Iwak #16 – Fusée (rocket)

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Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Dans cet exercice quotidien, j’essaie d’abord de jouer en association d’idée, et ensuite je brode, ce qui est finalement un truc assez facile pour moi. J’écris, et puis j’écris, et j’écris. Eh bien, lorsque je vois « fusée », je pense à Tintin, et plus spécialement à Objectif Lune et On a marché sur la lune. J’ai adoré lire Tintin quand j’étais enfant et ado. Au fur et à mesure, on a eu tous les albums, et je les ai tous lu des dizaines de fois. Je me souviens des remarques de mon père sur Tintin au Congo, il ne voulait pas que je lise ça sans les explications du contexte colonial et raciste, et surtout avec des scènes qui l’étaient explicitement. J’avais moi-même été marqué par ça :

Entre le nom « Boule de neige » et le parlé…

Mais j’ai été émerveillé par la plupart des histoires, et l’exploration spatiale à la Tintin était parmi mes favorites. La fusée qu’il emprunte pour se rendre sur la lune est un de ces objets mythiques qui est très facilement reconnaissable, et qui est pour moi l’image même d’Épinal de la fusée. L’autre image qu’il me reste ce sont évidemment Dupond et Dupont qui sont malades à cause d’un médoc étrange qui leur fait pousser les cheveux avec plein de couleurs.

On leur coupe ça pour les soulager, et je me rappelle de leurs sorties spatiales très viriles, toujours très viril de toute façon le couple Dupont et Dupond. :huhuchat:

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Iwak #15 – Avant-poste (outpost)

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Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Le petit jeune avec qui je papotais avait l’air passionné par mes histoires de vieux pédé. C’était un peu comme si j’avais été en avant-poste d’une grande lutte à laquelle nous participons tout·e·s. C’était mon petit bout de vie à moi, avec un monde non-connecté à internet, sans téléphone portable, avec des lettres en papiers et des timbres-poste (pas de s à poste !), avec quelques petites incursions plus ou moins discrètes plus ou moins cryptos à la télé, au cinéma et dans la littérature, et les petites annonces sur Radio FG. Et puis l’explosion à partir du milieu des années 90, et avec en sus une déflagration démultipliée par l’incursion du web. Mais avec le recul ce boum n’était sans doute que mes 20 ans. Hu hu hu. Je crois qu’on est tous en avant-poste à 20 ans. J’avais moi-même, je m’en rappelle très bien, eu une discussion lorsque j’avais 19 ans (1995) au Tropic Café avec un type qui allait avoir 40 ans, et qui se plaignait de son âge. Il me raconta les soirées au Sept, puis au Boy, la rue Sainte Anne, les pissotières, la drague dans les parcs, les subreptices rencontres en un coup d’œil dans une rue, dans un café ou dans un supermarché, la planque obligatoire pour ne pas se faire harceler au boulot, les petites annonces dans Gaipied, mais aussi le Minitel, et le SIDA qui a tué tout le monde [sic]. Les petites nées en 1993 raconteront sans doute à une petite de 20 ans en 2033, comme elles avaient eu la chance de connaître le Mariage pour tous, RuPaul et d’avoir participé à la lutte pour le droit de nos keupines trans et non-binaires. Chacun son avant-poste au final, et c’est peut-être la beauté de la chose. C’est sans doute ce qui donne à cette lutte toute son ampleur, une lutte non pas pour une liberté sexuelle, mais bien pour émancipation globale, pour une égalité des droits, et dans une merveilleuse continuité de progrès sociétal.

