Top ou Bottom ?

La fatale question qui revient fréquemment dans la bouche de tous mes amis… plus ou moins discrètement, plus ou moins effrontément : actif ou passif ? Bon, reprenons la base : l’actif (« top » en anglais) est celui qui encule, et le passif (« bottom » en anglais) est celui qui se fait enculer. Je ne sais pas que ce chacun fait dans son coin, mais disons que mon expérience personnelle tend à démontrer que les plupart des homos pratiquent les deux, pour certains l’une des deux activités avec un plaisir supplémentaire, certains ne sont qu’actifs et d’autres que passifs (les deux dernières dans une stricte acception sont plus rares).

Il suffit de regarder les films pour se rendre compte que l’on y voit un reflet de la réalité. Certains sont de véritables clichés et ainsi des gros baraqués viriles enculent à grands coups de boutoirs de jeunes éphèbes à l’allure gracile (oui je sais, je parle bien). D’autres sont simplement versatiles (« autoreverse » aussi dit-on en souvenir des vieux bons postes cassettes qui lisaient dans les deux sens…), ainsi on les voit tour à tour se faire prendre, et prendre avec le même « entrain ». Et parfois il faut encore se méfier des apparences lorsqu’on voit un grand bûcheron canadien offrir son généreux postérieur au rostre en furie de son jeune stagiaire des Eaux et Forêts.

Mais il est vrai qu’en général, dans le porno, les rôles sont distribués selon des schémas classiques et qui ont la vie dure. Ainsi on retrouve le plus couramment des « straight-acting » (« look hétéro ») actifs qui emmanchent des passifs gloutons. Le porno gay produit son lot de « star », et il existe une vraie discrimination dans ce domaine. Finalement dans le porno hétéro, les stars sont plutôt les actrices, et on trouve quelques types charismatiques (à la Rocco). Dans le X gay, clairement les stars sont des actifs gros queutards, tandis que les passifs qui ont acquis ce même rang se comptent sur les doigts d’une main.

Le premier acteur passif qui obtint ce convoité statut (les passifs sont aussi moins bien payés) fut un américain : Joey Stefano (sa bio). Il était justement du genre « passif dominateur » qui lui donna tant de succès dans les productions californiennes. D’autres comédiens qui était de purs « tops » et qui en fin de carrière n’arrivaient plus à trouver d’engagements furent parfois « réduits » à se faire prendre (sauvagement) afin de tourner et de faire sensation auprès de leur public (consommateurs). Et là on arrive dans des malversations plutôt glauques du milieu porno, telles qu’on les retrouve aussi dans le milieu hétéro.

Une des grandes stars du porno gay était sans conteste Jeff Stryker qui a beaucoup tourné dans les années 80, et qui était affublé d’un énorme engin. Actif évidemment. D’ailleurs étant bi, il a aussi tourné dans des productions bisexuelles (genre bien à part) et hétéros. Plus actuel, et dans les tops on trouve : Chad Hunt, Ken Ryker, Matthew Rush (sauf dans Taking Flight Part 2, où il se fait prendre), Michael Lucas (aussi producteur), Pavel Novotný. Dans les autoreverses, on peut citer : Blaker Harper et Cody Foster. Et dans les stars Bottom : Jeremy Jordan, Tristan Paris.

Vous voyez que ce sont des gens importants, ils sont dans Wikipédia. 😉

Et une des personnes les plus connues du porno gay depuis la fin des années 80 est en fait un réalisateur : Chi Chi LaRue. Ce personnage est relativement haut en couleur quand on considère son incroyable et prolifique carrière tout en étant toujours habillée en drag-queen. Il est reconnu comme un des meilleurs réalisateurs dans le domaine, et ses films sont véritablement d’une qualité supérieure.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

:bye: 
:good: 
:negative:  
:scratch: 
:wacko:  
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose:   
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail:   
:-(     
:unsure:  
;-)  
 
Partages