De Paris-Plage à Bruxelles-les-bains

Temps de lecture : 4 minutes

Me voilà de retour à Paris après mes quatre jours chez nos voisins septentrionaux (et nos septentrionales copines). J’ai passé de bons moments bien revigorants avec Diegito, ce qui m’a fait un bien fou, et m’a rendu beaucoup plus zen que lorsque je suis parti. Je suis un peu étonné des messages que j’ai reçus par rapport à ce post « déprime ». Evidemment c’est gentil de se faire du mouron pour moi, mais vraiment ce n’était qu’un coup de calgon comme on a tous de temps à autre. Et après quelques heures de sommeil dans la quiétude de la rue de la Violette (The queerest street name, isn’t it ?) dans ce jovial quartier de la Grand’ Place (de cette ville que j’aime de plus en plus !), je me sens bien plus en forme moralement et physiquement.

Et pour les commentaires déplaisants, je ne suis pas un adepte de la censure, donc je ne les supprime pas. Cela montre aussi un peu la réalité de ce qui nous entoure. Evidemment ils m’atteignent, cela ne fait jamais du bien de se faire insulter si gratuitement et vertement. Mais je vois bien que cet acharnement n’est qu’un petit jeu sadique, dont les effets donc sont largement émoussés par la manifeste veulerie de son auteur.

Paris-Plage cette année me paraît bien plus réussi que l’année dernière, de par son ampleur nouvelle sur la rive gauche, ou bien son thème polynésien (j’adore les tikis). J’y suis allé au début, donc tout était encore nickel il faut dire, malgré une affluence incroyable les jours (regrettés) de canicule. Evidemment vous entendrez les parisiens pester en disant que c’est blindé de beaufs, banlieusards et touristes. Et c’est vrai, mais c’est chouette de voir la ville ainsi réappropriée par d’autres gens que des bobos en mal de « trends ». Et même si cette plage a plus des airs de Grande-Motte que de St-Trop, j’aime beaucoup l’initiative et le succès incontestable qu’elle rencontre.

La nuit, il est néanmoins bien plus agréable d’arpenter des berges qui se sont partiellement vidées, et on peut ainsi profiter d’une atmosphère un peu plus calme et fraîche. Les foules se condensent encore ici et là pour écouter des musiciens, et voir les mains se déchaîner sur les djumbés. Des centaines de personnes pique-niquent à droite et à gauche, et renouent avec la convivialité d’une bouteille de rosé fraîche partagée entre amis. Vraiment j’aime bien ce machin, qui correspond en outre parfaitement à l’idée que je me fais du centre de Paris : un endroit piéton pour tout le monde !

Je sais que c’est la croix et la bannière pour les automobilistes entre les embouteillages, et les étés aux voies sur berge bloquées, mais je pense que le transport individuel est une hérésie, et qu’il faut vraiment miser sur les transports en commun pour les développements urbains futurs. Je sais que c’est paradoxal par rapport à notre politique industrielle, mais il est peut-être temps de savoir où mettre les priorités.

Du coup, nous sommes allés nous balader à Bruxelles-les-Bains avec Diego et Thibaut, qui est la version belge de notre Paris-Plage. Ils n’ont pas la Seine évidemment, mais la Senne, et pas le même aménagement des berges, donc c’est assez petit mais plutôt sympa. Il y a du sable, des palmiers, et un tas de petites paillotes qui vendent des cocktails et où l’ont peut larver avec des potes.

Dimanche, nous sommes même allés faire un tour à Anvers, que je ne connaissais pas. Cela fait bizarre d’être à la fois dans le même pays mais dans une communauté linguistique complètement différente (enfin pour moi !), et surtout d’être dans une grande ville à une demi-heure de train (comme un RER en quelque sorte). J’ai eu l’impression d’aller de Paris à Lyon, comme je vais chez mes parents à Cergy.

Comme d’habitude avec Diego, nous avons éclusé les restaurants, mais surtout nous avons profité de cette opportunité de passer du temps juste tous les deux. Et évidemment quelques bars (UK, Belgica…) et un petit tour dans une petite boite dont Dieg m’avait parlé et qui est récente : le « Box ». J’ai trouvé l’endroit pas mal du tout, une ambiance un peu à la « Scorp », et des mecs plutôt jolis garçons. :mrgreen:

Au Belgica, samedi soir, j’ai reconnu un ancien visage. Et réciproquement, l’ancien visage que j’étais a été identifié. Vincent. Il s’agit d’un mec que j’ai connu (amicalement) sur dialh, il y a quelques années… quatre ou cinq je pense. Il est venu vers moi, et nous avons un peu discuté. J’ai eu la surprise d’apprendre qu’il lisait mon blog ( :salut:) et qu’il suivait donc un peu de loin ce que je devenais (mais on n’en sait pas tant que cela en lisant mon blog, hé hé). A l’époque je me rappelle que nous avions énormément parlé, et qu’on avait continué à correspondre par mail, des mails enoooormes dans lesquels nous étions allés loin dans les confidences et l’exposé de nos états d’âme. Du coup, c’est un étrange sentiment que j’ai envers ce mec qui est à la fois « personne », mais quelqu’un que je n’avais vraiment pas oublié, et qui m’a durablement marqué.

C’est fou comme Internet nous permet de lier des contacts, plus ou moins ténus, et de les multiplier de manière fascinante en regard de ce que la relation purement tangible le permettait avant. Aujourd’hui quand je rencontre quelqu’un, en cherchant un petit peu on finit par se trouver une connexion, et on peut rapidement dresser un réseau impressionnant de relations, dont un nombre important en commun.

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10 Commentaires

  1. sans oublier que le web permet aussi la rencontre de personnes qu’on n’aurait jamais rencontrées dans un contexte « classique ».
    C’est une bon facteur de brassage et à de très rares exceptions, mes rencontres webiennes (surtout celles grâce au blog) ont été excellentes !

  2. @Tout comme Juju:kiss:, j’ai rencontré des blogueurs formidables, et pourtant je ne suis pas blogueuse. C’est pour celà que les commentaires déblatérant sur le narcissisme et le sectarisme des blogueurs me font marrer ( enfin ceux que j’ai rencontré çà n’était pas le cas) même Matoo:langue::petard:
    Mais je n’ai toujours pas résolu la question qui me taraude pourquoi seuls les blogs de mecs m’intéressent:joker:

  3. Paris Plage ? oui et non (mais ch’uis Normand)…
    Ça me fait parfois l’effet d’une Nationnale 7 roulée en marche arrière, genre solutionner « l’incapacité de partir » par « l’envie de rester », décors factice en trompe-l’oeil. Mais ce ne serait pas la première voie où l’on « innoverait » à reculons sous prétexte de faire avancer le confort de tous. Ce serait, par exemple, comme essayer de nous faire croire que « Têtu » parle de choses graves tandis que son but serait d’abord de faire du fric en rinçant l’oeil.
    Par exemple.

  4. Bruxelles, ma ville, ses pavés, ses bars, son Belgica, Maman, sa Grand Place, son hôtel de ville et ses odeurs de frites. Une petite capitale sans prétention mais qui accueille les étrangers et touristes à bras ouvert.

  5. Bruxelles a bien sa Senne, mais Bruxelles-Bad n’est pas le long de celle-ci, mais bien le long d’un canal. Quant à la Senne, ben c’est une idiotie bruxelloise de plus, la rivière est enterrée.

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