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Iwak #14 – Armure (armor)

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Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Cela me fait sourire de lire que je ne suis pas le seul à penser aux Chevaliers du Zodiaque à la simple mention du mot « Armure ». C’est immédiatement ce qui me vient à l’esprit, Saint Seiya, et tous les souvenirs des émotions procurées par ce dessin-animé. A y repenser, ce truc était tout de même très queer et je pense que c’était aussi cela qui me bottait. Entre Shun et Ikki, à peine crypto-gays, et les femmes chevalières trop butch, et certains chevaliers super vilaines (Misty du Lézard, Aphrodite des Poissons…), c’était une série qui avait le mérite de vraiment pouvoir plaire à toutes et tous, et proposer des sujets d’identifications bien variés. Moi j’étais vraiment fan, et on était je crois toute une génération à partager ce sentiment dans une majorité assez écrasante. D’ailleurs il me semble n’avoir jamais entendu quelqu’un dire qu’il n’aimait pas cette série. Evidemment on peut en être critique, car il y a des longueurs impossibles, des dessins d’une mocheté sans nom, et certains arcs narratifs passablement débiles. Mais la magie des fameuses armures, leur transformation d’assemblage compact à protection individuelle, les inspirations du Zodiaque ou des mythologies (à la japonaise, toujours trèèèèèès librement inspiré) et ces amitiés indélébiles, c’est tout cela qui nous a marqué pour une vie. J’ai rêvé pendant des années que je portais une armure, c’est un des rêves récurrents dont je garde le souvenir le plus prégnant. C’était la fameuse armure du Sagittaire qui avait le mérite d’avoir des ailes (ça a toujours été mon truc ça), et je tripais dessus. Ci-dessous, des vidéos qui datent de Mathusalem (plus de quinze ans maintenant) que j’avais publiées ici même. Les gens utilisaient encore des cassettes VHS et refaisaient des montages en doublant des épisodes et en se marrant. C’est ultra-pixelisé, et c’est de pire en pire à mesure que les résolutions des écrans augmentent, on est arrivé au format timbre-poste. Mais c’est tellement drôle, et pour qui a connu les versions originales, ça reste un pastiche à mourir de rire.

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Iwak #13 – Dune (dune)

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1988, on récupère le magnétoscope de mon oncle qui nous le prêtait régulièrement quand il partait en vacances. Un voisin qui avait Canal+ prête à mon père le film Dune, de David Lynch, qu’il avait enregistré. Dune est une série de bouquins absolument culte pour mon père. On regarde le film une première fois… Mon père est muet, les trois autres protagonistes de l’affaire (ma maman, mon frangin et moi-même) sommes intéressés mais circonspects. Mon père ne dit rien. Il rembobine la cassette. Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz. Et il fait « Play ». Ah ok, on le reregarde tout de suite. Et là il nous explique un peu plus l’univers et tout ce qu’il se passe. Oui, bon, ok. Mais ce qui s’est passé, c’est que mon père est un immense monomaniaque en termes de culture. Par exemple, je lui ai fait écouter Play de Moby en 99, et il l’écoute encore en boucle à ce jour. Eh bien, on a regardé Dune dans les 100 à 200 fois dans les dix années qui ont suivi (après j’ai déménagé ^^ ). Au début c’était tous les jours (pendant bien 3 semaines), puis ça s’est espacé, une fois par semaine, une fois par mois etc. On a eu ça pour d’autres films cultes de mon père (et pourtant il n’était pas vraiment tyran de la télécommande, mais si on lui donnait le choix, bah il le prenait). Donc ça a fait pareil pour Blade Runner ou Autopsie d’un meurtre, ou encore Nocturne indien (et bien d’autres). J’ai moi-même en héritage mes fixettes sur certains longs-métrages : Dune (hé hé hé), Miracle en Alabama, le Festin de Babette etc. Mais avec Dune c’était la première fois qu’on avait vécu un tel phénomène, et croyez-moi ça a marqué la petite famille.

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La bascule

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Le Roncier et Sébastien M. viennent de lancer un tout nouveau podcast dédié à la PrEP, ça s’appelle La bascule. J’ai déjà plusieurs fois évoqué ce traitement prophylactique qui permet de ne pas attraper le VIH, et dont l’action concrète depuis quelques années d’usage est de voir le taux de contamination vraiment infléchir. C’est plus que merveilleux, et ça vaut le coup d’en apprendre plus sur la PreP, et de découvrir ce premier portrait d’un inconnu très connu de moi sur les réseaux sociaux. ^^

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Iwak #12 – Glissant, glissante (slippery)

