Twilight – Chapitre 3 : hésitation

Rolololo, je me suis promis d’aller voir toute la saga alors je tiens bon, mais ce n’est pas une sinécure. Le second épisode était juste irregardable (Ou « inregardable » ? On peut dire les deux ? J’ai l’impression qu’irregardable est le plus juste, mais qu’inregardable fait son chemin dans les barbarismes qui s’imposent…).

Bref le second volet était une vraie merde. Ce troisième film est un chouïa mieux, parce que doté d’un peu plus d’effets spéciaux et de combats, et un peu plus rythmé aussi dans sa narration. En revanche, on garde la catastrophe de base en termes d’intrigue. En effet, Bella et Edward n’ont toujours pas baisé, et les loups sont vraiment mal faits, autant en images de synthèse que dans le jeu des comédiens. Il y a bien cette vague « hésitation » comme le nom du film l’indique de Bella pour tomber dans les bras de Jacob, mais on n’y croit pas. Huhu. Oh et la manière dont ils ont filmé Taylor Lautner est d’un ridicule achevé. Il est à moitié à poil sur tous les plans où on le voit, et on lui fait prendre des poses imbéciles pour mettre en valeur ses biscotos. Mein gott, ce que c’est con…

Bon sinon, la méchante Victoria veut toujours tuer Bella, et les vampires s’associent aux loups pour la protéger. Ouh là là !!

C’est vraiment pour aller au bout du truc que je verrai sans doute le quatrième opus [sic], mais je ne suis pas certain d’en supporter plus sans griller quelques neurones au passage. Ce machin est une ignominie cinématographique, et ça devait déjà être une série littéraire assez illisible à la base (malgré un immense succès).

L’avis des copines : Nicolinux, Zéro Janvier.

Twilight - Chapitre 3 : hésitation

Copacabana

Voilà un bon petit film français, assez charmant et léger, et qui n’a pas dû faire des milliers d’entrées mais qui méritait certainement un peu plus d’attention. Malgré quelques maladresses et une fin catastrophique, j’ai adoré voir Isabelle Huppert dans un rôle à contre-emploi et semblant s’y donner à cœur joie. D’ailleurs il vaut mieux aimer Isabelle Huppert puisqu’elle est le personnage principal, et qu’on la voit à peu près sur tous les plans, son charisme aussi porte une grande partie du film, et en fait sa plus belle qualité.

Babou (Isabelle Huppert) est une femme fantasque et qui se laisse un peu vivre, bohème et poète, baroudeuse et à moitié hippie, ce qui n’est pas pour plaire à sa fille Esmeralda (jouée par la fille d’Isabelle Huppert, Lolita Chammah) qui a honte de sa mère. D’ailleurs elle ne veut pas qu’elle vienne à son mariage qui va avoir lieu prochainement, et préfère la présence de sa belle-famille. Babou veut démontrer à sa fille qu’elle peut s’en tirer et surtout lui offrir un beau cadeau de mariage. Elle se retrouve embarquée à Ostende à vendre en multipropriété des appartements de cette ville balnéaire belge dans une ambiance « très au nord ».

Le film est souvent très drôle, et présente une kyrielle de personnages secondaires tragicomiques. Il se regarde bien parce que l’on ne sait pas où le réalisateur va nous mener, mais que le chemin est tout à fait agréable et original. Le personnage de Babou donne toute son énergie au film, et oriente parfaitement le ton des différentes scènes, humoristiques ou alternativement plutôt amères. On en profite pour voir, avec une certaine authenticité, les scandaleuses méthodes de vente de ces appartements, et dans une ville d’Ostende bien froide et morne. Mais c’est ce personnage central qui attire et émerveille, et agace aussi un peu de temps en temps. Elle aide un couple de jeunes paumés, elle martyrise sa collègue, elle fait tourner en bourrique un brave docker qui s’amourache d’elle, et elle devient surtout étonnamment la championne des rabatteuses de prospects !!!

Le problème avec ce film, c’est qu’en dehors du charisme d’Huppert, cela ne va pas beaucoup plus loin. Et quand je disais qu’on ne savait pas où cela menait, eh bien au bout d’un moment on aurait eu envie d’une conclusion un peu plus subtile. Je ne vais pas raconter la fin, mais elle est juste lamentable et d’une déconcertante facilité, un peu comme si l’auteur n’avait vraiment pas su comment ficeler son œuvre. Du coup, on a plus l’impression d’un court métrage qui aurait été délayé pour en faire un film, mais qui manque un peu de substance, de souffle et d’imagination.

