fin de la représentation, et on a applaudi pendant 10 minutes à tout rompre pour remercier cette comédienne d’exception de ce moment parfait qu’elle nous avait si généreusement offert.

Je suis un énorme ignare de l’oeuvre de Marguerite Duras, dont je n’ai simplement rien lu (ouuuuh la honte). Mais je n’imagine plus meilleure manière de découvrir ce texte, un de ceux qui composent La Douleur, que par la magistrale interprétation de Dominique Blanc. Elle a simplement été fantastique et merveilleuse, d’une absolue justesse et émotion. Malgré cette diction précise qui la caractérise, et qui pourrait la rendre bonne tragédienne à la Comédie Française plutôt que dans un texte aussi “réel” et “vivant”, cela sert à la fois la bonne compréhension orale du texte, mais c’est aussi un formidable vecteur d’émotions et d’une sensibilité extrême. Tout cela évidemment porté par le texte de Duras qui est très beau, mais qui raconte surtout une histoire passionnante, malgré un début un peu lent et poussif.

L’auteur raconte une partie de sa propre histoire, cette dure période où elle a attendu le retour hypothétique de son mari à la fin de la guerre, alors qu’il avait été déporté en camp de concentration (elle et son mari étaient résistants, et notamment liés à François Mitterrand). La première partie de la pièce se concentre sur cette attente et son inextricable douleur. Est-il vivant ? Où est-il ? Reviendra-t-il ? Dans la seconde partie son ami (en fait amant), D., et François Mitterrand ramènent son mari de Dachau. Toute son attention est portée sur son mari, tout son amour, sa compassion et son dévouement n’ont qu’un seul but : le sauver.

Le texte est jouissif dans son écriture même, qui passe incroyablement bien à l’oral malgré ses qualités formelles. Mais surtout la manière donc la comédienne véhicule les sentiments exacerbés de Duras en alternance avec son analyse intime et philosophique de la situation est au-dessus de tout ce que je pouvais imaginer. Autant dans la crudité de certaines descriptions que la passion pour son mari, la profondeur de ses réflexions, Dominique Blanc/Marguerite Duras est parfaite… Les spectateurs étaient suspendus à ses lèvres, et la fin spectaculaire dans un fondu au noir a d’abord été suivi par une bonne minute de silence, et puis un éclair et un tonnerre d’applaudissements.

En revanche, la mise en scène est toujours aussi minimaliste et… mauvaise selon moi. Enfin pas intéressante, pas construite ou élaborée tant elle est inexistante et dépouillée. Il y a bien une certaine étude dans la circulation ou les mouvements de Dominique Blanc, mais ça ne m’a pas inspiré grand chose. Heureusement que la qualité du spectacle résidait dans tout le reste ! Je n’avais je pense jamais assisté à une telle démonstration de talent dans ce domaine. Voilà c’est juste bluffant, et ça me donne envie d’y retourner tant j’ai aimé. Quelle chance d’avoir pu assister à cela !!!

La Douleur (Marguerite Duras) au théâtre de l'Atelier

  • Boukinage
L’Affaire de l’esclave Furcy (Mohammed Aïssaoui)

Publié le Mercredi 5 Octobre 2011 - 0:05
Catégorie: Boukinage

Le bouquin (enfin son auteur Mohammed Aïssaoui) a eut le Prix Renaudot (essais) 2010, et c’est mérité, même si jamais un livre n’avait pour moi mélangé avec autant de talent l’essai, l’investigation, la chronique d’époque et le roman. Cela paraît fou, mais il arrive à faire tout cela dans un petit livre digeste et profond, émouvant mais pas mièvre,et surtout qui ne sombre jamais dans la facilité.

