De Machin de Bidule de Truc

Hier, j’ai eu la pire expérience professionnelle de ma vie (bon plus sérieusement, de ces dernières années en tout cas). Il m’arrive assez régulièrement d’être contacté dans le cadre de mon taf pour visiter des endroits spécialisés dans le « digital » comme on dit de nos jours. Hier, c’est un de mes collègues qui m’a traîné à une rencontre dans une boîte où on était censé parlé à un spécialiste de la « smart city » (ça commence mal).

Je garde l’esprit assez ouvert, même quand je découvre que le truc est un hôtel particulier dans le 8e arrondissement. Mais quand c’est Louis-Stanislas De Machin de Bidule de Truc qui nous reçoit, je me dis qu’il y a un truc qui cloche. Mais bon je m’en veux de jouer les ségrégationnistes, je ne vais pas rejeter un gars avec 3 particules juste pour cela. C’est là que je remarque les divers patronymes qui émaillent l’organigramme de la boîte… Au moins 5 ou 6 triparticulés !!! Nan mais habituellement, ils n’en utilisent qu’une, et font l’impasse sur les autres. Là les cartes de visite débordent littéralement !

Evidemment, c’est blanc blanc blanc, mais relativement féminin vu qu’en gros c’est une boîte de com [sic], même si on m’avait vendu le truc comme un lieu collaboratif, propice à la créativité et bla bla bla. Tout commence donc , par Louis-Stanislas De Machin de Bidule de Truc qui explique ce qu’ils font là. Et là c’est la cata.

Il anone buzz-word sur acronymes à l’américaine, et me donne le nombre de livres publiés par chacun des « experts » de la société. Il met des « smarts » devant tous les mots. Et même si absolument tous les vocables sont en anglais, ils ne bossent qu’en France pour des français. J’ai envie de m’enfuir en courant, et en faisant pipi et caca dans les escaliers.

Il finit par nous présenter le pédégé, qui a écrit 7 ouvrages. Ce dernier se rend compte qu’il est en face de petites gens inutiles à son bizeunesse, et donc sans rien dire il se met à tapoter sur son Mac. Cinq minutes plus tard de manière totalement incongrue, il se lève et quitte la pièce. On ne le reverra plus. J’hallucine sur un comportement de malotru pareil.

En rentrant, je gougle à droite à gauche ces types, et je découvre qu’il s’agit en effet d’un truc terrible d’entre-soi de grosses boites, qui sirote de la starteupe nécheune et qui éructe au kilomètre de la disruption digitale à coup de block-chain, IOT, smart, data, et j’en passe et des meilleurs (et je bosse dans ce milieu, et j’adore ces technologies, et on peut en parler sans ce galimatias amalgamé). Ce qui est drôle au final, c’est que c’est à la fois un groupe de gens blancs et triparticulés qui bossent dans des grosses boîtes avec de gros salaires, mais c’est aussi très très très mauvais. Hu hu hu.

Tout cela confirme aussi à quel point ce club est parfaitement constitué, et fonctionne en parfaite autarcie. Eurk, eurk, eurk.

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