Malgré tout, j’ai passé un bon moment, et voir Huppert dans un rôle inhabituel, loin des bourgeoises frigides et psychopathes, était une belle surprise. Elle est souriante et ouverte, elle est une mère maladroite mais émouvante, et la comédienne est encore une fois crédible… Elle sait vraiment tout faire, c’est dingue.

L’avis des copines : Julien, Philoo, Patrick.

Copacabana

Expression Ecrite : Mes vacances à Mirleft au Maroc avec mes copains

Huhuhu, n’empêche que c’est un peu ça.

Un pote, FX, nous a convié à une semaine dans la maison d’amis de ses parents dans le sud du Maroc. Nous étions donc 5 amis, dont un couple formé par mon chérichou et moi-même, à partager une somptueuse baraque accrochée à un rocher surplombant l’Atlantique. Mirleft est un tout petit patelin à deux heures d’Agadir, et c’est plutôt une station balnéaire locale, berbère par excellence, avec une poignée de touristes européens (je pense vraiment les avoir compté sur les doigts d’une main). Mais d’abord un petit tour du propriétaire :



En résumé, on avait une super chambre qui donnait sur la terrasse.

Notre super chambre

On y mangeait matin, midi et soir en profitant des embruns qui rafraîchissaient l’atmosphère.

Où l'on prennait nos repas

La terrasse donne sur la plage.

La terrasse

Blindée en arrivant, mais qui s’est vite dépeuplée à l’arrivée du ramadan.

La plage vue de notre terrasse

La plage vue de notre terrasse

On a finalement peu profité de l’intérieur de la maison qui est pourtant bien sympa avec son salon immense, et ces pièces qui en fait accueillent sans problème 8 personnes !

Vue du salon de la maison

Vue du salon de la maison

D’ailleurs si ce genre de location vous intéresse, je peux vous donner les coordonnées pour la louer.

Autant le dire tout de suite, il n’y a vraiment pas grand-chose à faire dans le coin. Et c’était parfaitement adapté à mon envie de ne rien faire du tout. Le grand bonheur était d’avoir une jeune fille à la maison qui nous a préparé toute la semaine de succulents repas. On discutait avec elle de ce qu’elle pouvait préparer, elle nous faisait la liste de courses, et à chaque repas c’était tajines, couscous, pastillas et autres joyeusetés gustatives. Et voilà en gros le résumé de nos occupations. Manger, dormir, lire, jouer, papoter, bronzouiller dans la brume qui avait tous les jours du mal à se lever (avec la chaleur dans les terres, la condensation en bord de mer était à la fois essentielle pour faire baisser la température, mais parfois donnait un ciel laiteux pas génial).

On s’est surtout bien entendu, mais je ne redoutais vraiment pas cela, et on a su occuper nos soirées intelligemment.

Twister party!!!

C’est marrant de voir à quel point l’aspect « côte Atlantique » peut faire ressembler une côte marocaine, à une côte bretonne. Et pourtant la ressemblance était flagrante et frappante.

Vue de la côte à Mirleft

Vue de la côte à Mirleft

Vue de la côte à Mirleft

A quelques pas de la maison, c’était un curieux no man’s land d’où l’on apercevait l’ancien fort sur une colline.

Vue du Fort sur les hauteurs de Mirleft

Et l’entrée du village avec quelques rues qui forment ce petit bourg et sa rue commerçante où nous effectuions nos achats quotidiens.

Entrée du village de Mirleft

Rue commerçante de Mirleft

Rue commerçante de Mirleft

Les photos sont vraiment à l’image de ce qu’on pouvait ressentir sur place. Pas beaucoup de monde, mais surtout une ambiance très différente des grandes villes marocaines dans lesquelles j’ai pu séjourner. Pas de sollicitation, pas d’arnaque ou de prix « touristes », pas de gamins qui harcèlent non plus, on était dans un milieu purement marocain. Cela change vraiment la manière de voir et de vivre le pays que j’ai enfin pu ressentir avec un minimum d’authenticité par rapport à mon autre voyage ici. Comme les gens de ce village ne vivent pas vraiment du tourisme, on peut avoir des rapports beaucoup plus agréables et sincères, et des échanges même non-verbaux que j’ai ressenti dans l’ensemble sereins et bienveillants.

On a poussé le vice jusqu’à se rendre à la grande ville du coin, Tiznit qui est tout de même le chef-lieu de la Province du même nom. Bon on en a vite fait le tour, et il n’y avait pas grand-chose à voir en réalité. Huhuhu. Mais j’ai bien aimé leur « bleu ». Cela me fait penser aux tableaux de Matisse dont j’ai retrouvé les bleus des portes…

Médina de Tiznit

Médina de Tiznit

Médina de Tiznit

Médina de Tiznit

Les plats à tajine de décoration posés sur le toit ont fourni un joli thème « soucoupe volante au Maroc » à Flo pour ses impressions soleil couchant… Huhuhu.