Car tout commence vraiment comme dans un roman policier alors que Mohammed Aïssaoui démarre son récit par la découverte aux enchères de Drouot en 2005 des archives d’une affaire judiciaire concernant un esclave de la Réunion, Furcy. Ce dernier ayant eu la preuve qu’il était né alors que sa mère avait été légalement affranchie (mais sa propriétaire avait un peu oublié de lui dire…), il doit alors être lui-même reconnu libre. Il essaie de faire entendre raison à son maître mais en vain, et décide donc, en 1817, d’ester en justice contre Joseph Lory pour recouvrer sa liberté. Le 23 décembre 1843, il gagne son procès, seulement quelques années avant l’abolition de l’esclavage.

Le bouquin évoque à la fois la manière dont les archives sont lues et décryptées, mais aussi certains faits qui permettent de reconstituer peu à peu cette anecdote énorme. L’auteur émaille aussi son texte de passages entiers qu’on pourrait trouver dans un roman traditionnel, et dont lui-même indique le caractère hypothétique. Mohammed Aïssaoui agit un peu comme un profiler et se met dans la tête de Furcy pour essayer d’exprimer ses sentiments et de cerner son fonctionnement. Aussi on se retrouve par flashback presque dans l’Île Bourbon de 1817, et on vit cette histoire au coeur même de ses péripéties. L’auteur s’arrête aussi régulièrement sur des faits qui expliquent comme l’esclavage était particulièrement dur dans la colonie française, et met bien en perspective l’anecdote dans son contexte historique plus large.

Furcy après avoir porté plainte a été débouté, puis enfermé en prison par son propriétaire, avant d’être loué au frère de Joseph Lory sur l’Île Maurice. Mais Furcy n’a jamais renoncé, et a continué ses démarches, a écrit sans cesse au procureur général Gilbert Boucher et son substitut, Jacques Brunet, qui l’ont aidé à constituer son dossier et ont été écartés de la colonie pour cette raison. Le pire c’est que Furcy était déjà affranchi lorsqu’il se rend à Paris pour le jugement en cassation plus de 25 ans après sa première action en justice. En effet, il avait été emmené sur l’Île Maurice, sous domination anglaise, et n’avait pas été déclaré en douane comme toutes les marchandises le doivent. Du coup, il avait été légalement et administrativement déclaré “libéré” par les lois anglaises, une législation concernant les choses et non les hommes. Mais il n’a pas abandonné pour autant son affaire française, il avait 58 ans lorsque le juge enfin le déclare “né libre”.

Je suis bien souvent resté pantois quant aux descriptions sur l’esclavage. Je sais que c’est très candide de ma part, mais j’ai toujours du mal à croire que ça fait juste 160 ans que l’abolition a eu lieu… Seulement ? Mais comment a t-on pu faire un truc pareil ? Et cette hypocrisie à peine camouflée qui fait que la plupart des esclaves ont été affranchis mais sont devenus employés (forcés, pour éviter la banqueroute en assurant une transition économique la plus transparente possible) de leurs anciens maîtres dans des conditions à peine différentes.

Et je ne dis vraiment pas tout là, il y a tellement de choses à apprendre dans ce modeste bouquin de 200 et quelques pages. Le style de l’auteur est simple et fluide, on sent qu’il s’adresse au lecteur avec sincérité et une vraie passion dans sa quête. On le devine aussi possédé par l’esprit de Furcy, et c’est bien communicatif.

 L'Affaire de l'esclave Furcy (Mohammed Aïssaoui)

  • Ecoutage
  • Matage
  • Matooyage
The Evil Mummy Returns (on my answering machine)

Publié le Lundi 3 Octobre 2011 - 18:09
Catégorie: Ecoutage, Matage, Matooyage

Ma môman est la plus adorable des mômans, mais depuis toujours elle me laisse des messages sur mes répondeurs qui me font halluciner. Elle a le don pour paraître déprimée ou très en colère, mais jamais normale ou telle que je la connais quoi. A chaque fois, j’écoute le message et je m’inquiète en rappelant rapidement parce qu’elle a l’air d’être au 36ème dessous ou parce que je sens que je vais me faire appeler Arthur pour une raison inconnue. Et j’ai toujours la même surprise de constater qu’elle va très bien, toute guillerette comme à son habitude, et que c’est juste qu’elle ne sait pas parler à un répondeur !!

