In love with Shakespeare

Temps de lecture : 2 minutes

En écoutant le podcast de Katia et Kyliemac, j’ai eu la merveilleuse surprise de les entendre parler de moi !! Youhouuuuuuuu !! Bon évidemment, c’était pour parler de mes fesses à Corfou, et du fait que j’avais passé au moins quinze jours en vacances ! Quelle marseillaise cette Katia !!!!!!!! Je ne suis resté qu’une misérable minuscule tout petite semaine de rien du tout. :mrgreen:


K&K – Extrait de l’épisode 242

Ecouter ces podcasts m’aide aussi à rester à flots au niveau de la compréhension de la langue anglaise (même si en l’occurrence c’est là américain et australien), puisque cela fait maintenant deux ans que je ne bosse plus que dans la langue de Molière (une boite ou même le « buzz » doit être traduit en « bouche-à-oreille », c’est dire !). Avoir rencontré aussi ces jeunes femmes adorables, ainsi que Steve, est l’occasion de baragouiner un peu d’anglais, et c’est un plaisir que je cultive depuis des années. Aaaah que j’aime parler anglais, même avec mon accent merdique et mes deux cents mots de vocabulaire.

Vouloir parler anglais est un truc de gamin en fait. Je me souviens parfaitement quand j’étais en primaire et que je trépignais à l’idée d’arriver en sixième pour commencer l’apprentissage d’une langue étrangère. Je voyais des films à la télé (je regardais le cinéma de minuit avec mon père qui adorait ça) et je trouvais tellement mystérieux le fait de parler une autre langue. Mais encore plus dingue était la possibilité de l’apprendre et d’ensuite le parler ou l’écrire. Je pensais que c’était un truc qui me permettrait d’avoir un pouvoir, un vrai pouvoir de X-Men. Hu hu hu.

Lorsque je suis entré en 6ème, on m’a demandé qui était mon prof d’anglais, notamment mes cousins et cousines, car nous sommes tous passés par le même collège, et tout le monde a frémi quand j’ai dit « C’est Madame D. ». En effet, elle avait la réputation d’être la plus mauvaise prof d’anglais de l’univers connu. Et c’est vrai que c’était chelou comme cours, c’est le moins qu’on puisse dire. Par exemple, elle a fait tous ses cours en anglais pendant bien deux mois avant de nous parler en français pour qu’on comprenne au moins ce qu’elle voulait nous dire. Et puis elle était un peu maboul, en demandant des trucs de oufs pour le lendemain, en criant beaucoup. Hu hu hu, que de souvenirs.

Mais étrangement, et je me suis encore fait des ennemis dans la famille suite à cela, j’ai scrupuleusement et studieusement suivi les leçons de Madame D. Non seulement, j’ai eu de bonnes bases et j’étais le premier de la classe, mais finalement cela m’a servi pendant toute ma scolarité. Je disais alors, et je le pense toujours, qu’un prof n’est là que pour enseigner et que les élèves doivent s’adapter, pas le contraire (ok y’a des limites tout de même, hé hé).

Je ne suis pas devenu une bête en anglais, mais j’arrive à me faire comprendre et à décoder une conversation. Etrangement, je garde pour les langues cette même fascination, et quand j’entends les idiomes les plus exotiques pour moi (arabe, hébreux, coréen, swahili, haoussa), déjà je me demande comment ils font pour se comprendre (hu hu), je rêve de pouvoir à mon tour les comprendre et en devenir locuteur. D’ailleurs j’ai tendance à répéter des bouts de phrases ou des syllabes quand je regarde des films en VO (tous les trucs pas en anglais), ce qui fait beaucoup rire mon chérichou qui dit que je suis un fameux polyglotte.

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6 Commentaires

  1. Ha ben, ça alors, ça touche directement au sujet de mon blog, qui s’appelle « Pour en finir une bonne fois pour toutes avec mon blocage à l’égard de l’anglais ».

    J’y écris et j’y réponds en anglai,s en mettant à contribution les outils disponibles en ligne, tel que Google translation et Babel fish.

    Dans le même ordre d’idées, as-tu déjà entendu parler de la glossolalie ?

    Mieux, Luis Wolfson, un jeune schizophrénique newyorkais qui ne supportait plus l’anglais, sa langue maternelle, et qui avait inventé un procédé pour convertir mentalement les mots anglais en des équivalents de sens et de son proches instantanément.

    Pas étonnant, dès lors, qu’il écrivit des livres en français.

  2. Il n’y a pas que Madame D.
    Tous les profs d’anglais se doivent, contractuellement, d’être bizarres – d’arborer des tenues inattendues aux combinaisons de couleurs audacieuses / asséner les memes sempiternelles phrases d’une voix nécessairement stridente ou nasillarde, étudiée tout exprès pour vous percer le tympan afin d’y déposer ensuite la précieuse semence sonore de la musique anglaise / et lorsqu’ils sont de surcroit agités de TOCs imprévisibles et déroutants, alors ils finissent inéluctablement chefs de bandes de profs d’anglais. Et je parle d’expérience.

  3. C’est marrant, je regardais aussi le cinéma de minuit gamin, peut-être que mon goût vient de là aussi — en plus d’une fascination certaine pour les Etats-Unis et l’image de progrès véhiculée (à tort ou à raison) par ce pays.

    Parler anglais, c’est pour moi le plaisir de voyager verbalement.

  4. Your english is perfect.

    Pour enseigner l’anglais, il faut avant tout aimer la langue. Si on aime cette langue, la personne ressent la même chose, donc l’autrui voudrait aussi l’apprendre.

    On facilement l’apprendre tout en regardant les films, c’est une excellente idée.

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