Iwak #18 – Piège (trap)

Temps de lecture : 2 minutes

Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Le blog a été une expérience globalement très enrichissante, et surtout un truc qui me plaît. Ecrire comme cela en ligne, en « live », est une activité qui me correspond parfaitement et qui est une vraie source de bonheur. Mais j’ai eu droit aussi à ma part de désenchantement, et plus d’une fois. Je passe les exemples creepy où j’ai retrouvé des pots de confiture accrochés à ma poignée de porte (et le gars était déçu que je ne les mange pas !!!). Mais tout de même en 2005, j’ai reçu un fax (oui, ça se faisait encore) de délation à mon boulot. Tout cela émanait simplement d’un type qui voulait me faire chier, et c’était bien lié au blog… (Tout en noyant le poisson avec ce message surréaliste, et cette écriture de gamine de 14 ans qui joue à Secret Girl.)

Mon attitude a toujours été la même : ne pas en parler. Je n’ai pas fait de post, je ne l’ai pas évoqué avant pas mal d’années. J’imagine que ça a fortement démotivé ton auteur par la suite. J’ai à peu près la même attitude sur les réseaux sociaux en ce moment, le piège c’est d’essayer d’être dans l’actualité ou d’émettre une opinion, c’est la shitstorm garantie ! Je ne suis presque jamais dans l’actualité, ou j’attends une quinzaine de jours, et j’en parle ici pour être certain de pouvoir m’exprimer longuement et clairement, et d’avoir l’attention d’une audience qui sait lire plus de quinze lignes sans renoncer. J’ai eu d’autres pièges, comme lorsque ma mère a découvert le blog, et qu’il a fallu déjoué sa machiavélique (mais bien innocente et candide) manipulation pour nous mettre dans un jeu psychologique des plus basiques et vénéneux. Là encore, j’ai botté en touche, je suis resté droit, et je n’ai rien dit. Finalement là où j’ai réagi et où j’ai été un peu touché, c’est lorsqu’on a créé un compte Twitter à mon nom et qu’on a suivi des gens que je connaissais, et que mon doppelgänger s’est mis à proféré des horreurs. C’était à la fois drôle et terrible car les gens pensaient vraiment que c’était moi. ^^

Il faut dire que rien que pour le côté vintage, cette capture mérite d’être conservée. Mais quelques jours après la révélation, il a abandonné le compte, et j’ai pu le récupérer. Et donc voilà pourquoi je suis sur Twitter depuis 2007. Bon je vous rassure ma célébrité s’est depuis quelque peu émoussée (contrairement à Monsieur Dream !!), et je ne crains plus les pièges et attentats à mon égard. Hu hu hu.

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6 Commentaires

  1. Ah la balance bénéfices vs risques, j’y pense souvent. Comme le verre à moitié vide ou à moitié plein. Twitter, mon blog etc m’apportent infiniment plus qu’ils ne me pèsent. Et bon nombre de twittos et piliers de comptoirs devraient en prendre de la graine, résister à l’envie de commenter à chaud. J’avoue, je tombe parfois dans le piège. La bise :bisou:

  2. Je déteste Twitter et j’ai pratiquement abandonné FB (je ne peux pas abandonner mon compte FB professionnel hélas). Je n’ai pas vraiment eu de trucs effrayants depuis que je blog (2002) et je rencontre fréquemment des lectrices et lecteurs qui ont toutes été sympas. Par contre, en décembre 2006, un de mes lecteurs a pété un cable et sérieusement insulté une commentatrice (que j’adorais) pour une raison que je n’ai jamais comprise. Tout le monde s’en est mêlé et après deux semaines absolument infernales d’insultes dans tous les sens sur le blog et en messages privés, j’ai définitivement fermé mon blog 🙁 Depuis, comme toi, j’ignore les cons ou je les efface en douce de mes commentaires, mais j’ai de la chance de ne pas être trop envahie.

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