Ma vie en carton(s)

C’est à chaque fois la même chose, à chaque déménagement on voit toute sa petite vie , sa maison mise en boites et tenir dans un camion. Mais bon, il y a de plus en plus de cartons, et des meubles petit à petit. J’avais commencé avec la voiture de mes parents en 1998, et j’ai loué des camions de plus en plus gros, et maintenant c’est une entreprise avec des déménageurs pros qui vont se charger de la logistique. Ah bah oui, on est adulte maintenant, et même plus parisien de surcroît.

C’est drôle de constater le nombre de gens ébahis par mon départ de Paris. Et il y a notamment tous ces gens qui me connaissent en tant que « Matoo » et pour qui j’ai toujours été le Pédé Parisien par excellence. Je me souviens que dans le début des années 2000, alors que beaucoup de gens me lisaient ici, et interagissaient parfois avec moi, ils soulignaient toujours ce côté parisien. C’était mon petit côté Carrie Bradshaw, et je l’ai parfaitement embrassé pendant des années, à courir les soirées jusqu’au bout de la nuit, à visiter des expositions, à dévorer films sur films, à lire tout ce qui me tombait sous la main, à m’essayer à l’opéra et à tout ce que Paris pouvait m’offrir, même si joindre les deux bouts n’était pas toujours facile dans ces conditions.

Et malgré les années, je sais que c’est toujours cette image, miroir aux alouettes à bien des égards, qui me colle à la peau. Mais j’ai bien pris mes 20 ans dans la tronche, et c’est très bien ainsi, il faut savoir passer le flambeau, et raccrocher les gants. Tout cela est très progressif, et je continue à profiter de la vie culturelle parisienne, mais je vais clairement beaucoup moins en club (où je vis assez mal le regard d’autrui d’ailleurs, qui est souvent bien entendu ma propre parano, hu hu hu).

Il y a en revanche deux chatounettes qui ont du mal à comprendre ce qui se passe, avec tous ces trucs qui deviennent des cartons, et à peine ont-elles eu la nuit pour tout sentir et approuvé, que le lendemain ça change encore ! Et avec cela, des sacs poubelle en veux-tu en voilà, des heures d’aspirateur, et des biboux qui s’activent jusqu’à plus de minuit au lieu de jouer leurs rôles légitimes d’arbres à chattes. Bref, elles n’imaginent pas qu’on va aller de Charybde en Scylla, avec encore du transport, et pire que tout l’arrivée dans un appartement complètement vide, avant d’être encore tout rechamboulées par les déménageurs qui rapporteront les cartons à Nantes. Oh là là, après ça on va devoir se faire pardonner. ^^

Quand je lis ce premier déménagement raconté ici, celui qui a suivi ma rupture avec M, alors que le tout début du blog représentait mon emménagement avec lui, eh bien cela file un certain vertige. Je ne pouvais pas me douter que c’était le début de belles aventures à venir, à tous égards. L’autre déménagement important c’était celui avec mon chérichou, devenu marichou ^^ , et j’ai autant écrit pour fouiller les archives, ce que j’ai toujours adoré, que pour évoquer aussi ces débuts qui sont aussi marqués par des fins.

Bon la fin de la vie parisienne, c’est officiellement après-demain, et ça ne va pas être facile de dire adieu à notre joli appartement. Mais on part pour une autre belle aventure. Je prends ma retraite de la vie parisienne et ma pré-retraite de pédé. Mouahahahahaha. ^^

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