The Batman

Un nouveau reboot de Batman, mais pourquoi pas !? J’aime beaucoup ce super-héros et son univers, il n’y a peut-être que celui de Ben Affleck qui était « meh », même s’il en sort plutôt en panache avec la version longue de Justice League (vraiment ne pas confondre Zack Snyder’s Justice League de 4h qui est carrément pas mal, et le film charcuté par Joss Whedon qui n’est pas regardable selon moi, et pourtant Joss n’est vraiment pas un mauvais bougre). Evidemment il y a dans mon petit cœur les deux films de Burton qui restent vraiment top, et je les ai regardé encore récemment, c’est tout à fait regardable (surtout si on les a connu adolescent ^^ ).

Je fais l’impasse sur le Val Kilmer et surtout le Clooney, ce sont de géniaux nanards qui dépassent l’entendement. Mais surtout j’ai acheté comme jamais la trilogie de Christopher Chouchou Nolan dont j’aime beaucoup beaucoup le cinéma (avec celui de Denis Villeneuve également, dans le genre blockbuster avec du bonheur cinématographique dedans ^^ ). J’avais aussi bien aimé le Joker de Todd Phillips avec Joaquin Phoenix qui jouait sur l’âme même et la genèse du super-vilain qui n’est qu’un anti-héros du quotidien (tiens il y avait aussi le « Logan » qui était très bon pour traiter de la personnalité du anti-héros par excellence, en laissant à peine transparaître la notion de super-pouvoir ou de fantastique).

Mais alors que vaut ce « The Batman » (Le Batman au Québec. ^^ Mais qu’est-ce qu’on attend pour copier toutes leurs traductions littérales de films !!!) de Matt Reeves qui a plutôt de bonnes références pour moi (Cloverfield, les deux derniers épisodes de la dernière trilogie planète des singes avec le super Andy Serkis en César, et là d’ailleurs dans ce Batman il est Alfred, ce n’est pas rien). (Il faut que j’arrête avec les parenthèses dans cet article, c’est terrible.) Eh bien, ça tient bien la route.

On a une belle esthétique gothique et noire, parfaite pour une Gotham City plus que jamais moribonde et perdue à la pègre. On a un excellent Batman avec Robert Pattinson, qui montre une fois de plus qu’il est un très bon comédien (excellent dans TENET, mais aussi dans Cosmopolis), et une Zoë Kravitz également très bien, même si sous-utilisée à mon avis en Catwoman. Mon frère jumeau cosmique (nous sommes nés le même jour de la même année), Colin Farrell, est globalement salué dans le rôle du Pingouin, mais je suis beaucoup moins laudateur, il a un petit rôle assez caricatural avec 6 heures de maquillage et prothèses. Les effets spéciaux sont plutôt sympas, et tout cela fonctionne correctement.

Mais vous l’aurez deviné, ce n’est pas non plus le méga-love, je ne suis pas tombé raide dingue de Le Batman. ^^ Le truc c’est que j’ai trouvé ça un rien gnan-gnan, qu’il m’a manqué des gadgets et des trucs un peu plus waouh, et que l’histoire ne m’a pas super passionné. Bref, en réalité, je me rends compte que je suis super fan de la trilogie de Nolan et que ce film ne me paraît pas complètement au niveau (notamment en termes de plans chiadés). Après je ne boude pas mon plaisir, et j’ai passé un bon moment, d’ailleurs je le reverrai plus tard en VOD avec joie et entrain. ^^

Le super-vilain incarné par Paul Dano (que j’avais adoré dans le troublant L.I.E. Long Island Expressway et dans Prisoners également, aussi dans There Will Be Blood) est vraiment un autre réussite de ce film. La manière dont il est encore un de ces méchants dont on comprend la motivation, et l’histoire joue bien sur cette subtile ligne morale (un peu comme les méchants dans Korra tiens, où là aussi être du côté d’un pouvoir corrompu n’est pas forcément gage de « super-héroïsme » évidemment). Mais j’ai été déçu par Catwoman, parce que son costume est « meh », et parce qu’elle pourrait disparaître du scénario sans qu’on y trouve à redire. Et pourtant, elle est vraiment bien campée, donc il faudra revoir ça dans une suite (qui arrivera au vu du succès du film).

[EDIT] Oh mais j’ai oublié de mentionner la bande-son, quelqu’un vient de l’évoquer sur Touiteur. Car dès les premiers moments du film, on entend « something in the way » de Nirvana qui est une chanson cultissime pour moi (j’avais 16 ans en 1992, hu hu hu). La chanson colle merveilleusement bien à l’ambiance de Gotham City, avec ses accents de désespoir et d’une noirceur indélébile. Mais en plus de cela, on retrouve pendant tout le film les trois premières notes de la mélodie, et parfois plus, avec comme des variations autour de ce thème. C’est très subtil et diablement beau, et un souci du détail qui fait mouche !!

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