15 ans de branlette

Mouahahahahahah, nan mais beaucoup plus en réalité, d’ailleurs c’est même 30 ans en l’occurrence ! Mais c’est Coulmont qui l’a fait remarquer hier avec un touite :

On aimerait être reconnu en tant que blogueur pour son talent d’écriture ou sa plume humoristique, sarcastique, sagace ou militante. Moi c’est pour un article où j’ai narré par le menu la drôle d’odeur de ma poubelle pleine de kleenex imbibés de jute, après un repas aux asperges. Voilà ! DIN DIN DONG ! La messe est dite. ^^

Comme on peut le voir dans ma liste des articles les plus commentés, il est le sixième de la liste, montrant toute son importance et sa valeur dans mon œuvre bloguesque. Il faut dire qu’il a été écrit dans l’âge d’Or des blogs (2005-2007), avant les réseaux sociaux mais dans un des boums d’adoption du ouaibe, et donc on recevait des commentaires des autres blogueurs comme de parfaits inconnus. Gougueule n’avait pas encore une myriade de sites à indexer, et les blogs pouvaient sur une bonne « requête » devenir très populaire pour quelques heures ou quelques jours.

Mes 30 ans reste le post le plus populaire, c’est vraiment chou ça !! Ensuite Clara Sheller qui avait été une petite bombe dans l’audiovisuel pour les pédés de l’époque, en termes d’identification, de liberté de ton et de « non sujet ». Un des articles dont le succès me fait toujours beaucoup rire, et pour lequel je récupère encore pas mal de gens qui arrivent par un moteur de recherche !! Les hommes hétérosexuels et la sodomie passive, c’est tout un programme ! Et le pire c’est que je n’avais même pas anticipé les effets d’une telle annonce dans un référencement internet. Tu m’étonnes que par la suite mon blog a été classé dans les sites pornos infréquentables de pas mal de boîtes.

Le 4ème a été beaucoup commenté parce que je sortais d’une relation importante, et qu’ à la toute fin je disais que j’avais baisé avec un blogueur, mais sans donner plus de détails. Alors là c’était fait exprès du début à la fin, totalement assumé et délibéré. Je savais que mon ex allait le lire et que ça le rendrait ouf, et que ça exciterait l’imagination des lecteurs. Complètement attention whore (attènecheune hore) avant que ça existe. Hu hu hu. Ce qui est drôle c’est aussi de lire que j’attendais l’intervention de France Télécom, et que j’étais en plein dans la série Sex and the City. O tempora, O mores.

En revanche j’avais vraiment oublié le 5ème, et c’est touchant de le voir là. Il faut se souvenir de 2006, il n’y a pas de smartphone, tout juste des PDA connectés (pour les bizenesse-mènes), et on faisait du WAP sur des appareils monochromes, en gros du Minitel sur mobile (avec les tarifs qui vont avec). L’époque était à l’explosion des usages SMS qu’on appelait mini-messages chez Orange, Texto chez SFR et télé-messages chez BouyguesTel. Et avec la fameuse limitation des 160 caractères (correspondant à une simple limite de 140 octets, sachant d’un caractère était codé sur 7 bits, donc 140×8/7 = 160), le langage SMS s’est développé jusqu’à devenir un usage prépondérant, qui a fait, et fait toujours, peur qu’on perdre nos facultés à écrire « normalement ». Mais ce n’est pas tant que cela qu’il s’agit, plutôt de la propension à ne plus nous comprendre les uns les autres, parce que le langage est en constante évolution, l’écriture également, et ce qui est vraiment important c’est que les codes soient partagés par toute la population. Or, on voit bien avec le SMS, et aujourd’hui, avec les styles d’écriture (et de syntaxe surtout) qui se développent sur les réseaux sociaux, que ces codes se segmentent très fortement par classe d’âge, classe sociale etc. Moi-même je recherche assez régulièrement des informations pour comprendre telle expression idiomatique (Bomboclaat) ou nouvelle abréviation (TMTC).

J’avais été vraiment ému et touché par ce jeune skyblogueur donc qui avait retrouvé tout son français et ses lettres, lorsqu’il avait dû écrire un post pour s’exprimer avec tout son cœur sur un problème qu’il rencontrait.

Mais si on en vient à l’objet du délit, ce sixième article par la popularité (du nombre de commentaires). Il faut dire qu’il avait tout pour plaire. Ça parlait éhontément de cul, les lecteurs savaient assez souvent qui était mon binôme en la matière, et c’était une anecdote à la fois drôle, dégueue (mais donc également excitante) et à l’autodérision assumée (qui est aussi un peu ma marque de fabrique, parler parfois crument et sans détour de ce qu’on ose pas normalement). Mais je n’aurais jamais imaginé que cela deviendrait LE post dont on me parlerait ensuite, et jusqu’à aujourd’hui donc. A chaque fois que je rencontre quelqu’un qui connait le blog (« connaissait » est plus juste, car les blogs sont morts vous savez bien), on me parle de cet article. Et c’est souvent de manière abrégée et avec un sourire rigolard « Ah oui Matoo et la poubelle, et le… la… les trucs quoi ».

Eh bien, ça me va. Et cela sera du meilleur effet en épitaphe sur ma tombe : « Ci-git Matoo Watoo l’auteur renommé de Ma poubelle sent le sperme, le 6 mars 2006. RIP. » ^^

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