Il ne se passe rien à la laverie

De retour à ma laverie Goncourt, samedi après-midi, parce que j’ai une tonne de linge et des draps et des serviettes et tout, et que chez moi ça prendrait à peu près trois semaines à sécher vu le temps. Et puis j’aime bien les laveries, j’ai toujours trouvé ces endroits fascinants. En fait, souvent on se croirait dans 2001 l’Odyssée de l’Espace avec tous ces hublots et cette couleur blanche immaculée. Une ambiance très science-fiction donc pour une activité des plus emmerdante et statique, et souvent pour compagnons de labeur des larrons qui ne sont pas là pour faire la foire. Mais bon, j’y ai déjà fait de savoureuses rencontres, comme quoi on ne sait jamais ce qui va arriver.

Laverie Goncourt

Eh bien là, il ne s’est rien passé.

Mais alors rien. Et puis y’avait personne.

Laverie Goncourt

Ah si, j’ai lu un bouquin en entier, mais bon ce n’est pas un exploit, un p’tit roman de 187 pages.

Laverie Goncourt

J’ai regardé mon linge tourner dans la machine, puis tourner dans le sèche-linge. J’aime bien quand ça tourne, et puis ça fait toum toum toum parce que les vêtements cognent contre les parois d’inox.

Je ne connais pas d’ambiance plus neurasthénique, et en même temps c’est un havre de paix assez reposant. En plus, mon portable ne capte pas et reste muet. Scotcher sur les tambours qui tournent et virent permet de penser à plein de trucs, à soi, aux autres. Et puis de ne penser à rien du tout, sinon au fait d’avoir bientôt plein de fringues propres à se mettre. Huuum c’est bon ça comme idée.

Non, non, ce n’est pas une chaîne, ni un concours, ni une imitation. C’est vraiment moi, un jour de rien à la laverie. C’était bien, j’y retournerai.

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