Le Monde de Narnia : chapitre 2 – Le Prince Caspian

Temps de lecture : 2 minutes

Aheum… J’avais pas mal aimé le premier chapitre, la méchante était pas mal, et les effets spéciaux tenaient la route, même si les mômes étaient un peu ridicules, et le lion un peu trop christique à mon goût. Mais là, ça dépasse l’entendement…

Alors évidemment, question effets spéciaux et images de synthèse, on est servi, et bien servi. Il n’y a pas à dire, les animaux et autres créatures féeriques (ou pas) sont criantes de vérité, et parfaitement intégrés aux décors. Par contre, ces mêmes décors, et la manière globale dont le réalisateur a mené son film, font vraiment vraiment vraiment (non mais vraiment) penser au Seigneur des Anneaux. C’est vrai qu’on est dans une veine narrative assez proche, mais de là à autant en pomper les plans, ça paraît un manque de créativité assez décevant.

Ajoutez à cela un scénario vraiment naze, et inintéressant. Car il faut deux heures et demi pour que les gamins arrivent à Raniania mille ans après le premier épisode, pour découvrir que le territoire a été conquis par des méchants. Et donc, que se passe-t-il ? Pas grand-chose, ils font la guerre et reprennent le pouvoir, et voilà. Ok il y a bien un « Prince Caspian », mais juste là pour justifier le titre de l’opus et le look de jeune premier du comédien, qui est héritier du trône des méchants, mais qui passe aux gentils. Sinon il ne se passe rien, et on a souvent du mal à comprendre pourquoi le réalisateur s’appesantit ainsi sur des plans (trop) lénifiants.

Cerise sur le gâteau, les comédiens ne sont pas bons, le prince et les deux gamins aînés jouent carrément comme un pied. Entre leur trois expressions faciales et certaines tirades qui sonnent faux, j’ai vraiment été décontenancé. Par contre, j’ai beaucoup apprécié la gamine et le jeune frère, ils s’en tirent vraiment bien dans cette supercherie disneyienne.

Et le lion, le fameux lion (il me fait toujours penser à celui de Timotei), qui arrive comme une fleur à la fin pour tout régler d’un rugissement et d’un coup de cuillère à pot. Nan mais, il pouvait pas arriver avant lui ?? On m’explique là ce qu’il faisait pendant qu’on massacrait les créatures de Raniania ?? Et puis, il est toujours autant auréolé d’une parabole chrétienne qui est particulièrement insupportable et prosélyte.

Alors que reste-t-il ? Eh bien, quelques jolies scènes de bataille (mais sans une goutte de sang) et surtout des animations qui sont bluffantes. Les centaures, les animaux parlants, et les effets numériques sont à couper le souffle. Mais pas grand-chose d’autre, tant on apprend rien sur l’histoire globale de Raniania, et que ce second chapitre ne fait pas vraiment avancer le schmilblick. Bof, bof

L’avis des copines : Macsym, Kinoo.

Le Monde de Narnia : chapitre 2 - Le Prince Caspian

6 Commentaires

  1. Je te trouve un peu sévère. Ça reste un conte fantastique, dans la lignée du Seigneur des Anneaux. C’est loin d’être d’une qualité époustouflante, mais c’est divertissant, et bien meilleur que le premier opus qui était bien plus niais. J’ai passé un bon moment en allant le voir.

    Par contre j’avoue que le coup du lion qui arrive, rugit, et règle tout, c’est du grand n’importe quoi…. mais je suppose que les scénaristes ont suivi le livre !

  2. Autant le premier était mal joué (les 4 gosses étaient insupportables) et l’histoire une espèce de salade niçoise de créatures fantastiques abracadabrantes, autant celui-ci m’a semblé plus humble, moins fantastique et plus intéressant. Il y a dans le jeu des 4 gamins une plus grande complicité (le jeune frère insupportable de Niania 1 devient marrant dans ses maladresses ; le grand frère insupportable du premier opus devient colérique et tête brûlé en pleine crise d’adolescence, et donc bien plus consistant).

    Les méchants me semblent quant à eux plus intéressants et éloignés du manichéisme du premier opus avec la grosse vilaine sorcière : ce sont des humains qui luttent pour le pouvoir non pas pour la destruction fantasmagorique (sorcière de Niania 1) mais pour une domination politique de clan, ce qui est plus intéressant. Le méééééchant ayant quant à lui un certain sens de l’honneur, une vision de l’avenir (préparer le terrain pour le règne de son fils), et donc plus creusé qu’un bête méchant sorti d’un dessin animé mièvre.

    Le seul bémol me semble être l’arrivée du lion comme une Deus Ex Machina pour résoudre la situation même si on pressent la logique féérique de conte mystique derrière (le sauveur n’apparaît que lorsque ceux qui pouvaient agir ont agi à la mesure de leur possibilité – illustration du proverbe : « Aide-toi et le Ciel t’aidera », et non l’inverse).

