Post-amorem, animaux sereins

J’aime ce moment juste après l’amour, où l’on se sent envahi par le sommeil, et où naturellement les corps se positionnent pour un dernier contact avant de perdre connaissance. J’aime avoir son dos contre ma poitrine, sentir tout son corps s’imprimer contre le mien et percevoir la douceur extrême de sa peau, la chaleur de son flanc et mon sexe lové sur ses fesses.

Mon bras gauche occupe juste l’espace formé par l’arrondi de son cou et l’oreiller, tandis que le droit passe délicatement sous son bras droit à lui, et ma main repose sur sa poitrine. J’ai le visage qui se perd dans sa nuque, et je sens cette affolante odeur de sexe, mélange de sueur, de salive et de sperme. Ma jambe droite se faufile entre ses jambes, et vient compléter la fusion charnelle. Nos mains se cherchent dans cet embrouillamini de membres et d’oreillers et de couvertures. Elles finissent par se trouver, les doigts s’entremêlent, et nos paumes imitent nos deux corps cimentés.

Comme un paquet dont on aurait préparé les ficelles, nous sommes prêts pour l’emballage final. Il suffit que chacun serre ses bras et jambes enchevêtrées dans ce pandémonium organique, pour que l’on se sente encore plus l’un contre l’autre, l’un avec l’autre, l’un dans l’autre. Une dernière étreinte, bisous, bisous, calinouchouchoux, mots doux, hiboux, choux, cailloux, et hop on se délasse, on se pose. Les mains se détachent peu à peu, je m’attarde un peu de ma main droite sur cette partie du corps que j’aime tant (le creux au dessus de la hanche sur le flanc) en descendant de sa poitrine à ses fesses. Je laisse ma main posée là.

Le sommeil nous gagne, les respirations se font plus profondes et plus calmes. La réalité commence à céder le pas sur le rêve, le contact de l’autre devient moins conscient, puis s’estompe. Nous nous séparons tacitement d’un commun accord afin de rechercher une position plus agréable « en solo ». Mais nous ne sommes pas loin d’un de l’autre. J’ai toujours une main baladeuse ou un bout de moi inquisiteur qui a besoin d’être en contact de l’autre. Parfois je ne fais qu’effleurer du bout d’un doigt son épaule, mais ça me suffit à m’endormir avec le sourire aux lèvres.

[Cette nuit, vers 1h30 du matin avec J.]

27 Commentaires

  1. Y’a des pincements au coeur qu’on n’aimerait jamais sentir… :pleure:
    Pourtant parfois, la justesse des mots excuse les maux qu’ils procurent.
    Très joli.

  2. C’est tout mignon!! Ca me rappelle mes dodos pendant la première année avec mon copain! Après, les corps sont moins fusionnels, mais bon… c’est si bon quand ça arrive!! :love::love::love::love::love:

  3. calins post-coïtums en s’enveloppant complètement, l’un donnant son dos, comme deux lettres ‘Ç’ s’emboîtant, sensation endorphine plongeant dans les bras de Morphée… l’amour rend beau et fort :redface:

  4. Ah le lit! C’est à mon avis l’endroit le plus intime; j’ai toujours l’impression de pouvoire être moi-même sans être jugé par d’autres à part mon copain et on dirait que rien ne me dérange quand j’y suis (surtout accompagné de celui que j’aime). Je trouve ton article très touchant et profondément personnel; pour ma part je pense être trop pudique pour pouvoir mettre un article aussi révélateur de ma personne sur un blog… mais je te trouve courageux de partager une partie de toi aussi intime avec tous. Belle sensibilité imagée.