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Comme souvent, ça a commencé par un doigt, et il me semblait que ça (se) passait plutôt bien. L’invitation à continuer le jeu de vilains n’était pas équivoque, donc deux puis trois, et là je me suis demandé si je n’étais pas en train de franchir un nouveau cap, une nouvelle frontière, une nouvelle découverte dans le délicieux, et parfois tortueux, chemin des joyeusetés sexuelles. A quatre doigts, avouons-le c’est déjà une main qui disparaît, laissant juste apparaître une timide paume. Mais que voulez-vous, ça glissait encore tellement facilement, et les gémissements n’étaient qu’un encouragement à plus de hardiesse manuelle, à plus de témérité digitale, à une pugnacité qui jusque là n’avait jamais connu pareil écrin. Je pris mon temps, et avec beaucoup de lubrifiant pour rendre le jeu de glissade encore plus glissant, c’est naturellement que ma main entière fut escamotée dans un merveilleux pays, plein de merveilles. Je me demandais quel plaisir je pouvais finalement retirer d’une telle activité, mais je ne me le suis pas demandé longtemps. Dans le plaisir donné qui donne un plaisir fou, dans la confiance réciproque, dans les frontières repoussées puis dépassées, au-delà des sensations et dans une unique communion, mais quel pied ! Cette pente glissante est un délicieux abus, à pratiquer avec modération et exaltation, avec stupre et luxure, avec doigté et opiniâtreté, jusqu’au bout des désirs.

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Dimanche d’automne

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Oh oui on commence à bien sentir les changements de température, et le soleil qui se couche trop tôt, et la flotte qui s’invite un peu trop souvent. Il a fait beau toute la journée, et je me suis décidé à en profiter et à faire un peu de vélo. J’ai poussé jusque Vincennes et le lac de Daumesnil, à deux pas de la Porte Dorée. Cela n’a pas manqué, à peine débarqué, il se met à tomber des hallebardes, des trombes d’eau qui ont vite chassé tous les promeneurs. J’ai pris mon mal en patience, j’ai sorti mon pébroc, et j’ai attendu que ça se passe. Après une dizaine de minutes de flotte, c’était le retour du beau temps avec cette atmosphère particulière comme lavée par la pluie. La lumière déclinante d’automne, les arbres jaunissant et rougeoyant, et de jolies réflexions sur le lac… tout ce que j’aime.

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Iwak #11 – Répugnant (disgusting)

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Je crois avoir une tolérance assez importante avec les choses jugées dégoutantes par tout un chacun. Je n’ai aucun problème à nettoyer de la merde ou du vomi. Et ça ne me donne pas spécialement des haut-le-coeur (tiens c’est un mot invariable, c’est fou ça). Comme Jeanne Cherhal, je serais même du genre à trouver un certain attrait à des lieux considérés comme Temple de la Répugnance, j’en avais également parlé dans un article.

Jeanne Cherhal – La Station

Mais je me rappelle d’une fois où c’était insoutenable, vraiment impossible de retenir son dégoût, à avoir envie de ne plus respirer, et à penser qu’on va gerber dans la seconde. C’était au Maroc, à Fès, lors d’un voyage organisé par le boulot de ma maman, on y était tous les deux seulement en 1989. C’était une visite du quartier des tanneurs de Fès. On y voit exactement les images qu’on peut voir aujourd’hui dans des photoreportages avec ces clichés de kyrielles de trous dans la terre remplis de colorants de mille couleurs. C’est très esthétique. C’est aussi en réalité une puanteur insupportable, et autant d’enfants qui travaillent plongés jusqu’aux épaules dans ces trous aux couleurs chamarrées qui rendent si bien en photo. Ironiquement, on vous donne avant de pénétrer dans le quartier des brins de menthe à coller sous votre nez. On est resté très choqué de tout cela avec ma mère, et on en reparle régulièrement. Cela donne aussi à réfléchir quant à tous ces objets en peau qu’on peut acheter au quotidien pour quelques sous. Quand, il y a quelques années, j’ai dégoté par une tante de très anciens négatifs de mon grand-père, qui datait des années 40. J’ai été marqué par quelques photos d’Algérie, que mon grand-père avait probablement prises lors d’un de ses voyages dans son village natal à Doucen, dans le sud de l’Algérie. Il y a ce cliché que vous pouvez voir en proue de l’article. Ces gamins vêtus de guenilles ragoutantes m’ont tout de suite rappelé cette vision horrifique de Fès en 1989. C’était les mêmes enfants, les mêmes habits, et c’était sans doute des petits-petits-petits-cousins.

