Un tour au Louvre

Temps de lecture : 4 minutes

En cette journée maussade, un dimanche qui aurait pu être passé sous la couette ou devant la télé, j’ai opté pour trois bonnes heures à me perdre dans le musée du Louvre. En ce moment, les musées ne sont pas énormément fréquentés, donc on peut profiter pleinement des collections. Et j’aime aller au Louvre deux ou trois fois par an, pour revoir des choses que j’aime ou bien en découvrir d’autres, souvent par pure sérendipité. Il faut dire que mon sens de l’orientation légendaire ne me donne guère le choix, et que même après vingt bonnes années à Paris, ce bâtiment reste pour moi un imprenable dédale.

Je suis rentré tard vendredi soir de Nantes, et j’ai eu envie de marcher depuis Montparnasse pour rallonger un peu plus mon parcours. En arrivant vers le Louvre, j’ai vu la Cour Carrée ouverte, et je n’ai pas résisté à jeter un œil. J’ai toujours adoré cet endroit, où je venais me réfugier plus jeune (Et vas-y que je mets un lien vers un article de 2004, il y a donc 16 ans… Mein gott!!) quand je voulais méditer un brin. La nuit avec son bel éclairage et cette atmosphère humide au possible, ça rendait assez bien.

Et hier soir, je me suis dit tiens si j’allais passer une partie de mon dimanche là-bas !!? Je me doutais que mon cher et tendre ne m’accompagnerait pas, mais à vrai dire pour déambuler dans un musée c’est encore mieux d’être seul. Pouvoir flâner, rester une heure devant le truc qui a retenu votre attention, ou traverser sans vergogne le truc indispensable où tout le monde s’arrête.

J’ai passé un très bon moment, avec ma musique dans les oreilles, et mon musée plein les mirettes. J’ai mélangé les genres et les époques, mais évidement mon attention a été retenue par mon petit Marc-Aurèle chéri.

Comme on me le faisait remarquer, c’est vrai qu’on dirait un « hipster antique », et c’est drôle de constater comme la mode capillaire et pileuse masculine actuelle est proche de cette époque, à 2000 ans d’intervalle. C’est encore plus frappant avec le co-Empereur de Marc-Aurèle, le canonissime Lucius Verus dont les sculptures le montrent à chaque fois carrément beau gosse selon les standards de beauté actuels.

J’ai aussi passé du temps dans la statuaire française classique qui a de jolies choses à montrer. Il y a notamment cette sublime sculpture de Antonio Canova : Psyché ranimée par le baiser de l’Amour. Il se dégage de ce groupe une sensualité et des émotions extraordinaires selon moi.

Bon après, dans un genre plus proche de mes propres entichements, ce Spartacus callipyge était particulièrement plaisant à regarder.

Et de face j’ai adoré l’attitude revêche et toute révolutionnaire de ce Spartacus de Denis Foyatier (1830).

Je ris toujours également des rencontres comiques entre les attitudes des statues et ce qu’on peut apercevoir de Paris quand on regarde par les fenêtres, comme là avec Zéphyr et Psyché d’Henri-Joseph Rutxhiel (1814).

Je vous passe tout ma visite, mais c’était très bien !! J’ai attendu que la pluie battante cesse pour rentrer chez moi, tout en passant par le jardin du Palais Royal (c’est le chemin ^^ ). La pluie qui faisait encore style avec quelques gouttes par-ci par-là avait fait de la cour du Palais Royal et ses célèbres colonnes de Buren un joli miroir réfléchissant.

Et le jardin offre toujours quelques clichés romantiques à souhait, que je ne peux jamais m’empêcher d’immortaliser.

Dans les dernières encablures, après la pluie…

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4 Commentaires

    1. Oh mais si, ça viendra. On finira bien par se débarrasser de cette épidémie ! Mais c’est vrai que la manière dont les voyages reprendront, et notamment les prix des billets, est encore très floue… :merde:

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