Iwak #24 – Disparu

Sur une idée de la fée Kozlika en 2020, voilà Iwak (Inktober with a keyboard). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets. (#Blogtober ça fonctionne aussi.)

J’étais parti sur une toute autre thématique, et j’ai vu qu’en réalité le terme était « extinct ». Cela m’a tout de suite fait penser à cette nouvelle d’Asimov (mais je n’en suis pas sûr, car je ne retrouve pas la référence sur les Internets, alors c’est peut-être un autre du genre Clifford D. Simak) qui m’avait beaucoup fait rire. C’était à propos d’une espèce du genre du dodo (ou bien même peut-être était-ce le dodo lui-même) qui était éteinte depuis des siècles.

Un type retrouve la trace de l’espèce et toute la nouvelle tient sur cette enquête minutieuse qui fait espérer qu’en réalité la race a été sauvée. Cela commence au 16 ou 17ème siècle, mais rapidement on comprend que des spécimens ont été rapportés, et ont eu une descendance, notamment aux USA. On suit avec un suspense haletant le devenir des bestioles de générations en générations, jusqu’à un super repas en famille dans les années 70. Mais on comprend que les photos récupérées sont bien celles du déjeuner familial qui a vu la fin de l’espèce, puisque les dernières bestioles ont fini au barbecue.

La chute est terriblement ironique, et c’est très drôle que des gens aient finalement bouffé leurs grosses poules dans la nouvelle, alors qu’évidemment c’est dramatique à l’aune de la diversité des espèces. J’avais bien aimé cette très courte nouvelle, parce que c’était un texte original qui n’était pas vraiment de la SF comme j’avais l’habitude d’en lire par cet auteur, mais aussi pour sa morale très comique et en même temps trempée d’acide.

Alors qu’on perd espèce par espèce tous les ans, et qu’on fomente la disparition de notre propre minuscule taxon à la fin de l’histoire, il ne paraît pas y avoir beaucoup d’espoir pour inverser, ni même stopper, ou encore ralentir cet inexorable mouvement dont l’inertie donne le vertige. Je me console en me disant que la vie est malgré tout plus forte que cela, et que sur des (centaines de) millions d’années, la diversité peut revenir, les continents changer de forme et le climat faire tout et son contraire. Après tout, nous ne sommes qu’un épiphénomène. ^^

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