Taxidermie

Temps de lecture : 3 minutes

J’allais voir ce film hongrois en me disant que ça allait probablement un peu me surprendre, mais je pensais avant tout à un de ces films intellos qui font marcher les méninges dans une ambiance soporifique. Eh bien pas du tout ! Ce n’est pas chiant du tout, au contraire même, et il s’agit d’un film qui m’a énormément plu, malgré les nombreuses scènes assez insoutenables. Si vous n’aimez pas les images un peu gores à base de sexe, bouffe ou chair humaine, vous pouvez vous abstenir. Mais il ne faut pas exagérer, c’est tout à fait supportable et tellement bien filmé que ça passe, je ne comprends pas la dizaine de chochotes qui a quitté la salle…

Pour mieux comprendre le film, je crois que le message de l’auteur, György Pálfi, est assez important à saisir :

Voici l’histoire d’une famille, ou presque…

En littérature, le modèle de la saga familiale a été défini par Thomas Mann : en trois générations, le grand-père lance le clan dans le monde, le père porte la famille au sommet de la société et le fils renonce aux valeurs fondatrices de la réussite. Dans Taxidermie, ce schéma est repris, déformé, amplifié et bouleversé. J’envisage ce film, l’histoire de ces trois générations, comme un film à sketches. Un film à sketches qui n’obéirait pourtant pas aux règles traditionnelles du genre car c’est bien ici une histoire complète qui en émerge.

C’est le fil de cette histoire complète que j’ai du mal à suivre. Les trois histoires, elles, sont parfaitement distinctes et nous mettent clairement dans les trois époques, ambiances et personnages. Il y a le grand-père qui est un soldat et obsédé sexuel pendant la seconde guerre mondiale, le père qui est un athlète et champion de « bouffe » (il fait des concours d’ingestion de nourriture) de la Hongrie soviétique des années 60, et enfin le fils, aujourd’hui, qui est une sorte de taxidermiste compulsif.

Le lien de filiation est clairement inscrit dans les trois volets, et on suit ainsi les trois destinées des personnages. Le premier cherche donc absolument à baiser, et se branle frénétiquement avec des méthodes quelque peu « incendiaires ». On y voit aussi un rapport sexuel assez étrange avec un porc entièrement découpé. Bon appétit bien sûr ! Mais le pire est « avenir » comme dirait Maïa, puisque le fils nous fait d’incroyables démonstrations d’enfournage de kilogrammes de soupe ou de tripes (de la bouffe visuellement bien dégueue évidemment). Et après chaque épreuve, c’est évidemment séance de gerbe pour tout le monde ! Huummmm ! Il gagne ainsi une certaine célébrité nationale, et se nourrit tant qu’il peut de cette notoriété. Contre toute attente, son descendant est plutôt du genre chétif et malingre. Ce dernier est un brillant taxidermiste qui fait une fixette sur son métier, et nous fait la démonstration des techniques les plus anatomiques et chirurgicales sur les plus inattendus des spécimens.

Voilà, oui c’est un petit peu dur. Mais le film raconte aussi une histoire, des histoires, et il tient vraiment en haleine par ce scénario improbable, et cette lignée tout aussi spéciale. C’est crade mais c’est aussi très drôle et dérangeant. Je trouve que le gore passe vite au second plan, derrière des personnages dont le profil psychologique apparaît rapidement à la lumière. György Pálfi force le trait de ses personnages, et fait sortir de manière saillante et marquée les névroses de ses protagonistes. On n’est pas certain de bien comprendre le pourquoi du comment, et la transmission générationnelles des psychoses, mais le film fonctionne. Il y a vraiment quelque chose d’intéressant là-dedans.

En tout cas, le film n’est pas intello-chiant, et il est remarquablement bien filmé. Evidemment il ne ressemble à rien d’autre, tant son scénario et sa fibre « fucked-up » en font une oeuvre inclassable et iconoclaste.

L’avis des copines : Niklas.

Taxidermie

15 Commentaires

  1. Tu nous fatigues avec tes commentaires sur ces films, ces expos, et compagnie. T’as rien d’autre à faire dans la vie que de faire croire à tout le monde que t’es un mec intelligent et cultivé ? Tu dois sacrément t’emmerder dans la vie pour passer ton temps à te faire chier au cinoche pour voir des daubes. T’as pas d’amis ? de boulot ? j’imagine que tu es du genre à n’avoir qu’une bande d’amis et à toujours voir les mêmes !!!

