Semaine nihiliste

Je suis fatigué. Et le pire c’est que j’ai répété cela à M. toute la semaine ! Pffff. On s’est couché tard, levé tôt, je n’ai rien fait de mes soirées sauf hier soir où j’ai rencontré Pierre. Nous sommes allés à l’Imprévu Café, un endroit que j’aime beaucoup (rue Quincampoix), et on a fait connaissance autour d’un verre. Je l’ai asséné de questions, comme je fais toujours, et je suis en général tellement direct et sans tact, que les gens répondent sans tiquer. Arf arf. On a passé un bon petit moment entre blogueurs…

Mais je ne dois pas être si négatif, le point positif c’est que j’ai larvé dans les bras de mon homme tous les soirs de cette semaine (ouaiiii ouaiii je sais, vous me détestez… et moi je vous emmerde de toute façon… lol). On a dans le salon un canapé confortable dont on ôte les coussins latéraux qu’on installe en dossier, et hop… juste la place pour une personne et demi affalée, juste en face de la télé, avec le bras à bonne distance des verres de coca, du cendrier et du matos pour M., des télécommandes pour moi (je masterise à donf la technique). Je ne vois pas meilleur pied que celui que je prends avec M. le soir à ne rien glander dans ce divan douillet, les jambes emmêlées et les caboches l’une contre l’autre. Humm à part peut-être, celui qu’on prend un tout petit peu plus tard, après cette efficace mise-en-bouche.

Ce soir, c’est la quille. Yes !! On doit aller à un dîner. Demain, je vois Diego, Donato et j’espère aussi Ludo qui rentre de New-York. D’ailleurs c’était drôle hier, car avec Pierre on s’était donné rendez-vous à la place oùtouslespédésdeParissedonnentrendezvous, c’est-à-dire la place Sainte-Opp’ (Sainte-Opportune). Et par hasard je suis tombé sur ce pote qui est parti faire de la recherche outre-atlantique, et un autre pote que j’aime aussi beaucoup : Eric. Ces deux compères m’ont étonné en me disant qu’ils lisaient mon blog !! Mein gott ! Jé soui démasqué !

Du coup, je me dis que vraiment je ne suis plus aussi « libre » de mes propos que j’ai pu l’être. C’est drôle cet effet à double tranchant de vouloir être lu de plus en plus d’une part, et d’être, par ce même mécanisme, de plus en plus retors à se livrer. Pour l’instant, ça va, je suis naturellement assez exhibitionniste et peu pudique sur ma vie pour en dire assez, par contre je suis plus bridé sur ce que je peux dire d’autrui. Et forcément, comme les aléas de la vie se constituent de rencontres et d’interactions, plus des gens proches de moi me lisent, plus je me censure. Je ne veux pas tenir un blog dans lequel je ne fais que juger ou encenser, et je suis assez satisfait de la direction que cela prend (même si forcément cela déplait à certains).

Bon et dimanche, une expo !!! Je ne suis pas allé au ciné de la semaine, y’a Zao Wou-Ki au Jeu de Paume, l’archéologie algérienne à l’Institut du Monde Arabe etc. J’écris ces choses ici car je sais que cela va me forcer à me bouger, c’est un peu comme si je me dédisais sinon.

7 Commentaires

  1. Quand tes collègues de bureau te lisent, ton ex te lit, ta mère te lit, c’est là que tu commences vraiment à te demander si ça vaut vraiment la peine de continuer…
    Alors tu craques un bon coup, et puis finalement tu deviens encore plus exhibitionniste, en faisant semblant de croire que tu es tout seul à te lire… 😉

  2. ben dis donc l’est vachement sympa ton blogàtoi ! ça va me faire de la lecture et ça va pas améliorer mon rendement au boulot (d’un autre côté j’vais avoir du mal à faire pire de ce côté là …)

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