Déboires ferroviaires

J’écris du TGV où Diego est en train de roupiller allongé en chaussettes comme un bienheureux sur ces deux fauteuils isolés face à face. Humm j’aime bien ce concept de partir en week-end à Montpellier en première classe. La voiture est quasi-vide, je suis bien confortablement installé dans les quatre sièges à côté de mon pote pour écrire sereinement (ouai je sais je suis une technoqueen avec mon portable connecté à internet dans le train…. Rhooo j’ai honte).

Je me sens terriblement bien, et pourtant la journée a commencé bien autrement. Hier soir, M. et moi étions invités à dîner chez une copine de M., nous sommes rentrés de là-bas vers 1h30, et du coup on s’est couché assez rapidement vers 2h. Je décidais de faire mon paquetage ce matin tôt, je mis donc le réveil et rejoignis mon bébé qui, somnolant, répondit à mon bonne nuit glissé au creux de son cou, par un inaudible « b’nui tou titou ».

Coup de semonce !! M. s’exclame en plein milieu de mon rêve : « Bébé !! Il est 9 heures (8h50 en fait car je fais avancer mon réveil de dix minutes comme sécurité psychologique), tu as raté ton train ! ». Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Bon allez, hop ! Le train est à 9h24, j’ai encore le temps de m’habiller et d’arriver en trombes à Gare de Lyon avant de départ. Lever en fanfare, je m’extrais du lit illico presto et me dirige à oilpé vers la salle de bain pour une désinfection matutinale essentielle. Je reviens vers la chambre quelques secondes plus tard pour choper quelques fringues et les enfourner dans un sac, puis je repars dans le couloir sans avoir assurer la sécurité de la piste de décollage. C’est dans ces cas là qu’il arrive un accident. Paf. Je glisse sur le tapis dans le couloir, et je m’écrase la gueule sur le parquet en me bousillant le poignet gauche. M. n’ose rien dire, il fait bien. Je me relève aussi sec, je n’ai pas le temps d’avoir mal, je me plaindrai plus tard.

Je m’habille, mets l’ordi dans sa sacoche, prends mon bouquin, et hop ! Il est 9h03. Je cours jusqu’à Nation, j’appelle Dieg sur le chemin. Mon pote est au relais H à choisir un magazine. Je m’explique en deux mots et file comme l’éclair dans mon RER, il est 9h08. Heureusement, à cette heure-ci, il y en a un toutes les minutes et je ne suis qu’à une station de la gare, 9h12. Encore une dernière épreuve, Diego m’attend devant la voie I, et je suis devant les escalators qui mènent directement au TGV à 9h16. J’ai son billet donc je dois d’abord le retrouver, car on est contrôlé dès l’entrée sur le quai. On s’appelle pour constater qu’on est pas du tout au même endroit. Je file jusqu’à la voie, il est 9h20, j’accélère la marche.

9h21, je le vois. Grands sourires, nous passons le barrage des contrôleurs et rejoignons notre voiture de nantis avec soulagement et anhélation (oui bon, je sais, mais j’aurais aussi pu dire dyspnée, alors hein…) pour moi.

Maintenant, ça va mieux. Je me sens beaucoup plus détendu et vraiment en week-end. Je suis hyper content de passer ces quelques jours avec Virginie et Diego, c’est une excellente chose pour oublier un peu le stress du boulot de ces derniers jours. Je laisse M. à Paris, par contre, j’aurais bien aimé passer le week-end avec lui, c’est un peu dommage. Mais bon, je lui fais confiance pour s’amuser sans moi, et à vrai dire, moi sans lui avec Dieg et Virg à Montpellier. :mrgreen: Tout de même, si vous le surprenez à se dévoyer sur Paris, appelez-moi !

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