Unorthodox (Netflix)

Temps de lecture : 3 minutes

Lire l’important addendum en fin d’article.

Je regarde beaucoup beaucoup de séries, trop même, et je passe régulièrement par des périodes de saturation. Mais finalement j’en parle peu sur le blog, ou alors vraiment de celles qui m’ont énormément marquées. J’aime bien les mini-séries de quelques épisodes comme Unorthodox qui propose une narration de la taille d’une saison classique, ou même comme là sur quelques parties, qui s’apparente du coup à un très long film. Et cette série comme la précédente a défrayé les chroniques en ligne, et je n’en ai lu que du bien. Comme pour la précédente, je n’ai pas été conquis, ou pas à la hauteur des propos laudateurs largement répandus.

Malgré tout je n’ai pas été déçu, comme Hollywood en tout cas, par Unorthodox que j’ai plutôt trouvé bien écrit et très bien joué. L’histoire en elle-même étant une histoire vraie, cela touche forcément un peu plus. L’héroïne Esther est une new-yorkaise juive orthodoxe qui est mariée, et dont on suit dès les premières images la fuite de son mariage mais aussi de sa communauté. Elle part pour Berlin, pour essayer de refaire sa vie, une ville où sa mère habite, elle-même ayant fuit la communauté des années auparavant. Les choses sont un peu compliquées pour Esther qui était fâchée avec sa mère, et qui a forcément du mal à rompre tout de go avec ses racines. On suit donc très classiquement son évolution et son émancipation berlinoise, tout en ayant des flash-backs qui nous renseignent sur sa vie à NY, et petit à petit le pourquoi du comment de sa fuite en Allemagne.

L’intérêt réside dans cette histoire qui est plutôt intrigante, souvent émouvante et plutôt bien menée, mais aussi dans une sorte de docu-fiction sur la communauté juive hassidique de NY. Mais j’ai un problème, et je crois que c’est à la fois un défaut et une qualité. J’ai trouvé que le tout se traînait en longueur, et que ça manquait sérieusement de piment scénaristique, et qu’on aurait aussi si bien de boucler ça en un film de deux heures. En effet, on explore plein de détails de la vie de la communauté hassidique qui ne servent en rien l’histoire. Et donc on se demande un peu pourquoi ils sont allés autant dans les détails. Les péripéties berlinoises ne sont pas non plus « dingues ». Et la fin est calme et presque sans ressors romanesque ou passionnel, du coup le tout sans trop de « saveur » selon moi.

Malgré cela, et c’était le volet « défaut », comme la série est tirée d’une histoire vraie, au moins on n’est pas dans un truc complètement fictif et relevant de l’imagination d’un auteur hollywoodien. Du coup on a beaucoup moins de rebondissements classiques, et on est moins dans une mise en scène tendue visant à divertir, mais plus dans le récit d’un truc de la vraie vie. En fin de compte, même la réconciliation familiale ou l’histoire d’amour, ou même l’attitude de la communauté, paraissent manquer d’un petit souffle épique. Mais c’est donc aussi une qualité, car on n’est pas dans une version hollywoodienne qui rajoute des paillettes, des drames et des cris avec une surenchère continue. Là finalement, c’est complètement crédible du début à la fin.

Je reproche donc des longueurs en général, et je pense vraiment qu’un film aurait suffit, mais finalement le côté « réaliste » de l’histoire me plaît bien. Les comédien·ne·s sont tout·e·s vraiment très bon·ne·s, et c’est évidemment un des facteurs clefs de la qualité de la mini-série. J’étais drôlement content de revoir Yousef Sweid que j’avais vu dans les films d’Eytan Fox (le génial « Tu marcheras sur l’eau » et « The Bubble« ). (Il est toujours super joli garçon. ^^ )

EDIT de 17:49

Suite à ce post partagé sur touiteur, voilà une réponse qui change beaucoup de choses.

Donc si toute la partie berlinoise est inventée, il y a un problème de scénario et de rythme, quite à faire de la fiction autant y aller à fond quoi. Mince, du coup c’est traître d’afficher partout que c’est tiré d’une histoire vraie. Je me suis (encore) fait avoir !!! ^^

2 Commentaires

  1. Moi aussi j’ai pensé à The Bubble … Et j’ai été scotché par le magnétisme de Shira Haas. Cette fille illumine l’écran. Beau casting, belle série (même si je suis d’accord sur les longueurs) et épisode de making of très intéressant. Elle restera une série assez marquante pour moi.

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