Banal trauma

Vous aurez compris que j’aime beaucoup beaucoup le petit Quentin Mallet, vu que je le cite régulièrement. Mais il écrit vraiment des trucs biens, et autant dans le fond que la forme. Parce que forcément j’aime bien les juxtapositions comme cela :

Tiens ils ont construit une maison dans le sous-bois où je me suis fait violer quand j’avais 11 ans.

Je sais que ça peut être glauque de prime abord, mais c’est tout le contraire. C’est le récit circonstancié sans pathos d’un traumatisme qui aurait pu être bien bien pire, mais qui est déjà évidemment très marquant. J’aime son interrogation surtout à propos du déterminisme qui est en jeu ou pas, suite à un événement pareil. Et j’aime aussi, que l’explication reste hypothétique et que ce n’est pas grave. C’est salutaire de s’interroger, réfléchir, réaliser son introspection (et ça passe le temps), mais ça ne l’est plus d’en faire un blocage insurmontable (sauf quand le trauma est plus grave bien sûr, je ne juge pas les réactions de chacun face à un événement, quelle qu’en soit la teneur).

Vivre avec une amertume, et un souvenir qu’on ne pourra plus jamais toucher expluser.

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