Je ne lui jette pas la pierre, car je dois aussi régulièrement laisser des messages ambigus ou maladroits, surtout quand on est persuadé qu’on va tomber sur la personne, et qu’on est alors pris au dépourvu. Mais presque tout le temps, elle commence ses messages par “je ne comprends pas, tu ne réponds pas”, “Je pensais que j’allais tomber sur toi…”, “j’ai appelé sur le fixe et tu n’es pas chez toi” etc. Ce à quoi j’écoute le message en me disant, mais pourquoi est-ce qu’elle me dit des choses pareilles !!? Hu hu hu.

Vendredi soir, je rentre du boulot, j’arrive devant ma boite-aux-lettres dans le hall de mon immeuble et je reçois un coup de fil de môman. Je réponds et lui explique que je suis à deux minutes de ma porte d’entrée, du coup elle me dit qu’elle me rappelle dans 5 minutes sur le fixe. “Ok à tout de suite, bisous !”.

Je rentre chez moi, et souvent ma mère ne rappelle que 20 minutes plus tard, histoire de me laisser du temps. Donc je m’installe et réflexe pavlovien s’il en est : j’allume mon ordi. Comme souvent en ce moment, il faut relancer la Freebox pour récupérer le Wifi, donc je m’exécute. Et c’est certainement au même moment que ma chère môman décide de m’appeler, puisque je découvre quelques minutes plus tard son gentil message sur ma télévision.

Ah ah ah. Donc voilà super mauvaise comme toujours !! Et je l’ai rappelée, et comme d’hab, elle était toute souriante et charmante, contente que je la rappelle, et comprenant en quelques secondes ma mésaventure de Freebox. Quand je lui en parle, elle m’assure que je me fais des idées, et que nan pas du tout, elle n’est pas mauvaise. Hé hé hé.

Cela me rappelle un autre genre de message de répondeur, ceux que l’hilarante Margaret Cho reçoit de sa très coréenne maman. Ce sketch est à mourir de rire, et il explique la raison pour laquelle on se demande parfois avec mes amis “Are you gaaaaay??? You can tell mummy, you can tell mummy!!!”. Margaret Cho vient juste d’expliquer qu’elle a eu sa période “lesbienne”, et que sa mère en a conservé une certaine “inquiétude”, et elle lui laisse parfois de drôle de messages de répondeur (pas en HTML5 parce que je me suis même fendu de sous-titres pour les anglophobes).

  • Linkage
Brèves de Touitoir (3)

Publié le Lundi 3 Octobre 2011 - 0:57
Catégorie: Linkage

Mes citatouites de la semaine :

Les joies des donneurs de leçons et des redresseurs de torts sur Twitter. Bah vous savez quoi ? Niquez-vous.

suis sur les rotules (pas de message caché hein :D) , vais me coucher . Bonne nuit

Seguela est un communicant. Les vases sont communicants. Donc Seguela est un vase.

Ma famille m'a abandonné dans une voiture garée en plein soleil. Je crois qu'elle tente de me faire passer un message.

Je crois que j'ai dû faire une rupture d'anévrisme au moment où j'ai accepté d'aller à Ikéa un samedi.

Petit coup de blues, je lis un papier sur les enfants qui se suicident, ça va beaucoup mieux.

Faire soi-même son site pro sans le moindre talent pour le webdesign, un plaisir de chaque instant. (CSS sale SS, php nique ta reumé)

I'm over 30 now, I'm a hard(sex)discounter #gayboyproblem

J'ai redonné goût au sexe à un ex qui l'avait perdu dans son couple #jeudiconfession #servicepublic #entoutemodestie

Est-ce que Coco Mademoiselle va être renommé en Coco Madame?

MON KLOUT A BAISSÉ DEPUIS CE MATIN JE SOMBRE DANS L'OUBLI JE PLEURE TERREUR DE LA VIE

do you think there will be more bottoms or tops when we all go to hell?

Ma mère me l'a toujours dit : ne parle pas au bootloaders que tu ne connais pas...

