Maurice (James Ivory)

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C’était cool de revoir ce film chez PH ce soir, dans le cadre de ses soirées « CinéFolles ». Je retiens toujours cette phrase du roman de EM Forster à l’origine du film.

Après cette crise, Maurice devint un homme. Jusque-là – si tant est qu’on puisse évaluer les êtres humains -, il n’avait jamais été digne d’affection : il était conventionnel, mesquin, déloyal avec les autres parce qu’il l’était avec lui-même. Il avait maintenant à offrir ce qu’il y a de plus précieux. L’idéalisme et la sensualité entre lesquelles il se débattait, adolescent, s’étaient finalement fondus en un tout harmonieux et transformés en amour. Personne ne voudrait peut-être d’un tel amour, mais il ne pouvait en avoir honte, parce que cet amour c’était « lui », ni son corps ni son âme, mais tout son être qui s’exprimait à travers l’un et l’autre. Il souffrait encore et pourtant un sentiment de triomphe se faisait lentement jour en lui. La douleur lui avait révélé un lieu au-delà des jugements de la société où trouver un refuge.

Maurice (E.M. Forster)

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