Yarrow

Hier, j’ai fait la connaissance de Yarrow. J’ai eu pas mal d’embûches pour arriver à bon port. En effet, le RER avait des blèmes et j’ai mis un temps fou à atteindre le 18ème où habite le monsieur en question. Donc je suis arrivé assez en retard, et j’avais dit à M. que je ne rentrerai pas trop tard, donc je ne voulais pas rester trop longtemps.

Et Yarrow qui a cru que je m’étais embêté en sa compagnie, pffff. C’est tout le contraire ! J’ai vachement accroché avec lui. C’est marrant parce qu’il est le premier mec appartenant concrètement à la communauté des blogueurs que je rencontre. C’est peut-être aussi parce qu’avant, je n’avais rencontré que des pédéblogueurs, arf arf. Il habite dans un quartier où j’ai eu un peu la trouille de pénétrer sans armes, mais au bout de quelques minutes on se fait à l’ambiance un peu spécial du coin. J’ai retrouvé mes habitudes comportementales de mon Cergy natal. Il a un appart très sympa dans lequel il a tout refait (c’est pas une tapiole ça !) et duquel on peut même voir les étoiles (et grimper sur le toit).

J’ai passé peu de temps chez lui, mais j’espère qu’on se reverra prochainement, je sens qu’on a beaucoup de choses à se dire et la conversation fut prolixe et agréable. Et puis, il est plutôt beau gosse, donc je ne rechigne jamais à converser avec ce type d’internaute, arf arf. Ce mec connaît et fréquente beaucoup de blogueurs que je lis ou connais de nom, cela me fait à chaque fois l’étrange impression de parler de potes qu’on a en commun, alors que je ne les connais finalement ni d’Eve ni d’Adam. Ma langue a fourché à plusieurs reprises quand on discutait car je me suis entendu dire « Ah ouai, je me souviens, tu m’avais parlé de ça… », alors que je l’avais lu sur son blog (comme potentiellement des milliers de personnes). Et à chaque fois, je corrigeais en disant « enfin je l’ai lu chez toi quoi… ». Du coup, cela créé une intimité au bout de très peu de temps, et comme le blog n’est souvent que l’esquisse d’une vie, la rencontre tangible permet d’aller plus loin et de concrétiser une relation quasi-épistolaire.

Je suis rentré vers 22h chez moi après un nouveau parcours du combattant dont je suis sorti victorieux (ouf).

5 Commentaires

  1. VIE SOCIALE

    7.00 :

    «Allô ? / Salut Yann, c’est Rémi, ça va? / Ca va.. / Ca fait longtemps que je t’ai pas vu et j’aimerais bien qu’on se voit / Oui, ça serait sympa / Là, j’ai pas beaucoup de temps cette semaine, tu sais avec tout le travail que j’ai, mais la semaine prochaine, on pourrait déjeuner ou dîner ensemble? / Oui, pas de problème / Okay, on se rappelle, bye / Bye.»

    8.15 :

    «Allô ? / Salut Yann, c’est Marianne, ça va? / Ca va… / Je suis désolée de ne pas avoir appelé plus tôt, j’espère que tu ne m’en veux pas / Nan, nan… / En fait j’ai été très occupée dernièrement, mais ça me ferait plaisir de déjeuner ou dîner avec toi… / Oui, ça serait sympa / Cette semaine, je ne peux pas, je ne suis pas à Paris, mais la semaine prochaine, on pourrait arranger quelque chose? / Pas de problème… / Okay, bye / Bye.»

    11.25 :

    «Allô? / Salut Yann, c’est Eric, ça va? / Ca va / J’espère que tu vas bien / Ca va et toi ? / Ca va, mais j’ai tellement de boulot en ce moment que je n’ai plus une minute à moi, je ne sors plus, rien… mais j’aimerais bien qu’on se voit pour déjeuner ou dîner la semaine prochaine, d’accord? / Okay / Ca marche, bye / Bye».

