Ce qu’on aurait aimé dire

C’est un immense sujet en tant que tel, mais typiquement, même pour un pédéblogueur flamboyant comme je suis, je me fais régulièrement empapaouter par des remarques moqueuses en lien avec mon apparence ou un trait bien pédé (avant c’était à l’école, maintenant c’est au taf). Et après, on a toujours en tête des super répliques, mais sur le moment on a beau se penser hyper prêt, bah non. Tu rougis, tu bafouilles, et tu t’enfuies avec une putain d’envie de pleurer. Un réflexe primaire, et sans doute primal, qui est décidément ultra-difficile à maîtriser. Tout ça pour faire un lien vers cet article de mon prof préféré, qui lui cumule le fait d’être encore à l’école et surtout au boulot, qui raconte sa réaction alors qu’un collègue se gausse de son masque. ^^

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9 Commentaires

  • J’ai parlé de ça sur mon blog en 2020, pendant les manifestations et émeutes de Black Lives Matter au Canada et aux Etats Unis, parce que beaucoup de gens étaient très critiques. Mon ophtalmo m’avait fait une remarque que je trouvais extrêmement déplacée et je n’avais pas su quoi répondre à l’époque, ce qui est très frustrant. Je crois qu’il faut avoir des réponses toutes prêtes, pour éviter le cerveau qui se paralyse. C’est triste à dire, mais il y aura toujours des cons et des ignorants pour faire des remarques déplacées et il faut être prêt à y répondre. Ceci-dit, j’étais prête, quand ma copine m’a dit « c’est terrible, ma fille ne trouve plus de boulot parce que maintenant on n’embauche plus que des minorité! » et j’ai répondu « c’est génial, ces minorités ont été ignorées pendant si longtemps! » et elle n’a pas du tout apprécié! Donc bon… pas facile!

    • Je crois que c’est non seulement une question d’avoir des réponses toutes faites, mais surtout de trouver la force de les dire, à un moment où on se sent pris par une grande émotion et en réalité parfaitement meurtri et fragile. ^^

  • Hello ça fait mal d’ entendre cela et de lire ces deux articles.
    Je pense que ce sont des situations très difficiles à vivre mais au bout d’un moment faut essayer de dire fermement et clairement « à la ou aux dites personnes que là elles vont trop loin et que leurs remarques deviennent vraiment déplacées et blessantes » en général cela peut marcher si les gens sont pas trop cons bien que je pense que déjà oser faire des remarques homophobes sexistes, transgenres et caetera révèlent déjà une sacré couche de méchanceté et conneries gratuites de la part des protagonistes…
    Mais je sais bien aussi que bien souvent lorsque nous sommes meurtris nous restons sidérés et j’en sais quelque chose effectivement je suis végétarienne depuis 14 ans par éthique et je me suis pris en pleine figure des réflèxions acides et d’une bêtise incommensurable et de temps en temps je me suis défendue sans vergogne mais calmement et froidement sans rien lâcher. Mais parfois je ne dis rien et serre les poings pour ne pas craquer devant tout le monde mais ce n’est pas bon du tout moralement après chacun fait comme il le peut.
    Voià voilu Mattoo si ces quelques petits conseils peuvent aider un peu certains d’entre nous et bein tant mieux…

  • Tu le sais, j’ai très certainement vécu, à l’école, au collège (moins au lycée) les mêmes « remarques » et « attaques » que toi, et sûrement des mêmes personnes puisque nous avons trainé nos os dans les mêmes établissements. De tout celà, et de part mes rencontres et expériences une fois adulte, je me suis rendu compte que d’autres ont eu des souffrances similaires, et parfois plus violentes encore lorsqu’elle n’avaient pas la chance de grandir « en ville ».
    Ce qui m’a le plus étonné ensuite, c’est d’être populaire parce que j’étais gay. Certaines connaissances se targaient de me présenter dans les soirées comme « mon pote gay », comme on étale son ouverture d’esprit et sa grande bonté tolérance sur la tartine de leur taux de popularité.
    Pour revenir sur cette enfance et cette adolescence compliquées souvent, j’ai décidé pour ma part de ne plus souiller mes beaux souvenirs, qui ont tout naturellement trouvé leur place dans mon « moi », et latgement contribué à forger mon caractère, et ne garder que le beau.
    Je pense aussi à ce gars que j’ai croisé une fois, de l’association « le refuge ». Je ne sais pas pourquoi je pense à lui, certainement parce qu’il est une brique de ma paix intérieure.

    • Mais oui l’opprobre on l’a subi aux mêmes endroits et aux mêmes moments, je m’en rappelle bien. Quant à la popularité, c’est arrivé également de la même manière. :rire: :mainbouche:

  • Il m’aura fallu entre 35 et 40 ans pour ne plus en avoir à foutre des remarques sur mon physique, sur le fait que je sois « pédé » (c’est plus compliqué : je suis queer/non-binainre et polyamourX), mais ça m’a longtemps touché et perturbé quand ça arrivait.

    Désormais, selon le contexte, soit je suis de bonne composition et je fais de la pédagogie, soit je fais comme si je n’avais pas entendu la remarque désobligeante. J’ai fini de perdre mon temps avec les cons.

    Nota : avoir été militant actif localement, et un peu visible sur les réseau à une époque m’a aussi permis de m’en foutre plus facilement parce que j’ai croisé la route de personnes pas du tout dans les clous qui traçaient leur sillon et qui avaient bien raison de le faire. Du coup je fais le mien sans emmerder personne, à part celleux qui viennent m’emmerder parce que je ne suis pas le leur – et là c’est « Fuck youuu, fuck you very very muuuuuch ! »

  • Moi aussi j’ai souvent droit à des réflexions sur mon physique efféminé. De toute façon, les gens sont très méchants aujourd’hui, la moquerie est rentrée hélas dans le moeurs. C’est dur de paraitre indifférent, insensible. Le mieux, je pense, c’est de rétorquer en disant que « oui,on est gay et pas honteux d’etre ce qu’on est ». Sans provoquer, mais juste en disant cette vérité, on est des etres humains avant tout , merde ! Moi meme qui suis bigenre, mon apparence double passe dans le domaine de la danse, mais dans la vie quotidienne c’est autre chose : j’ai affaire à des gens fourbes, des gens qui se disent mes amis mais qui se moquent de moi derrière mon dos quand je laisse transparaitre mon coté ‘femme ». Personnellement, je suis perdu entre mon avis d’etre reconnu homo et celle d etre accepté par les hétéros. Essayez de passer outre, ne cherchez pas l’assentiment des cons. « Quand on est con, on est con », brassens :clindoeil:

    • Les gens ont toujours été méchants, mais c’est la nature humaine, et on n’en est pas exempts, on le fait juste sur d’autres attributs. :mainbouche: En revanche, moi je veux juste être moi, et n’attends d’acceptation de personne ou de tout le monde. ^^

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