  5. ou alors…

    J’aime ce moment juste après qu’il m’ait baisé, où l’on se sent envahi par le sommeil, mais que l’envie de péter tout l’air ainsi engrangé par des heures d’enfilades est trop forte, et où naturellement les corps se contorsionnenent pour éviter toute flatulence malencontreuse …. J’aime avoir son dos contre ma poitrine, sentir tout son corps (putain, il a mis trop de gel dans les cheveux c’est l’enfer, avec ma tête dans ses veuchs je vais m’attraper encore des boutons sur le front l’horreur ! faut que j’en parle a mon esthéticienne ! et mon sexe ratatiné tel un cornichon après date de péremption sur ses fesses.
    Mon bras gauche occupe juste l’espace formé par l’arrondi de son cou et l’oreiller, je sens mes veines gonfler tellement il a la tête lourde ce ptit gaillard ! J’observe mon bras se violacé tout en serrant les dents. Ca va, il pense que je gémis de bonheur…tandis que le droit passe délicatement sous son bras droit à lui, et ma main repose sur sa poitrine, gluante de sperme. J’ai le visage qui se perd dans sa nuque, et je sens cette affolante odeur de sexe, mélange de sueur, de salive et de sperme. J’ai urgamment besoin d’un coca light, sinon je vais vomir !
    Ma jambe droite se faufile entre ses jambes, et vient compléter la fusion charnelle. Ca y est, j’ai des fourmis partout dans les jambes. Nos mains se cherchent dans cet embrouillamini de membres et d’oreillers et de couvertures. Elles finissent par se trouver, les doigts s’entremêlent, et nos paumes imitent nos deux corps cimentés. Il m’écrase les phalanges, total bonheur.
    Une dernière étreinte, bisous, bisous, calinouchouchoux, mots doux, hiboux, choux, cailloux, et hop je l’éjecte habilement de l’autre côté du lit…
    Le sommeil nous gagne, les respirations se font plus profondes et plus calmes. L’enfoiré commence déjà à ronfler. Une tite pichnette dans le nez fait toujours son effet….La réalité commence à céder le pas sur le rêve, le contact de l’autre devient moins conscient, puis s’estompe. A y est, je recommance déjà à penser boulot…Nous nous séparons tacitement d’un commun accord …

    :boulet:

  6. mais po du tout du tout LOL pos du tout jaloux dabor !
    je souhaite que votre amour soit tout beau tout bien
    c’est juste les réactions niaiseuses des autres qui ont
    fini par me fatiguer gné. :pompom:

  7. Par défaut :

    Artist: Royksopp
    Album: The Understanding
    Year: 2005
    Title: Someone Like Me Print
    Correct

    Someone like me
    With someone like you
    How unlikely
    Too good to be true

    Someone like me
    With someone like you
    How unlikely
    Too good to be true

    Something’s be trying to hold me down
    ‘n leave me no hope on the battleground
    Im knocking on doors, Come on, let me in
    Desperately craving the feminine
    Then you came to me, genuinely
    How could I get lucky like this
    What have I done

    This type of thing’s just a fantasy
    The story is laid out so wretchedly
    Like out of a film or a magazine
    Appeal to the classical masculine
    But gradually it’s dawning on me
    This isn’t like in a dream, this is for real

    Being yourself what does that mean
    Seeing yourself is the hardest thing

    Someone like me
    With someone like you
    How unlikely
    Too good to be true

    Timing your movements so accurately
    Hearing you breathing so musically
    Unity strengthening rapidly
    Knowing you’ll always come back to me
    You’re never to close, or far away
    Perfect somewhere in between, vintage machine

    Seeing it’s already time to leave
    I got to go out, I need space to breathe
    Go before everything’s caving in
    Understand that, oh my heroine
    But someone like you, so hard to believe
    Sure this is not just a dream? Wake up and see

    Being yourself is a lonely thing
    If you never pick it up and just let it ring

    Someone like me (It’s what I’ve always dreamed of)
    With someone like you (More than satisfactory)
    How unlikely (It’s real you’re here beside me)
    Too good to be true (come on, let’s share this moment)

  8. Moments de grâce, parenthèse enchantée… Quelqu’un a fait allusion au journal Le Monde qui a publié le même jour un article sur L’engagement amoureux (rien à voir avec ce qu’a écrit Matoo) et qui rappelle le livre de J.Claude Kaufmann : « Premiers matins » : après l’amour, le réveil du lendemain.
    Léo.

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