MatooBlog

Pectus est quod disertos facit. ∼ Pédéblogueur depuis 2003 (178 av LLM).

Iwak #4 – Esquive

Iwak c’est Inktober with a keyboard, donc tout le mois d’octobre : un article par jour avec un thème précis.

Le mot du jour m’a fait pensé à un truc pour lequel je ne suis pas doué. Parmi la kyrielle de trucs pour lesquels je ne suis pas doué, mon frère a toujours insisté sur ces machins pour me faire comprendre que j’étais une nullité complète par rapport à lui. Il y avait ce truc d’avoir le réflexe de je ne sais quoi, tu peux être certain que je me prenais des baffes ou des pichenettes.

Mais rapidement, j’ai appliqué ma méthode du bonze imperturbable. Cela fut dès l’enfance un vrai mécanisme de défense. Et je crois que ça a dû me venir de petit scarabée dans Kung-Fu, c’est drôle mais il me semble que c’est aussi con que ça. Donc on s’en branle de l’esquive car on doit rester immobile et impassible, le truc c’est la résistance et la résilience, tout finit par passer. Little Buddha en 1993 m’a confirmé que c’était mon truc le bonze marmoréen et immarcescible. (Ouai c’est ça les références du prolo de mon époque. ^^ ) Et l’ataraxie des stoïcien est venue me convaincre un peu plus profondément et viscéralement que c’était VRAIMENT mon truc.

Il se trouve qu’aujourd’hui même, je faisais du rattrapage de podcasts de Radiolab, et je suis tombé sur cet épisode à propos du dilemme de la conduite autonome.

Dans le genre “esquive”, il y a ce paradoxe moral vieux comme le monde où on vous dit qu’un tram arrive à un aiguillage, il se dirige pour écraser 5 personnes sur les rails. Mais si on active l’aiguillage et qu’on le dévoie, alors il n’écraseraqu’une seule personne. 90% des gens trouve moral de faire cela, et pense qu’il faut dévoyer et sauver le maximum de gens. Mais une variante de cette histoire consiste à dire qu’une autre manière de sauver ces gens est de mettre un poids important sur son passage. Et vous êtes sur un pont au-dessus des voies, il y a un homme obèse penché sur le parapet. Il suffit de le pousser pour sauver les gens ? Est-ce qu’on le pousse ?

C’est un dilemme, car 90% se refuse à accomplir ce sacrifice, alors que dans les deux cas pourtant, il ne s’agit que de sacrifier un homme. Hu hu hu.

Le podcast explique, et c’est passionnant, que des recherches autour du cerveau ont prouvé qu’il s’agissait peut-être d’un réflexe très très primitif qui nous empêche de nous tuer les un les autres. D’où le fait que la pichenette pour faire tomber le gros soit inconcevable. Mais si on imagine un procédé technique moins direct, comme actionner un levier, alors on dévie de notre “cerveau primitif” et on est plus dans une sorte de logique rationnelle plus froide.

Le sujet se poursuit sur la thématique des voitures autonomes. Le gros dilemme qui est exactement celui du tram, c’est que l’on ne sait toujours pas aujourd’hui comment on doit programmer les véhicules dans ce genre de cas “cornélien”. Et l’émission cite un exemple assez génial. Lorsqu’on explique aux gens qu’un algorithme de voiture autonome empêcherait un conducteur de foncer sur un piéton, même si c’était pour éviter un accident mortel (genre foncer contre un mur en béton, ou écraser un piéton dans la trajectoire opposée), 90% des gens trouvent ça moral. Quand on explique l’algorithme, et qu’on demande aux gens s’ils achèteraient une voiture pareille, 90% dit que jamais de la vie !!

Je trouvais que ça rentrait pas mal dans le thème du jour. ^^

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