Iwak #15 – Casque

Sur une idée de la fée Kozlika en 2020, voilà Iwak (Inktober with a keyboard). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets. (#Blogtober ça fonctionne aussi.)

Un de mes films historiques préférés est « Diane » de David Miller. Ce pur film hollywoodien de 1956 est absolument merveilleux, c’est un biopic à propos de Diane de Poitiers, avec Lana Turner dans le rôle titre. Il y a une vraie pléiade d’acteurs dans le film avec également Pedro Armendáriz, un acteur mexicain très connu, dans le rôle de François Ier, mais surtout Roger Moore en Henri II, ou Henry Daniell dans le rôle du méchant très méchant et italien (tautologie) : Gondi.

C’est marrant comme à une époque, j’ai vachement utilisé des films pour retenir la chronologie des rois de France. Il y avait donc ce film qui figure François Ier 1, Henri II et son épouse Catherine de Médicis. Mais la suite passionnante se retrouve dans le célébrissime « La Reine Margot » où on retrouve Catherine plus âgée et les enfants d’Henri, dont le roi Charles IX et Henri III à la fin du film (François II était déjà mort). On y voit aussi Henri IV qui deviendra le roi que l’on connaît, et c’est dans les « Trois Mousquetaires » que Louis XIII nous propose la suite du défilé royal. Enfin, dans l’Allée du Roi dont je suis un immense fan du téléfilm en deux parties, on a droit à une très belle histoire de Louis XIV par le truchement de son épouse morganatique Madame de Maintenon (qui n’était autre que la Veuve Scarron).

Dans le film « Diane », on suit son histoire en tant que comtesse de Brézé, et la déchéance de son mari, ainsi que la manière dont elle entre en grâce auprès de François Ier. L’histoire aura retenu qu’elle était à priori l’amante de ce dernier. François Ier lui demande de s’occuper de l’éducation de son fils Henri qui n’a aucune manière et est un vrai rustre. C’est ainsi que Diane et Henri vont se connaître et devenir potes.

Henri épouse Catherine de Médicis qui déboule avec toute une cour italienne, et une réputation d’empoisonneurs. Cette dernière remarque la proximité pas très catholique entre son mari et Diane, et elle n’est pas contente, contente.

François Ier casse sa pipe, et sur son lit de mort, il dit à Henri de toujours prendre les conseils de Diane, et de l’écouter. Cela fait très plaisir à Catherine. ^^

D’ailleurs, Henri l’écoute bien, et il devient très proche de Diane. Très !! (Roger Moore est à tomber par terre dans ce film, très style et époque « Ivanhoé » qui date de 1958).

Catherine est très superstitieuse et elle est conseillée par son astrologue Master Ruggieri. Ce dernier utilise les pouvoirs d’un jeune médium italien Piero qui a des visions pendant des transes, et on comprend une prédiction funeste avec un contexte mystérieux d’une « cage aux barreaux dorés » (a cage of gold).

Le jour d’un grand tournoi, qui s’est déroulé rue Saint-Antoine à Paris (truc de ouf, quand on y pense), Piero voit Henri II qui se prépare à concourir à une joute de chevalerie. Et là il comprend !! Alors il s’écrit « The cage of gold, the cage of gold!!!!« .

Catherine de Médicis l’entend et demande à Gondi (le grand méchant italien, ouuuuh qu’il est méchant) d’intervenir, mais il dit que c’est trop tard.

Et arrive ce qui est arrivé dans la vie, Henri se reçoit un morceau de lance dans l’œil, brisant son casque, son heaume doré de chevalier. C’est pas joli joli hein !

Diane est épouvantée et veut aller au chevet de son royal amant, mais Catherine en profite pour la faire enfermer, et lui empêche tout contact avec Henri.

On connaît la suite de l’histoire, avec notamment l’intervention du célèbre médecin, inventeur de la chirurgie moderne, Ambroise Paré (il n’est pas dans le film). Mais Henri décède de ses blessures. Étonnamment, Catherine ne fait pas assassiner Diane, et cette dernière se retirer jusqu’à la fin de ses jours au château d’Anet. Le film est blindée de trucs hollywoodiens super romanesques et pas du tout historiques, mais très divertissants !

Voilà, quand on me dit « casque », je pense à ça. Hu hu hu.

Notes de bas de page

  1. Ainsi que le premier Dauphin, François de France, qui normalement est mort avant son père, mais qui dans le film lui survit et devient roi, jusqu’à son empoisonnement par les Médicis. Je trouve toujours gonflé les films historiques qui inventent de telles bêtises, surtout pour les gens comme moi qui s’y fient.
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7 Commentaires

  • Catherine et Diane sont en effet cousines : le grand-père maternel de Catherine (fille de Madeleine de la Tour d’Auvergne) est le frère de la grand-mère paternelle de Diane

      • Le Roman national construit au travers du prisme des nationalismes du XIXe nous l’a situé comme une horrible « italienne » alors qu’elle était au moins à moitié « française ». Le cinéma l’a toujours affublée d’un terrible accent italien alors qu’elle est arrivée à la Cour de France à 14 ans et qu’il a dû nécessairement d’atténuer. Je n’ai pas d’affection particulière pour notre Grande Catherine, mais quel destin quand même ! Merci pour la référence à ce film que je vais essayer de trouver. :ok:

  • En voyant que tu allais sur le terrain cinématographique, je m’attendais plus à une évocation du film « Le masque de fer » avec Jean marais (1962) ou « L’homme au masque de fer » avec L. DiCaprio (1998)
    Comme quoi, on n’est jamais déçu avec Matoo :mainbouche:

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