Iwak #31 – Risque / Danger

Sur une idée de la fée Kozlika en 2020, voilà Iwak (Inktober with a keyboard). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets. (#Blogtober ça fonctionne aussi.)

Je ne suis pas du genre à prendre des risques, et travaillant principalement dans un bureau, il ne peut pas m’arriver grand chose. J’avais été d’autant plus impressionné sur une de mes récentes missions pendant laquelle j’avais bossé « sur le terrain » et avait découvert ce que c’était que de travailler constamment « en danger ».

Et ce n’était vraiment pas de la roupie de sansonnet, mais vraiment des risques mortels qui étaient pris tous les jours par tous ces gens, qui certes étaient bien formés, et avaient une vraie conscience de leur métier. Néanmoins entre la mort par électrocution pour toucher un mauvais câble, écrasement par des charges de plusieurs tonnes, des membres en moins pris dans des presses ou d’autres béhémoths industriels, des sols jonchés de lames métalliques aussi coupantes qu’un rasoir (résidus de fraisage de pièces), ça m’a filé un peu le vertige de constater la différence de prise de risque entre eux et moi.

Cela m’a aussi fait penser à mon grand-père qui a été ouvrier une bonne partie de sa vie (en photo ci-dessus), et qui avait perdu 5 doigts sur 10 dans une usine de fabrication de gommes Mallat (les fameuses gommes de notre enfance). Son travail consistait à découper des énormes plaques de gommes, il poussait donc avec ses mains les plaques jusque sous un masicot géant industriel. Et un jour, ses mains sont restés dessous. Apparemment, il a fallut attendre quelques longues secondes avant que quelqu’un n’appuie sur le bouton d’arrêt d’urgence (je ne sais même pas si ça existait à l’époque), et il a perdu trois doigts à la main droite et deux à la main gauche, heureusement il avait conservé pouces et index des deux mains ce qui limitait son handicap. Les normes de sécurité n’étaient sans doute pas du tout comparables à ce qui existe aujourd’hui (c’était avant la guerre de 40).

C’est pourquoi la prise de risque comme la pénibilité des boulots devraient être des spécificités beaucoup mieux valorisés dans les emplois. C’est fou de se dire que ces métiers qui sont souvent peu qualifiés, sont aussi souvent mal rémunérés.

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4 Commentaires

  • Même dans le même « métier » on peut avoir des différences en ce qui concerne les dangers. Je suis prof dans une université, mais pas au Texas ou en Georgie, par example, là où les gens peuvent se balader sur les campus avec des armes et où un étudiant pas content peut flinguer son prof…

    • Ah oui, en effet, il vaut mieux y penser avant d’aller bosser là-bas. Mais à vrai dire, ici aussi si tu considères le travail d’un prof dans une banlieue chaude et un patelin bourgeois, ce n’est pas pareil en termes de sécurité et pénibilité. :clindoeil:

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