Si seulement les Palestiniens avaient des bébés pandas...

a tant d'eau qui coule de son nez qu'il ne peut s'empêcher d'avoir une pensée compatissante pour les femmes-fontaine.

Que sont devenus les EXPERTS du Web qui nous prédisaient que Google + allait remplacer Facebook et Twitter en deux mois ?

"Alors, Orelsan, vous en pensez quoi du conflit en Palestine ?" "Bah, j'pense qu'il devrait changer de maison de disque... J'ai bon, là ? "

@Mauraneofficiel Accordez-nous une interview OU SINON on vous renvoie Lara Fabian pour un duo.

Envie d'être amoureux...... #gonzesse.

Et mes conversatouites de la semaine :

  • Linkage
Le silence des liens

Publié le Lundi 3 Octobre 2011 - 0:33
Catégorie: Linkage

Revue de liens hebdomadaire #23.

Je crois que cette publicité a déjà bien circulé, mais elle est tellement bien que je veux la relayer encore ici. Act Up a vraiment bien joué avec ce slogan tellement vrai et percutant ! C’est fou de se dire qu’en effet en Espagne cela fait déjà 6 ans, et que le mariage n’a pas pour autant été transformé, ni leur société. #pub #mariagegay #société

ActUp Paris Mariage

On voit aussi pas mal circuler cette planche humoristique sur un éventuel retour de la TVA à 19,6% dans la restauration, et la vision cynique de ses conséquences sur les tarifs pratiqués par cette industrie. Huhuhu, c’est tellement ça. #ironie #restauration #TVA

TVA sur la restauration

Cela se passe en Angleterre, à un bon kilomètre des côtes, on a retrouvé une baleine échouée !! Elle a certainement été poussée là lors d’une grande marée, et s’est retrouvée coincée. Bou, ça m’a rendu super triste, j’aime bien les baleines (en plus des narvals). #baleine #curiosité

Je suis un grand fan du site satirique “The Onion“. Il s’agit d’un site d’information à la CNN mais qui caricature à la perfection les grands sites d’infos, avec un contenu complètement faux et débile. Mais la forme est tellement convaincante qu’ils pourraient vraiment vous faire prendre des vessies pour des lanternes. C’est un peu tous les jours l’annonce du 30 octobre 1938 avec eux, et là ils ont fait fort. Ils ont touité il y a quelques jours qu’on avait entendu des coups de feu et des cris à l’intérieur du Capitol. S’en est suivi une panique réelle, tant les relais ont été rapides et inconsidérés. The Onion a été lourdement critiqué pour cela, et leur réponse est génialement onionesque ! Ils ont touité en retour que des députés du congrès tenaient en otage douze enfants au sein du Capitol. Mouahahaha. #theonion #crédulité #satire

J’ai encore été étonné de lire dans ce post que la Deûle à Lille avait encore fait une victime. Et comme ce blogueur, j’avais aussi reçu un message identique d’un lecteur qui mettait en exergue des faits largement voilés ou ignorés des médias. S’agirait-il donc d’attaques homophobes ? En tout cas, ces “accidents” commencent sérieusement à s’accumuler et c’est troublant. #deûle #noyade #homophobie?

Le truc inutile que je trouve donc génial : une imprimante à PQ qui permet de personnaliser son papier toilette avec ses tweets !!! Fabuleux !! #invention #inutile #PQ #geek

Voilà un panorama extraordinaire des 100 hits de la SF de tous les temps, et ils sont ainsi cartographiés pour vous permettre de faire un choix dans des bouquins à découvrir à votre tour. On peut donc en répondant aux questions de ce schéma algorithmique passer d’un ouvrage à l’autre, et se rendre compte des différentes typologies de SF, en plus de modéliser un peu plus ses propres goût en la matière. Génial !! #SF #carte #découverte

RPH décrit dans son article les différents postes de dépense de Bernadette Chirac et ces montants donnent le vertige. On se croirait vraiment au temps de la Monarchie Absolue… Je ne sais pas si cela est avéré, mais c’est proprement révoltant. #chirac #dépenses #contribuable #piècesjaunes

