Souvenirs de Belle-Île

Encore une fois, le blog a ce truc pratique de garder la trace des années passées (et ça commence à faire…), et là j’ai eu ce rappel de photos qui avaient 15 ans. Pas difficile de jeter un coup d’œil dans le rétro, et s’amuser des articles de l’époque, à la fois dans la forme, mais aussi le ton ou le contenu. 15 ans plus tard, il me reste surtout le souvenir de quelques jours particulièrement précieux dans mon « histoire ».

J’étais persuadé qu’il s’agissait d’une semaine, mais non c’était simplement quelques jours d’un week-end prolongé, avec un voyage interminable entre TGV, puis le fameux « tire-bouchon » (c’est le nom du TER ^^ ) entre Auray et Quiberon le long de cet isthme de Penthièvre qui mesure seulement 22 mètres de large au point le plus étroit. C’est marrant d’ailleurs ce moment où tu as la route, la voie ferrée et l’océan des deux côtés qui est drôlement proche. Il faut ensuite se rendre au débarcadère pour prendre le bateau jusqu’à Belle-Île, puis reprendre un véhicule jusqu’à la destination finale. Autrement dit, il faut vraiment être jeune pour venir là en week-end prolongé. Hu hu hu.

2006 c’est donc l’année de mes 30 ans, la fin de la vingtaine, le début de la suite… Hé hé hé. Ces petites vacances étaient complètement dans cette visée : de jeunes adultes avec un peu plus de moyens qu’avant pour se déplacer et profiter, mais toujours la débrouille, la mutualisation des moyens et la baraque de maman ou papi pour les potes. C’était aussi des soirées et moments très vingtenaires avec beaucoup d’alcool et de substances, des jeux et et de la séduction en pagaille, des relations qui mûrissent, et des groupes qui bravent plus ou moins bien les dissensions santabarbaresques inhérentes à ce genre de rassemblement.

Ce qui est chouette, quand je regarde ces photos, c’est que tout ceux-là sont toujours des potes, plus ou moins proches (géographiquement et/ou affectivement). Il est à noter d’ailleurs que mon chéri, qu’on voit là, n’était qu’un de ces potes à l’époque. Hé hé hé. Cela fait drôlement plaisir, et me fait dire que les amitiés forgées à cette époque n’étaient pas de la roupie de sansonnet (comme disait ma grand-mère).

Attention hein, pas de nostalgie ni de regret ou de commisérations sur mes vertes années, mais plutôt la sensation d’avoir utilement vécu la période, et pleinement, comme j’ai toujours envie de la vivre : avec des amis, des rires et de la Bretagne. Hu hu hu.

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3 Commentaires

  • Dernièrement, j’ai retrouvé une tonne de photos qui dataient aussi d’il y a environ 15 ans, de l’époque où j’étais étudiant. ça m’a fait un choc émotionnel de revoir ma vie parisienne, mes soirées, ma vie nocturne, la sorbonne… Moi en 2006, j’avais 23 ans, je commençais ma nouvelle vie à montréal, ma carrière de danseur classique, mon homme et moi allions bientot nous marier, et on débutait l’éducation de fille récemment adoptée. Que le temps file à une vitesse, parfois ça me déprime…mais en même temps, je suis heureux d’avoir eu une vie remplie jusqu’à présent, ce n’est pas forcément le cas de tout le monde…

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