  2. Il n’est pas intellochiant, mais il est intello quand même ^^

    Ceci dit, j’adore tout ce qui s’intéresse aux transmissions transgénérationnelles. Enfin, bon, j’en suis sorti avec une belle nausée :S

  3. Pour faire un commentaire haineux de 5 lignes sur un blog, pour le coup, il ne faut vraiment avoir rien d’autre à faire : jojo, c’est toi qui dois sacrément t’emmerder dans la vie ^^

  4. Jojo> Carrrramba, jé souis démasqué !! Alors c’est vrai que je passe même pas pour un gars culturé ? Mais à quoi ça sert alors que je me décarcasse à faire tous ces trucs qui me font chier les couilles (au moins !!) ????!!! Putain t’as raison, je vais arrêter. En plus t’as raison, j’ai une bande d’amis et je vois toujours les mêmes (je comprends pas, mais je recopie). Je crains grave. C’est décidé, j’arrête tout !!!

    Merci Jojo ! :petard:

  5. Moi je dis que c’est son blog, au matoo, et s’il me plait de le lire, ou pas, ca ne regarde que moi; en fait, je venais d’abord sur ce blog par ennui – ben oui, faut sacrément s’emmerder dans la vie pour passer la sienne à lire celle des autres- et je suis resté parceque le matoo, il a une super gueule sur la photo en haut à droite.
    Comme dirait Le Quesnoy Junior : J’me l’mettrai bien sur le bout. (fin de citation).
    Ceci n’est pas une grossièreté, c’est une référence cinématographique doublée d’une invitation.

    Bref, je suis allé voir taxidermie aussi, sur proposition d’un amant (parceque je passe déjà mon temps à lire des blogs, alors si en plus je lis des journaux de cinéma, je ne vois pas quand je pourrais baiser), et j’ai trouvé ça ‘achtement chouette aussi. Je me demande quand même où se trouve le lien réel entre les 3 histoires, et si ça ne ressemblerait pas à une espèce de compil de 3 scénari que l’auteur a réussi à coller les uns aux autres sous ce prétexte de filiation qui pourrait laisser passer presque n’importe quoi.

    J’ai quand même envie de citer « Antibodies », un autre film récent dans lequel j’ai trouvé quelques liens, et pas seulement dans le gore, mais aussi dans l’évocation de la filiation.

    Tout ceci pour dire : Non, Matoo, n’arrête pas tout, la vie vaut d’être vécue, ne fait pas de bêtise, parceque bon, c’est toujours les plus beaux qui meurent alors ca commence à bien faire, tu vas pas t’y mettre non plus.

    D’abord.

    Erwan, de ErwanéBruno

  6. Laisse mon Matoo… Je réponds à ce crétin polymorphe et polypatronymique ! Jojo, c’était notre chimpanzé préféré à la Pépinière à Nancy (authentique !) Moi je dis ô minet tout puissant, ô doux félin marketeux : :FATIGUES nous ! Sois TOI et basta ! (Sois un vrai supporter de foot américain, Mat, ( private joke !)). Bon sinon sur le film c’est ce con de nounouille de Niklas, sans faire esssprès, qui m’a donner envie d’aller le voir et de l’aimer ? le détester ? le gerber ? Bon, tant que Madonna n’est pas dedans, c’est toujours ça de gagné… gnark… gnark…
    :boulet:

  7. Rhoooo mais non, laissez le, le pov’Jojo il n’a rien d’autre à faire dans la vie que de lire le blog de Matoo et de lui chier dessus. S’il n’avait pas ça, autant que le pov’con de Jojo, il sorte le fusil tout de suite.

    …qui a dit que ce serait une merveilleuse idée ??? 😆

  8. My godemiché ! Qui a anticipé l’ouverture de la chasse ? 😆 Bah je crois que c’est le propre de tous les Jojos de ce monde de flinguer les gens. J’ai un cousin par alliance (merci la famille :rigole:) qui est aussi comme ça et qui s’appelle comme ça ! :boulet:

  9. Relativement minable, comme troll : il fait même pas semblant d’avoir de la répartie. L’expression vandale et revancharde de la frustration quotidienne sous couvert d’anonymat n’est plus ce qu’elle était…

  10. Mais nan, il a raison !!!

    Pardon Jojo, pardon mon Jojo ! Je ne suis qu’une sous-merdeuuuh !

    Pitiéééé, ne me lis plusss !! S’il te plééééé !

    :pompom::pompom::pompom:

  11. Jojo> « je vous emmerde » s’est mieux.
    Matoo> tu es une addiction. « Ne me lis plus » tu sais pertinement que tes avertissements ou tes ouskases ne servent à rien. On reviens toujours….. n’est ce pas:mrgreen:
    Pour demain tu as ta tenue:mrgreen: petite requête perso: à la fin elle met une jolie cape blanche avec des strass à l’intérieur; tu paux me la ramener steuplait:langue::kiss:

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