Une nouvelle que j’ai trouvée particulièrement triste et choquante, c’est cet homme autiste qui a été menotté et immobilisé par des policiers, et qui est mort… Comme beaucoup d’autistes, je suppose qu’il ne supportait pas d’être touché, et apparemment il avait un comportement un peu chelou, mais pas dangereux du tout, et il était suivi par un médecin tout en habitant chez ses parents. Mais une voisine en avait peur, et elle a appelé la police sur un prétexte (dont il faut, certainement avec grande difficulté, analyser aujourd’hui la teneur). Les policiers ont tenté de l’appréhender, mais bien sûr l’homme autiste de 48 ans a paniqué… #autisme #peur #police #mort

J’ai revu Star Wars en Blu-Ray la semaine dernière, et cela m’a rappelé cette extraordinaire série d’il y a quelques années qui consistait à illustrer les propos de Dark Vador et son fameux “Luke je suis…”. J’avais moi aussi dans le blog fait ma petite compilation#luke #darkvador #parodie

J’ai retrouvé avec plaisir un post d’un vieux blogueur, Epektasis, qui nous a ainsi donné quelques nouvelles. Comme toujours, il écrit merveilleusement bien, et avec une crudité accompagné d’une lucidité qui trouble et rassérène à la fois. En tout cas, authentique et bien vivant, ça fait du bien de lire du blog de cette veine là. #blog #gay #retour

  • Outside
La lanterne de Branlloween !!

Publié le Dimanche 2 Octobre 2011 - 20:06
Catégorie: Outside

C’est une copine anglophone qui a partagé cela sur son mur Facebook. Elle habite dans le 78, et je suppose qu’elle se rendait dans cette ferme pour notamment acheter quelques citrouilles en prévision d’Halloween. En tant que franco-américaine, très affectée du déracinement de son Amérique natale, elle n’a pas manqué de remarquer l’étrange dénomination des citrouilles locales :

Citrouille Jack Off lanterne

Car la citrouille qu’on évide pour l’éclairer de l’intérieur a pour nom une Jack O’Lantern, tandis que “Jack Off” signifie se masturber en anglais américain (c’est “jerk off” en anglais royaume-unisien). C’est drôle car j’imagine mal une correction automatique dans un quelconque traitement de texte de Jack O’ en Jack Off, mais dans tous les cas c’est assez cocasse.

A moins qu’en cette douce période d’Halloween, cette traditionnelle ferme des Yvelines ait voulu innover et se rapprocher de la popularisation grandissante des sextoys, et notamment les fleshlights ou autres oeufs Tenga. En gros ce sont des objets qui servent aux hommes pour se masturber. Ces outillages de haute précision et technologie reproduisent souvent l’entrée d’un orifice (bouche, anus, vagin) et possèdent des parois qui sont censées donner un plaisir similaire à celui d’une pénétration en bonne et due forme. Je vous propose les tests de Fabisounours qui vous dit tout sur ces masturbateurs nouvelle génération (, et ) !!

Et après quelques timides et candides recherches sur internet, on peut aisément remarquer que le Jack-Off Lantern existe bel et bien ! Donc le mystère reste entier quant à cette affichette fermière… Erreur ou choix marketing délibéré ? (Mouahahahaha.)

Comment utiliser sa citrouille à bon escient ?

  • ThéâtrOpérage
Collaboration au Théâtre des Variétés

Publié le Vendredi 30 Septembre 2011 - 0:23
Catégorie: ThéâtrOpérage

Deux comédiens extraordinaires pour incarner deux personnages qui ont marqué leur temps : Didier Sandre est Stefan Zweig et Michel Aumont est Richard Strauss. Je connais très bien l’écrivain autrichien dont j’ai lu presque tous les écrits, je connais beaucoup plus vaguement Richard Strauss pour le Chevalier à la Rose (et Ainsi parlait Zarathoustra qui a été largement galvaudé). Autant la vie de Zweig m’est familière, autant celle du compositeur allemand pas du tout, et j’ignorais complètement qu’il avait été tellement copain comme cochon avec les nazis. Enfin c’est un peu plus nuancé que cela, et c’est justement le sujet de la pièce.