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Iwak #10 – Espoir (hope)

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Ce qui m’a donné le plus d’espoir dans la vie, c’est la découverte des Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle. Je sais c’est con, c’est pédant et ça peut paraître totalement m’as-tu-vu, mais année après année, je n’en démords pas, et je crois sincèrement que c’est un des trucs qui m’a le plus donné de raison de croire en des lendemains plus cléments. Au moment où j’avais besoin d’un « It gets better » (le rappel du projet) qui sortira près de 15 ans plus tard, je me suis nourri de ces principes philosophiques qui m’ont paru (presque) limpides à la première lecture, et dont la vérité me paraissait évidente à mesure que je progressais dans le bouquin. C’était jouissif comme découverte, de lire ce machin datant de presque 2000 ans, et de m’y retrouver, de réellement y puiser des clefs pour me comprendre, appréhender le monde, et agir en conséquence. Ce fut une source inespérée d’espoir tout jeune adulte, et c’est aujourd’hui encore, vieillard cacochyme (ou presque), le ferment le plus palpable et directeur de ma quête du bonheur.

Vénère la faculté de te faire une opinion. Tout dépend d’elle, pour qu’il n’existe jamais, en ton principe directeur, une opinion qui ne soit pas conforme à la nature de la constitution d’un être raisonnable. Par elle nous sont promis l’art de ne point se décider promptement, les bons rapports avec les hommes et l’obéissance aux ordres des Dieux.

Livre 3 – IX des Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Si tu remplis la tâche présente en obéissant à la droite raison, avec empressement, énergie, bienveillance et sans y mêler aucune affaire accessoire ; si tu veilles à ce que soit toujours conservé pur ton génie intérieur, comme s’il te fallait le restituer à l’instant ; si tu rattaches cette obligation au précepte de ne rien attendre et de ne rien éluder ; si tu te contentes, en ta tâche présente, d’agir conformément à la nature, et, en ce que tu dis et ce que tu fais entendre, de parler selon l’héroïque vérité, tu vivras heureux. Et il n’y a personne qui ne puisse t’en empêcher.

Livre 3 – XII des Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Creuse au-dedans de toi. Au-dedans de toi est la source du bien, et une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours.

Livre 7 – LIV des Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Le salut de la vie consiste à voir à fond ce qu’est chaque chose en elle-même, quelle est sa matière, quelle est sa cause formelle ; à pratiquer la justice, du fond de son âme, et à dire la vérité. Que reste-t-il, sinon à tirer parti de la vie pour enchaîner une bonne action à une autre, sans laisser entre elles le plus petit intervalle ?

Livre 12 – XXIX des Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Post-Scriptum : Ma sélection des pensées de Marc-Aurèle. Oui je suis prosélyte. ^^

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Iwak #9 – Jeter, lancer (throw)

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Depuis tout minot, j’essaie de faire des ricochets. J’admirais l’attitude virile, et le geste sans faillir, de mon frangin qui choisissait minutieusement ses cailloux. Vous savez, ces pierres noires aplaties et arrondies par des années de roulement au fond des rivières. Cela leur donne la forme aérodynamique idéale pour les jeter parallèlement à la surface de l’eau d’un lac, et réaliser ces myriades de petits bonds, en même temps qu’un bruit distinctif de schoup schoup schoup saccadé, et de plus en plus rapproché à mesure que la pierre perd de son énergie cinétique. C’est juste ça, au lieu d’un plouf classique d’une pierre lancé au hasard, on obtient un objet volant et virevoltant. Les apparences trompeuses de jeu avec la gravité font de ces banales pierres, des aéronefs improbables à la durée de vie aussi courte, que leur vol plané pourra réaliser une bonne douzaine de bonds, jusqu’à une retraite maritime bien méritée (ou bien un recyclage lors de l’ère géologique suivante). J’étais fan aussi du dessin que cela faisait sur une surface plane et calme comme sur un lac ou un étang, avec ces ridules circulaires qui viennent dessiner d’étranges arabesques éphémères. J’ai tenté des centaines de fois, des milliers de fois même, mais j’ai dû au maximum faire 3 bonds, et avec un gros bruit de plouf terriblement pesant. C’est le grand drame de ma vie (d’être drama queen).

