Balénoptéridés d’amour

Caudale

Cela m’a fait penser à ma propre émotion cet été alors que je voyais au loin les baleines et baleineaux s’ébrouer dans l’océan, et parfois sauter ou simplement disparaître dans un geyser.

Les chasseurs de phoques savent faire glisser le kayak sans aucun bruit, et c’est à cet art respectueux de ce monde que je me livrais quand je les ai vus : un couple de grands rorquals bleus, totalement immobile dans ce chenal très calme, et tout cet univers attentif à ce qui allait se passer : le chant d’amour de monsieur pour madame…

Il se tenait suffisamment près d’elle pour que l’onde sonore n’ait pas la distance pour se développer vraiment en son, mais la prodigieuse puissance de ce chant fit vibrer la terre elle-même sur un large espace. Le son n’avait pas besoin de passer par les oreilles, la peau tout entière de la dame entendait le discours amoureux.

Et puis moi aussi à travers la mince coque du Kayak, j’ai senti la seule vérité de ce monde, continuer, l’appel de la vie à se poursuivre, à faire mieux par le geste d’aimer. La puissance de ce chant était si grande que je fus tout de suite en état d’amour, sans la tension du corps, sans la frénésie de l’action, mais dans la complète extase de participer à l’amour, à sa naissance même.

[source : Moukmouk de Pohenegamouk]

Allez également écouter le chant de la baleine amoureuse sur son post !

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