L’Amour des trois oranges

Ce soir, c’était la sortie à l’Opéra Bastille qu’avait concocté Kozlika. Etaient donc présents pour voir et écouter cet opéra : M le maudit, la dangereuse trilingue, Shaggoo et sa moitié, Vroumette et la sienne, Zvezdoliki, Gilda, Etienne et Vrai Parisien.

Les places à 9 euros c’est vraiment de la balle, évidemment ça donne un peu le vertige et un bon torticolis mais ça vaut carrément le coup. Cela place alors l’opéra à la portée tout ceux qui veulent s’y mettre.

« L’Amour des trois oranges » est un opéra de Prokofiev de 1921. L’histoire est celle d’un prince hypochondriaque et incurable qui va trouver dans la quête de trois oranges enchantées, dans la cuisine d’une méchante sorcière, le salut et l’amour. Mais on trouve une kyrielle de personnages secondaires et d’intrigues, avec des gens qui convoitent son royaume et veulent le faire mourir de langueur (une méchante fée, le premier ministre et la nièce du roi notamment), tandis que d’autres le soutiennent, comme Trouffaldino, qui essaie par tous les moyens de le faire rire.

Le thème principal et récurrent de l’opéra est assez connu et entraînant, mais manque de pot il ne vient que donner un peu d’énergie à une composition globale un peu molle et sans relief (à mon goût). Du coup, j’ai trouvé un manque de pèche et de lyrisme aux chants. Il s’agit plus de répliques quasiment parlées et qui tombent parfois complètement à plat. Ce n’est pas vraiment mon truc en fait… Je suis vraiment plus fan des oeuvres un peu plus troublantes et passionnelles, je crois que je suis résolument concierge (que je partage avec elle) dans mes goûts en la matière.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le spectacle en lui-même, qui en plus a le mérite de ne pas s’éterniser (moins de deux heures). En effet, la mise en scène insiste énormément sur les aspects festifs et quasi-carnavalesques de l’opéra avec beaucoup de jongleurs, danseurs et amuseurs en tout genre. La production ne lésine pas sur les figurants et sur les effets spéciaux pour rendre un peu de la magie de l’oeuvre avec envol des personnages, pluies d’étincelle sortant des baguettes magiques, jonglages de couteaux, brumes mystérieuses… La réalisation apporte donc beaucoup à une musique (pourtant bien orchestrée à ce que je peux en juger…) qui ne m’a pas emballé, et permet de remarquablement servir l’histoire.

L

13 Commentaires

  1. Mais c’est exactement ça. Je suis également en train d’en faire un compte-rendu, mais me trouve incapable de décrire avec simplicité cette histoire. Tu le fais très bien, c’est dit, j’oriente vers toi, c’est bien plus facile. Et hop !

  2. la musique est géniale, c’est le livret qui est minable!! Cela dit, la mise en scène fait beaucoup pour sauver le navire. Même si, c’est vrai, on ne va pas à l’opéra pour l’histoire: car qui s’intéresse aux tourments de Tosca, au marivaudage de Fiordiligi & co?

  3. J’attends, pour ma part, de voir le Rigoletto en mars prochain.
    Pour moi l’Opéra se doit d’être un spectacle total: musique, chants, visuels, mise en scène, tout doit participer à l’emerveillement et aux sensations du public; on veut de l’extra-ordinaire!

    Sinon, pour 20 euros vous pouviez aussi dîner avec Matoo après le spectacle. Sauf que c’était moi qui était à sa droite, nananère! :rigole:

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