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Pectus est quod disertos facit. ∼ Pédéblogueur depuis 2003 (178 av LLM).

Pauvres créatures (Yórgos Lánthimos)

Depuis The Lobster, que je considère comme un chef d’œuvre assez culte, je suis très impressionné par Yórgos Lánthimos. La Favorite était aussi une sacrée réussite, et tout pointait pour que ce film soit plutôt très bien. Mais non, ça n’a pas fonctionné pour moi… Je ne sais pas si j’ai raté le coche, car les critiques ont plutôt l’air bonnes, mais moi je suis passé clairement à côté.

Et pourtant formellement le cinéma est toujours d’une aussi bonne qualité, on a des comédiens et comédiennes vraiment d’excellence (Emma Stone, Wilem Dafoe et Mark Ruffalo sont irréprochables), une réalisation très belle et originale. Mais tout ce déluge de moyens, de décors, et surtout ce “temps” (le film dure 2h20, et je ne les ai que trop senti passer) ne riment à pas grand chose j’ai l’impression. Au-delà d’une transposition fade de Frankeinstein au féminin, je n’ai pas du tout été sensible à cette histoire sans queue ni tête.

Et n’étant pas touché par la morale, ou la narration, ni vraiment par les personnages, je me suis surtout beaucoup fait chier. J’ai eu l’impression d’un Wes Anderson avec les facéties et la légèreté en moins, ou bien d’un Tim Burton de la bonne époque sans la fibre romanesque ou onirique.

Et comme pour The Lobster par exemple, je n’ai pas du tout été rebuté par l’absurdité de certains parti-pris ou du surréalisme fantastique des relations sociales, je ne crois pas que ce soit ces aspects là qui m’aient dérangé. C’est juste que je ne vois pas où cela nous mène, ce que cela nous apprend, ou l’édification obtenue.

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