Iwak #27 – Musique (music)

Temps de lecture : 2 minutes

Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Pour mes 8 ans, soit en 1984, j’ai eu un des plus chouettes cadeaux pour Noël de toute ma vie (avec mon ZX81 en 1986, j’avoue). Il s’agissait d’un Walkman SONY bleu avec les fameux écouteurs à mousse orange vif. J’ai alors découvert l’écoute de musique pour soi, avec un casque, et donc la bulle d’isolation et d’introspection par excellence. J’ai emprunté (à môman) et joué des milliers de fois ma cassette préférée de 1981 : l’album Mistaken Identity de Kim Carnes. J’ai toujours cette cassette, car je l’ai carrément conservée avec moi depuis. C’est un souvenir important, et c’est mon truc les objets-totems, autant insignifiants en apparence qu’ils sont en réalité pour moi des grigris mnémoniques. Ce que j’aimais c’était me mettre dans ma chambre, dans l’obscurité, lancer la casette, et fixer la diode rouge du Walkman. C’est à partir de là que j’ai commencé à faire de ces écoutes des sessions de rêves éveillés musicaux. Mes propres comédies musicales complètement dingues et surréalistes, mais tellement jouissives, où je chante, je danse, je virevolte, et évidemment j’ai un succès de fou.

Depuis, cela ne m’a jamais quitté. J’ai d’ailleurs souvent parlé ici de ma faculté de rêver éveillé, et de me faire des films de ouf, et surtout lorsque je suis pensif, et à moitié somnolent, dans le train. Avec de la musique dans les oreilles, c’est La La Land garantie ! Ce qui est drôle c’est que j’ai des phases thématiques, c’est à dire que j’imagine une scène particulière, et je vais la rêver plusieurs fois de suite avec des chansons différentes. Par exemple, en ce moment (et ça m’est arrivé aussi récemment qu’hier en rentrant du boulot à pied entre gare du Nord et chez moi), je rêve toujours que j’arrive dans un bar où tout le monde se moque de moi, les gens rient, me huent, me traitent de tous les noms et notamment parce que je suis très laid et que je n’ai pas ma place là-bas (Hallo Sigmund?). Mais je me lève (ah tiens donc j’avais dû m’asseoir, huhuhu), et je me rends dans le fond du bar (qui est comme un long couloir avec des rangées de gens de chaque côté) où trône un piano. Et là, je joue comme un dieu, et je chante ce qu’il me vient dans les oreilles, et évidemment très très bien. Et forcément, les gens sont épatés, et finissent par applaudir et dire plein de choses gentilles. Et moi, je ne dis pas un mot, je rebrousse chemin, et je pars, fier (Hallo Sigmund?). Ce qui est drôle c’est que parfois ce n’est pas très adapté, comme hier où je jouais au piano Beat it de MJ, mais dans mon rêve c’était absolument irrésistible. Hu hu hu.

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