Soleil couchant à Mirleft

Soleil couchant à Mirleft

Soleil couchant à Mirleft

J’ai même signé la plage avant de partir pour laisser ma trace. Un tag énoooorme qui s’en est allé dès la marée suivante !

Matoo la Racaille qui tague la plage

Et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir quelques jours après notre arrivée à Paris une carte postale de FX !!! A. a aussi reçu la sienne… Hé hé hé, ça m’a bien fait rire, et je les ai mises dans la boite de la Poste locale moi-même en plus !!!

Carte postale du Maroc made in FX

Carte postale du Maroc made in FX

Licence poétique

Longtemps, j’ai parcouru ces villages esseulés des confins de l’Europe. Sous la chaleur immobile de l’été, sous des automnes enluminés de pourpre ou encore sous les cieux transis de l’hiver.

Citation extraite de « Capharnahome », un recueil de nouvelles sur la maison, de Bertrand Redonnet. Page 8.

La cuisine suicidaire de Paula

Attention vidéo qui peut choquer ou faire vomir selon la sensibilité des uns et des autres : Paula découpe une part de cheesecake qu’elle emballe de pâte préalablement beurrée avec une couche de morceaux de chocolat, puis elle fait frire le tout. Ensuite, elle recouvre de sucre glace, puis d’un glaçage chocolat, puis fraise, et enfin elle ajoute une bonne grosse louche de crème fraîche.

Arrrrgggghhh !! C’est criminel de montrer des recettes pareilles… et je vous passe son sandwich aux lasagnes, ou ses bouchées au beurre de cacahouètes… Mein gott, elle a écrit plusieurs bouquins qui sont des best-seller, elle passe à la télé, elle est une putain de superstar de la cuisine apparemment !!!! Tout ce que j’ai pu voir dans ces vidéos est quasiment une invitation au suicide culinaire, et c’est dingue qu’on puisse la trouver aussi « inspirational » que ce que j’ai pu en lire sur le net.

Bon appétit !!

If God hates fags, why are we so cute?

If God hates fags, why are you so cute?

Lors des Gay Prides, on voit souvent quelques slogans drolatiques, mais les américains sont vraiment fortiches en la matière. Cette vidéo montre un florilège de bannières et panneaux de manifestation vraiment marrants.

J’ai sélectionné ceux que je préfère ci-dessous (cliquez pour voir en plus grand). Il y a vraiment de chouettes trouvailles qui me donnent envie d’investir dans quelques pancartes l’année prochaine !!

Bourges, 2 minutes d’arrêt !

Ouh là là, depuis les vacances sont passées par là, mais je voulais tout de même montrer un peu ce qu’on a fait à Bourges il y a deux week-ends. 2 minutes d’arrêt car on a juste passé deux jours, et c’était largement suffisant pour faire le tour et avoir envie de rentrer à Paris. Huhuhu. Je suis mauvaise langue, on avait choisi cette ville parce que c’était à moins de deux heures de Corail (pas cher) de Paris, et qu’on pouvait visiter deux trois bricoles tout en se reposant.

C’est exactement ce qu’on a fait, avec un hôtel très sympa à deux pas de la gare et du centre-ville, un centre-ville qui se visite en deux coups de cuillère à pot, et globalement une jolie petite ville avec de belles et anciennes maisons, et deux joyaux que sont le Palais Jacques Cœur et la Cathédrale Saint-Étienne.

D’abord, on a rien fait. Et c’était très bien comme ça. Un bon déjeuner sur la terrasse de l’hôtel, et déjà cela nous motivait un peu plus pour se bouger. Mais avec un temps pareil, j’ai eu du mal à me remuer les fesses…

Terrasse de l'hôtel de notre week-end

Nous avons donc fait un tour au Palais Jacques Cœur, et cet illustre personnage et sa belle maison bourgeoise semblent hanter l’entière cité. Le voici en statue en face de sa magnifique bâtisse gothique flamboyant.

Statue de Jacques Coeur en face de son Palais éponyme

Ce Jacques Cœur (1400 – 1456) était grand argentier de Charles VII (celui-là même que Jeanne D’Arc a aidé à faire couronner) et fut un des plus riches hommes de son époque. Il était avant tout un grand négociant et commerçant avec des comptoirs et des relations commerciales dans le monde entier. Mais il avait aussi tellement de gens qui lui devaient de l’argent que lorsqu’il a été accusé d’un crime (apparemment monté de toute pièce), tous en ont ajouté pour ne pas avoir à le rembourser, et le spolier même de toutes ses possessions. Sa page Wikipédia est un vrai soap avec des noms célèbres en écho tels qu’Agnès Sorel ou Gilles de Rais.

