Bye-Bye love

Je suis amoureux d’Ewan McGregor depuis le Rent de Trainspotting, et là c’est dans un genre totalement différent, mais il n’en reste pas moins diablement sexy. En outre, je le trouve vraiment très bon acteur. J’aime aussi beaucoup René Zellweger, et elle ne m’a pas déçu en écrivain féministe aux tenues kitschissimes et colorées.

Le film est construit sur une trame hyper classique de la comédie amoureuse des années 60. On a vraiment l’impression de voir un condensé des films de cette période, notamment le célèbre « La Femme modèle » de Minelli (1957) avec la délicieuse et espiègle Lauren Bacall (et Gregory Peck trop trop sex !). Ewan McGregor est Catcher Block, un journaliste people spécialiste de diatribes et autres libelles qui font de lui un être redouté et parfois détesté. C’est surtout un tombeur de femmes qui écluse tout New-York et un vrai stakhanoviste du dating. Alors débarque attifée à la dernière mode (elle change de fringue à tous les plans) une jeune femme écrivain, Barbara Novak, qui vient de finir son bouquin : « Down by love », où elle développe une thèse selon laquelle les femmes doivent s’affranchir des hommes pour devenir leur égal. Elle prône l’indépendance en laissant tomber l’amour, et en se consacrant à son boulot, tout en ayant des aventures sexuelles et pas sentimentales. Catcher doit interviewer Barbara, mais celui-ci la zappe allègrement, tandis que la vente des bouquins monte en flèche, et « Down by love » devient un best-seller mondial. C’est alors qu’elle le fustige lors d’une interview télévisée. Il décide alors de se venger en se faisant passer pour un quidam, et en déployant tous les stratagèmes pour l’amener à tomber amoureuse de lui, et à avouer que comme toutes les femmes, elle ne cherche que l’amour et le mariage avec un homme.

Le film décline alors toutes les ficelles des comédies sixties avec quiproquos, joutes un peu verbeuses mais parfois truculentes, intrigues amoureuses croisées et autres marivaudages. Je retiens surtout le côté clinquant et la minutie employée pour coller au style et rester totalement conforme aux standards de l’époque. Les décors, les fringues, les attitudes, le jeu des personnages, la mise en scène, tout est absolument analogue aux comédies des années soixante. Le petit bémol réside dans un petit manque de piment, mais c’est finalement l’adéquation au style qui veut ça (et dont je ne suis pas le plus féru), qui fait que j’étais content et diverti mais sans plus. Cependant, un petit dièse (oui je sais, ça n’existe pas, mais on se comprend) vient du scénario dont l’issue est absolument inattendue, et des multiples fins imbriquées. Il y a tellement de rebondissements, qu’on finit par douter d’arriver à une issue. Enfin, le thème de la lutte des sexes est modernisé par un dénouement qui réconcilie de manière un peu démagogique tout le monde. J’ai passé en définitive un bon moment car la mise en scène est enlevée et certaines scènes vraiment cocasses, outre cela les deux acteurs principaux sont excellents dans ces rôles sur-mesure.

Un truc m’a surpris et amusé au début, quand le bouquin de Barbara devient un best-seller, on illustre ce fait en montrant les devantures de librairies du monde entier avec son bouquin en vitrine. Notamment, on voit pendant quelques secondes une librairie française avec son livre, donc traduit en français, et le titre suivant : « En bas avec l’amour » (ou approchant je ne suis pas certain). Une traduction de « down by love » digne de google (qui traduit par : « vers le bas par l’amour ») qui m’a pas mal surpris sur le sérieux de la production qui se contente vraiment d’une version aussi limitée et tout simplement fausse.

Bye bye love

13 Commentaires

  1. Arg, Ewan… pourquoi il lui rasent le torse ! N’oublions pas le « record » qu’il est sensé avoir obtenu il y a quelques mois (les « actrices » ou prétendues telles l’ont élu comme possédant le plus bel appareil…)
    M’enfin, il est hétéro, donc ne nous affolons pas. Cependant, comme dirait un ami à moi, B., c’est pas une raison pour pas rêver…

  2. J’ai vraiment bien aimé le film aussi. Pas de grosses ficelles, un rythme dynamique, et beaucoup de plaisir visuel, personnes et décors. Pour « En bas avec l’amour », j’ai vu dans l’approximation de la traduction un simple côté cliché de l’étranger. Les traductions étaient tout aussi « américaines » que la façon dont les autochtones étaient représentés.
    Mon bémol à moi vient de l’affiche du film sur les kiosques à journaux (ma seule façon de savoir ce qui va bientôt sortir, en plus des bandes annonces). Cette affiche ne donnait vraiment pas envie, j’y avais d’abord vu une affiche pour une comédie romantique mielleuse hollywoodienne. Je n’y suis allé que pour Renée, bien m’en a pris 🙂

  3. Nan mais c’est pas fini ces pétasseries entre ex ? Nan mais oh ! bon ! ;o)
    C bizarre toussa….Matoo vous bassine avec ce film, alors que dans sa vie perso à lui même que ouai, beh c kil a pris une GRANDE décision depuis dimanche dernier…..;C bizarre qu’il en parle pas quand même passke bon, c bien beau les films toussa toussa, hein, mais bon, m’enfin…. :o)))))))

  4. Euh salut aussi Lemekamatoo 🙂
    Mais c’était même pas une pétasserie, c’était juste que quand tu parles du bouquin dans le film (au titre éponyme), tu mets « Down By Love » alors que c’est « Down With Love ». Non mais sinon, je ne me permettrais pas d’intervenir pour si peu :p…

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