J’ai aussi appris que les deux hommes avaient véritablement été amis en plus que d’avoir été des relations professionnelles. Et la pièce a pour sujet central cette amitié du début des années 30 à la fin de la guerre. On découvre donc par séquences (plutôt courtes et digestes) quelques épisodes où les deux artistes ont travaillé ensemble. C’est une rencontre qui prend la forme d’un coup de foudre artistique alors que Strauss n’a plus trop d’inspiration et que Zweig, grand écrivain germanophone de l’époque, lui propose un livret qui l’enchante. Mais rapidement les évènements politiques en Allemagne viennent semer le trouble, et la judéité de Zweig est un frein à leur “collaboration”. On se retrouve avec un écrivain torturé psychologiquement par cette situation (il ira jusqu’à se suicider de désespoir en 1942 avec son épouse au Brésil), et un Richard Strauss intransigeant et inconscient. Ce dernier se moque des gouvernements et des gouvernants, il veut faire de la musique et tout le reste l’indiffère. Mais il ira tout de même jusque devenir un notable du Reich sous Hitler… La pièce présente le personnage avec beaucoup de nuances, et on ne pardonne pas pour autant son inconscience et sa compromission, on comprend en revanche bien ses actes et motivations. Il protégeait aussi son fils qui était marié avec une femme juive, et dont les propres enfants étaient aussi menacés.

Chaque incursion et rencontre entre les deux hommes est l’occasion de joutes verbales où l’amitié et la considération priment, mais où l’incompréhension règne en maître. Richard Strauss ne comprend vraiment pas pourquoi Stefan Zweig se prend la tête alors qu’il n’est censé vivre que pour son Art. Et l’écrivain est tellement pris par cette Allemagne en déclin qu’il ne peut trouver la force de continuer à écrire. Les années passent, elles sont modélisées simplement par des fondus au noir et des projections avec les dates, et peu à peu les deux hommes sont forcés à la séparation. Zweig s’exile pour sauver sa vie, Strauss est privé d’opéra pour avoir fait remettre le nom de l’écrivain juif sur les affiches de la première.

Quelques comédiens gravitent aussi autour de ces deux monstres, et notamment l’épouse de Strauss qui est une ancienne soprano haute en couleur et à la forte présence (souvent cocasse). Mais c’est surtout Michel Aumont et Didier Sandre (immortel Louis XIV de l’Allée du Roi pour moi) qui sont brillants, et qui endossent à la perfection les deux artistes. Vraiment je n’ai rien à leur reprocher, et ils bénéficient d’un texte très efficace, à la narration enlevée en même temps qu’un propos intelligent et nuancé.

J’ai toujours été très touché par le suicide de Zweig, et là j’ai trouvé que c’était d’autant plus bouleversant d’y “assister” ainsi, après toutes les étapes qui petit à petit lui ont fait perdre tout espoir en l’humanité. Richard Strauss même en vieux con après la guerre est égal à lui-même, on se demande si c’est bien légitime qu’il ait échappé à une condamnation lors de la dénazification. La pièce réussit à être intéressante pour bien des facettes, entre ses brillants comédiens, son fond historique réel et son utile témoignage, mais aussi pour la qualité globale du divertissement, plutôt populaire, qu’elle propose.