    14.50 :

    «Allô? / Salut Yann, c’est H., ça va? / Ca peut aller, et toi? / Ca va, je pars en vacances pour une semaine, mais j’aimerais bien qu’on se voit la semaine d’après, pour déjeuner ou pour dîner… / Oui, en effet, ça pourrait être sympa / Bon, je te rappelle à mon retour, bye / Okay, bye».

    17.30 :

    «Allô ? / Salut Yann, c’est Laurence, ça va? / Je crois que oui, et toi ? / Ca va, malgré la tonne de travail que j’ai à faire, tu sais, les fins d’année sont toujours un peu difficiles / Oui, j’imagine / Ca fait longtemps qu’on s’est pas vu, ça te dirait qu’on déjeune ou qu’on dîne ensemble, je ne sais pas, moi, la semaine prochaine par exemple? / Sans problème / Okay, on se rappelle, bye / D’accord, bye.»

    19.45 :

    «Allô ? / Bonsoir Yann, c’est Bruno, ça va? / Oui, très bien et toi? / Ca va aussi, mais tu sais j’ai tant de trucs à faire en ce moment, je suis over-bookéd / A ce point? / Tu peux pas imaginer, mais j’aimerais qu’on puise quand même déjeuner ou dîner ensemble / Oui, moi aussi / Cette semaine, je ne peux pas, mais la semaine prochaine, je peux me libérer, je te rappelle? / Okay / Ca marche, bye / Bye.»

    21.20 :

    «Allô? / Bonsoir Yann, c’est Papa, ça va? / Oui, ça va et toi? / Ca va, mais j’attends le mois prochain avec impatience, avec tout le travail que j’ai en ce moment, ces vacances ne me feront pas de mal. / J’imagine… / Ecoute, je devais monter à Paris après-demain, mais je suis tellement occupé, que je viendrai la semaine prochaine, on pourra déjeuner ou dîner ensemble… / Oui, bien sûr / D’accord, je te rappelle pour te dire. / Okay, bye.»

    23.59 :

    «Allô? / Bonsoir Yann, c’est Jan, je ne te réveille pas ? / Non, ça va? / Oui, et toi? / Ca peut aller ; écoute, excuse-moi de te déranger à une heure pareille, mais tu sais comme je suis, comme je travaille sur ma thèse, je gère mon temps un peu n’importe comment / Je vois ça / Justement, en parlant de ma thèse de sociologie, j’ai enfin trouvé le sujet : «l’incommunicabilité en milieu urbain et son impact sur la vie sociale du XXIè siècle», qu’est-ce que tu en penses? / Pas mal…. très contemporain, comme idée… / Ecoute, j’ai envie d’interviewer les personnes de mon entourage pour avoir une base de travail, et recueillir leurs premières impressions sur le sujet…. En fait, j’aimerais pas qu’ils commencent à trop me parler de leur vie privée et de leurs problèmes persos, je préfèrerais que le sujet reste plus scientifique et sujet à analyse / Oui, bien sûr, je comprends… / J’aimerais bien commencer par toi, ça ne te dérange pas / Pas le moins du monde. / Ah, c’est sympa. Bon, cette semaine, je peux pas, je suis tellement occupé entre les rendez-vous avec mon directeur de thèse et les autres trucs que j’ai à faire, mais on pourrait se voir la semaine prochaine, pour déjeuner ou pour dîner, qu’est-ce que tu en penses? Pas de problème / Okay, merci, bye / Bye. »

  2. Aucune journée de ce type, à vrai dire, ou ceux qui appelleraient pour me tenir ce genre de conversations sombreraient vite dans mon oubli, rapide actuellement. Je prendrais le temps d’aider Jan, le dernier… assez bizarrement, son prénom résonne phonétiquement comme le mien; sa thèse est floue, mais je crois qu’il tient le bon bout, surtout si je lui envoie l’enregistrement de mes conversations fictives de ce jour.

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