Vue extérieure du Palais Jacques Coeur - Bourges

Vue extérieure du Palais Jacques Coeur - Bourges

Cour intérieure Palais Jacques Coeur - Bourges

Cette maison, qui préfigure les hôtels particuliers, est un bijou architectural qui représente ce qui se faisait de mieux et de plus majestueux à l’époque. Et Jacques Cœur n’y a même pas vécu… On y suit un parcours fléché très bien fait et bien illustré pour comprendre les différentes ailes de la maison, ses aspects utilitaires, fonctionnelles ou d’apparat, et malgré une absence de mobilier ou de décors, le gothique flamboyant a l’avantage de conserver ses bijoux dans la pierre, donc on en profite aisément ainsi. Même mises à nu, les pièces ont conservé une incroyable beauté et majesté. Les linteaux de cheminées racontent des histoires, les décors sculptées ont leurs polychromies, les plafonds peints leurs formes singulières et les escaliers leurs perfections géométriques…

Cheminée Palais Jacques Coeur - Bourges

Escalier Palais Jacques Coeur - Bourges

Le cri version Palais Jacques Coeur

(Cette dernière image me faisait vraiment penser au Cri de Munch ! Ou bien à une bouche à pipe…)

On a visité ensuite la cathédrale qui est superbe, et surtout notable, à mon avis, par son architecture sans transept très inhabituelle. Du coup, elle paraît vraiment très harmonieuse de l’extérieur, et revêt une robe de pierre des plus aériennes et effilée.

Vue extérieure de la Cathédrale de Bourges

Et l’intérieur donne l’impression d’une immensité troublante et surréaliste, avec encore une fois cette unique vue, oblongue et parfaite, du corps de l’église.

Intérieur de la Cathédrale de Bourges

Nous avons aussi visité la crypte avec une guide complètement folle, et donc très drôle, ce qui donne pas mal d’éclairages supplémentaires à l’édifice religieux. On y apprend par exemple l’existence d’un ancien jubé dont les panneaux de pierre ont été recyclés un peu partout. C’est ainsi que le jubé a été reconstitué en partie grâce à des découvertes assez incroyables d’anciens panneaux recyclés en simple dalle de recouvrement de sol (et donc particulièrement bien conservé en formes et peintures). Et on a de biens jolies vues de la ville lorsqu’on grimpe les 396 marches (sa mère, sa race, comme j’en ai chié…) :

Vue du haut de la Tour nord de la Cathédrale de Bourges

Il y a aussi à côté de la Cathédrale le joli jardin de l’archevêché :

Parc à côté de la Cathédrale de Bourges

Et la nuit, bah ça le fait bien. Huhuhu.

Vue de la Cathédrale de Bourges - la nuit

Mais la nuit venue, évidemment on a voulu un peu s’encanailler. Mais grosse déception, le JeremStar Café était fermé pour quelques semaines d’été… Huuummm c’est vraiment un bar local pour qu’il ferme l’été, je suppose qu’il doit fonctionner avec des étudiants alors (?). J’aurais bien aimé voir la faune locale qui fréquente un bar au nom pareil, huhuhu. Les pauvres, qu’ont-ils fait pour mériter cela. On n’a pas eu la patience non plus d’attendre l’ouverture du « Q » qui jouxte l’établissement, en craignant aussi une clientèle un peu trop hétéroclite. Tant pis !!

Le JeremStar Café de Bourges - Fermé l'été !

Le lendemain, dimanche, on a fait une petite promenade dans les marais de Bourges qui est en effet une vraie zone marécageuse à deux pas du centre-ville. Ces marais sont en fait des zones de cultures maraîchères diverses et variées, avec des parcelles parcourues par autant de rus et de petits canaux d’irrigation. Du coup la zone est fraîche, humide et était particulièrement agréable avec la chaleur du moment.

Promenade dans les marais de Bourges

Quand on aperçoit la Cathédrale à deux pas à travers les arbres et les eaux, on a en effet du mal à croire que tout cela est bien une zone urbaine !!

Vue de la Cathédrale dans les marais de Bourges.

Voilà pour un chouette petit week-end, pas très cher, une petite escapade loin de Paris mais pas trop loin, c’était nickel. On a pu passer du bon temps, se faire un bon restaurant (je vous conseille « La Prose« ), visiter quelques chouettes témoignages du passé et apprendre quelques bricoles.