Tapis rouge et autres peaux de bananes

Temps de lecture : 2 minutes

J’avais malheureusement raté la séance de dédicace où j’aurais pu rencontrer Rupert Everett, dont je viens donc de lire cette sympathique autobiographie. Le titre résume exactement l’état d’esprit de l’auteur, et il est incroyablement bien choisi. Il évoque à la fois le contenu (évidemment), mais aussi toute l’autodérision et l’humilité de ce comédien ouvertement gay et connu dans le monde entier.

J’avais déjà lu un roman de Rupert Everett, et je savais donc qu’il pouvait à peu près manier une plume, ce qui n’est pas donné à tous ceux qui veulent rédiger une autobiographie (sans l’aide d’un nègre). C’est tout à fait confirmé avec ce bouquin qui a le grand mérite de proposer un traitement proche du roman, et donc très agréable à lire. Il s’agit de Rupert Everett qui nous conte son existence avec toute sa verve et son ironie mordante si britannique. Il est loin d’être complaisant avec sa carrière ou bien ses qualités artistiques, et il nous présente simplement sa vision des choses avec humour et émotions.

Je ne connais que l’acteur que tout le monde a découvert en 1996 avec « le mariage de mon meilleur ami », mais là c’est l’occasion de revenir sur la genèse de ce personnage à la grande popularité. Et c’est grisant de le lire petite pédale adolescente, fan de comédie musicale, et bourgeois décadent qui se cherche. Ensuite, comédiens à deux balles qui galère dans des théâtres miteux, et qui peu à peu, se fait des relations et un petit nom. Ce qui est curieux c’est qu’il a surfé sur la vague de la « mode des gays », et qu’il l’a rapidement assumé, jusqu’à incarner le « gay de service » dont il est très difficile (encore aujourd’hui) de se débarrasser.

Le roman est donc très correctement écrit, mais il est surtout excessivement drôle et à la prose enlevé. Ce n’est pas un grand chef d’oeuvre, mais j’ai beaucoup de considération pour l’auteur donc ça m’a particulièrement plu d’en apprendre ainsi sur sa vie. J’ai bien sûr lu avec délectation les passages qui évoquent Madonna, et leur génial film (huhu, nan mais sérieusement moi je l’avais trouvé bien à l’époque), et qui sont tout à fait conformes à ce qu’on connaît d’elle. Il faut dire que, comme on s’y attend, Rupert Everett a attiré toutes les filles à pédés d’Hollywood et s’en est fait ses meilleures copines pour la vie.

Tapis rouge et autres peaux de bananes - Rupert Everett

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9 Commentaires

  1. Hein, quoi, comment, j’ai raté une séance de dédicace avec Rupert Everett !! 🙁 , le seul acteur que quand j’étais jeune j’étais capable d’aller voir n’importe quel film du moment qu’il y jouait et qu’en plus ce qui est publié sous son nom (je ne peux m’empêcher par expérience d’être méfiante envers les personnes qui ont d’abord un nom puis publient ensuite, c’est peut-être en l’occurrence très injuste, je le crois très capable d’écrire aussi, mais bon les circuits économiques étant ce qu’ils sont …) est pas mal non plus. J’en ai lu deux, dont un qui n’était pas sans un cousinage vianesque et qui m’avait bien plu.

    PS pour marie : son orientation sexuelle m’est complètement égale, de toutes façons même hétéro, il serait trop beau pour moi … :pleure:

  2. PS pour Matoo : il a été fameux bien avant 1996 :
    Another Country, 1984 où il crève l’écran de tellement il est beau à couper le souffle (et dans un rôle, mmmm ambigu au possible, :redface: )

  3. PS: je sais que je vais me dévoiloer comme étant de la génération pré-VHS mais tant pis. Le monde a découvert Rupert Everett dans son premier role, déjà un role de gay, dans Another Country (en 1984). Il fallait que celà soit dit, je trouve.

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