Collaboration au Théâtre des Variétés

  • ThéâtrOpérage
Le Songe d’une Nuit d’Été (William Shakespeare) au théâtre de la Porte Saint-Martin

Publié le Jeudi 29 Septembre 2011 - 0:10
Catégorie: ThéâtrOpérage

J’avais vu il y a dix ans je crois une version très classique et très juste du Songe d’une Nuit d’Été, mais c’est surtout en 2007 que j’ai eu la chance d’assister à une représentation marquante à la MC 93. Cette version repensée et mise en scène par Jean-Michel Rabeux m’avait conquis par son originalité, sa modernité et en même temps sa fidélité au texte et à son esprit. On ne peut pas dire la même chose de ce spectacle-ci…

Mais je ne vais pas non plus mentir ou fanfaronner, j’ai passé un excellent moment, ne me suis pas ennuyé une seconde, et j’ai trouvé que c’était un divertissement de qualité au global. Néanmoins, il y a pas mal de petites choses désagréables et certaines carrément maladroites qui ont gâché cet excellent potentiel de départ. A la base, je partais avec un à priori positif sur les stars de la pièce : Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey. Le premier était très compétent dans le rôle qui colle assez bien avec sa fantaisie naturelle, mais je l’ai trouvé très très fatigué lors de la représentation. La seconde était plutôt inégale, mais ça allait, parfois avec de brillante saillie et une belle présence, et parfois un peu trop effacée. Le souci le plus manifeste était à mon avis dans la mise en scène, ou du moins l’occupation spatiale des comédiens. En effet, à maintes reprises, on a des acteurs et actrices qui assistent à des tirades sans bouger, avec les mains derrière le dos, et j’ai toujours du mal avec de telles situations statiques au théâtre.

En revanche les décors sont excellents, les costumes extraordinaires et la transposition dans les sixties particulièrement réussie. D’ailleurs il s’agit plutôt d’une direction artistique globale qui teinte tout le spectacle et nous donne à voir des parties de danse et de chant des plus psychédéliques et rythmées (avec des danseuses plutôt jolies et douées qui prennent une belle part à la mise en scène, en tant que nymphes de la forêt). Les costumes à la Courrèges sont géniaux et on a envie de voler toutes les robes et les bottes des filles !!! L’ambiance globale est très proche des affiches et de l’inspiration évidente “Chapeaux melons et bottes de cuir”. Donc de ce point de vue là : belle réussite.

Je salue aussi le meilleur comédien qui est sans conteste Nicolas Briançon qui interprète Oberon, mais il est aussi le metteur en scène et il a participé à l’adaptation. Il est vraiment au-dessus du lot. Les deux ennemis Thibaut Lacour (Lysandre) et Davy Sardou (Démétrius) se débrouillent bien, mais avec quelques flottements et couacs…

Comme dans la plupart des pièces de Shakespeare, on y trouve aussi quelques comédiens dans la bouffonnerie pure, et qui sont vraiment là pour faire rire grassement. Dans cette pièce, il s’agit d’une drôle de mise en abîme puisque ce sont des comédiens qui répètent dans la forêt enchantée et qui doivent jouer une tragédie, Pyrame et Thisbé. Seulement ce sont des comédiens croulant et cacochymes qui jouent tous les rôles (femme, homme, lion et même un mur avec une fente !!!). Les comédiens qui jouent les comédiens sont en plus très connus, et ils sont assez drôles dans ces interludes. Mais là où ils ont poussé le bouchon un peu loin (Maurice), c’est que ça vire à la fin au mauvais théâtre de boulevard. Ils en font des (38) tonnes, et c’est lourd, archi-lourd, très long et peu intéressant. Aux rires du public pourtant, on a l’impression que ça fonctionne bien.

C’était peut-être aussi le souci de monter un tel “show” avec des têtes d’affiche et même la quasi-totalité de la distribution qu’on reconnaît de téléfilms divers et variés. Cela donne une pièce qui se cherche et a du mal à se positionner, qui surnage entre de jolies qualités formelles et quelques éclairs de bon théâtre, mais souvent la tête sous l’eau de maladresses et de lourdeurs. Une des qualités est certainement de donner un spectacle populaire et accessible, pas prise de tête ou intello, mais son revers est bien sûr de sombrer un peu trop dans le boulevard à mon goût, ce qui en l’absolu me convient, mais quand c’est mélangé, j’ai plus de mal.

Le Songe d'une Nuit d’Été (William Shakespeare) au théâtre de la Porte Saint-Martin