    Plus réaliste que le premier opus (et plus épique), bien moins féérique et donc bien plus humain, le film ne se repose donc pas sur l’aspect fantastique des créatures de Narnia comme le premier volet.

    Si le scénario est simple et relativement linéaire, il demeure crédible et sans rebondissements artificiels ; il me semble qu’on rentre dans l’histoire naturellement (en tout cas, ce fut mon cas) à l’inverse du premier, tiré par les cheveux.

    Pour ce qui est de la dimension « christique » du premier film, elle est grandement amoindrie dans ce second tome (malgré l’intervention divine d’Aslan le lion).

    Ceci dit, j’ai toujours trouvé que cette dimension christique était particulièrement fantasmée dans le premier ouvrage. Tout ça parce que l’auteur était passionné par le christianisme et a écrit des bouquins sur la question avant (ou pendant ?) qu’il écrivait les chroniques de son monde onirique.

    A mon humble avis, ce sont les délires psychanalytiques d’un docte ignorant commentateur qui ont fait de ces références « chrétiennes » de Narnia une pseudo-revendication : ce n’est pas la figure du « Héros » à la grecque qui est christique ; c’est le Christ qui est une figure héroïque à la grecque (ce serait mettre la charrue avant les boeufs historiques que d’affirmer cela). Pire : le Christ et le Héros grec ne sont que des expressions occidentales d’un principe similaire bien plus anciens de plusieurs millénaires de l’incarnation du « sauveur divin » dans un corps humain. Ce qu’on nomme l’Avâtara (ou « avatar ») dans la mythologie hindoue, des interventions divines dans la grande logique des hommes par l’intermédiaire de personnalités bien spécifiques et exceptionnelles, venant bouleverser la logique humaine pour établir une logique divine planifiée des événements (voir par exemple le plus long poème épique au monde, la Mahabarata, dont l’épisode de Krishna – avatar de Vishnou – initie Arjuna, le jeune archer sauveur de son peuple dans la guerre relatée dans l’épisode de la Bhagavad Gita).

    En ce sens, même si les termes utilisés par l’auteur de Narnia sont une terminologie chrétienne (« les fils d’Adam », par exemple, pour parler des humains), la logique héroïque et des avatars n’est christique que dans la mesure où un « Seigneur des Anneaux » ou un « Dune » l’est tout autant : une illustration de la figure héroïque divine qui vient réaliser un plan métaphysique dans la société des hommes.

    Je terminerai en ajoutant que se contenter de relever la dimension soit disant « christique » de Narnia, ce serait faire le jeu de ces intégristes religieux américains débiles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui trouvaient Narnia merveilleux comme fable chrétienne adressée aux enfants. Leur donner raison, ce serait abandonner toute idée de raison critique et humaniste ; et, je sais pas vous, mais, moi, ça m’est inconcevable.

    C’est dit. 😆

  3. je ne prétendrai pas faire plus long que Arnaud, bien au contraire! Primo, parce que tout ce qu’il a dit est déjà très interéssant, et qu’il serait inutile de le répéter, et secondo que mon ordi serait bien capable de planter une fois la 50ème ligne écrite …

    Je dirai donc simplement que oui, les effets spéciaux et les décors sont magnifiques, que oui le Lion aime se faire attendre pendant qu’on zigouille tous ses petits copains, et que oui les comédiens sont très mauvais (et perso je ne relève que de très peu la « performance » de la petite dernière, à la limite…).

    Le scénario quant à lui n’est pas le pire de l’histoire. Ca reste classique, mais pas plus mauvais qu’un autre, assez en tout cas pour passer 2h30 agréablement assis dans son fauteil rouge. Mais là où le bas blesse, c’est les dialogues! Comment est-ce possible d’être aussi faux? Pas étonnant que les acteurs aient du mal à interpréter leurs rôles! Je prends tout de même mes précautions, peut-être est-ce la traduction française qui est particulièrement mal faite, mais ca ne peut pas tout expliquer…

    C’est pour ça que je te trouve encore gentil en concluant « bof bof » 🙂

  4. On sent bien que le réalisateur à trop vu le Seigneur des Anneaux avant de réaliser son film. Le problème, c’est que l’histoire est loin d’être aussi prenante et la réalisation n’est pas du tout à la hauteur de ce que nous a offert Peter Jackson.

    Et le côté culcul Disneyien, plein de pralin et de bonbons roses, c’est super indigeste (j’ai presque été surpris que les centaure soient torse nus, c’est limite indécent pourtant :hum: ).

    J’ai été trainé voir ce film alrs que je n’ai pas vu le premier. J’ai pas vraiment compris grand chose et du coup le coup du lion qui arrive à la fin, c’est totalement ridicule.

    Vraiment moyen ce film. Seul point fort du film comme tu dit Matoo : les effet spéciaux magnifiquement réalisés.

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