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Iwak #8 – Dents (teeth)

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Je n’ai pas cru très longtemps au Père-Noël, il y avait eu trop de fuites, et puis y’avait des trucs pas très crédibles autour de ce phénomène. Je ne sais pas pourquoi mais le machin me paraissait un peu trop fort de café. En revanche, j’ai longtemps cru à la Petite Souris. Déjà parce qu’on en parlait relativement jamais… Ni à l’école, ni entre cousins et cousines, et je ne lisais aucun conte à ce propos, je ne crois n’avoir vu aucun dessin-animé ou long-métrage évoquant ça. Mais ça marchait à tous les coups, et c’était simple, tout en étant un tour fascinant et merveilleux. Quelques jours avant, je sentais une dent qui brinquebalait, et à un moment, pif pouf, elle tombait ! (Bon parfois je la tordais dans tous les sens et j’avais la bouche pleine de sang…) Et j’étais content car ça voulait dire que la Petite Souris allait passer… Ma mère m’expliquait tout bien comme il faut, et je collais ma dent (Bien nettoyée !) sous mon oreiller. Et le lendemain, pif pouf, une pièce de 5 francs, et pour les deux dernières c’était même une pièce de 10 francs (Une fortune purée !!). J’essayais de lutter contre le sommeil, mais à chaque fois je m’endormais, et je me réveillais sans mes dents mais avec de la bonne thunasse. J’adorais ça. Et j’étais vraiment fasciné, car j’étais persuadé que mes parents m’aurait réveillé en récupérant la dent et en collant la pièce, je ne voyais qu’une Petite Souris pour faire ça si bien. Et c’était crédible parce qu’il devait y avoir des Petite Souris partout pour faire le job, et comme elles étaient toutes petites, elles ne pouvaient pas nous réveiller. Et puis le truc s’arrête à la fin des dents de lait, donc c’est pas mal, cela reste dans le domaine de l’enfance. En 2012, lorsque Rise of the Guardians est sorti, j’avais vraiment jubilé en découvrant la Tooth Fairy anglosaxonne (que je ne connaissais pas) mais j’étais super déçu que ce soit une sorte de piaf et pas une souris. Mais heureusement il y a cette merveilleuse scène où elle dérange une Petite Souris à l’œuvre en réalisant « Oh yes, it’s the European division!!« . Cela m’avait fait tellement plaisir de revoir la Petite Souris. J’ai demandé à mes cousines si elles continuaient à faire ça pour leurs enfants, et la réponse fut positive. Mais on entend pas plus parler de cette Petite Souris, et c’est très bien comme cela.

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Morandi Giorgio (1890-1964)

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Alain Korkos parle de son attrait pour les peintures de Morandi Giorgio dont je n’avais jamais entendu parler. Avant de lire complètement l’article, je gougle l’artiste pour voir ses peintures. Et là je vois une ribambelles de natures mortes à base de pots, vases, verre et autres récipients banals, sur des couleurs neutres un peu passés. Ouai, bof… Et je lis l’article, et mon esprit s’émerveille en même temps que je comprends pourquoi ça lui plait. Et du coup, je vois les toiles différemment, je saisis son point de vue et il m’influence. Ce n’est pas la première ni la dernière fois que j’ai besoin qu’on m’aide un peu à réfléchir ou à ne pas zapper en deux secondes un sujet, comme on en est malheureusement maintenant un peu trop habitué avec notre société tindeurisée. Ca fait du bien (à l’humilité, hu hu hu). ^^

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