Garden State

Cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, le générique de fin a surgi et j’ai été stupéfait, je pensais sincèrement que le film venait de commencer. Avantages et inconvénients de ce genre de sensations…

J’ai été rapidement captivé par l’ambiance et le style que ce jeune acteur/réalisateur distille dès les premières minutes. Le cadre, les personnages, les thèmes, la musique, on est bien dans un film de « génération », et une tranche dont on parle peu finalement : les « 26 ans ». Autrement dit, un film qui narre l’histoire de jeunes gens qui commencent à bosser et à devenir indépendants. Des personnes qui sont encore jeunes, barrées et insouciantes, mais toujours attachées (financièrement, physiquement, affectivement) à leurs nids familiaux. On est aussi dans un film américain indépendant classique dans le traitement du scénario et des personnages.

Mais tout cela est justement trop estampillé « indépendant » pour vraiment décoiffer ou réellement susciter un intérêt majeur. On reste dans l’originalité certes, mais dans une qualité de tournage et de réalisation tout à fait moyenne, le tout étant largement épicé par les excellents comédiens et Nathalie Portman (qui est fabuleuse). Du coup, c’est plaisant, on le laisse facilement porter par cette narration moderne et psychologisante à souhait.

On aime bien les histoires de freaks comme dans « Donnie Darko » ou bien « American Beauty », et là on en trouve une belle brochette. A commencer par le héros, Andrew Largeman, qui est sous médocs depuis ses dix ans (Lithium, anti-dépresseurs et compagnie). Le traitement est prescris par son père qui est aussi psychiatre.

La mère d’Andrew meurt au début du film, et c’est la raison pour laquelle Andrew retourne dans sa ville natale. Il passe quelques jours là-bas chez son père, pour l’enterrement. Il décide d’arrêter les médocs, il sort alors enfin la tête de l’eau et recommence à ressentir des émotions. Lors des funérailles, il rencontre un pote d’enfance, et ainsi il renoue avec quelques anciens camarades qui ont eu des destinées assez singulières (entre un inventeur rentier et un fossoyeur…). Il fait aussi une rencontre inopinée avec Nathalie Portman qui est une jeune nana un peu timbrée et qui m’a fait pensé à Kate Winslet dans « Eternal sunshine of the spotless mind ».

Ce portrait de post-ados est plaisant, et on sourit à quelques blagues ou bizarreries de ces beatniks des temps modernes. Mais rien de transcendant… les drogues sont aussi diverses de banalisées, on vogue alors entre des jeunes paumés qui loosent et des adultes en devenir qui cherchent leur place dans la société. Heureusement, Nathalie Portman et Zach Braff forment un couple de ciné qui fonctionne très bien, et qui délivre une émotion touchante et authentique. Peter Sarsgaard (qui jouait aussi dans « Dr Kinsey », l’amant de Kinsey, et dans « Boys don’t cry » un rôle beaucoup moins cool mais avec beaucoup de talent), qui a vraiment un charme dingue, tire aussi bien son épingle et réussit à donner vie à ce récit plutôt décousu.

Un chouette premier film donc, mais pas une révolution.

Garden State

14 Commentaires

  1. Garg> Oui je comprends que cela puisse faire cet effet, je crois que c’est aussi pour cela que j’ai malgré tout accroché à l’ambiance et au personnage. Je crois jusque que j’avais envie d’être un peu plus bluffé que cela.

    Je pense que la qualité « générationelle » réside vraiment dans la manière dont il a su transcrire les rêves de nos âges… voir ses amis, continuer à fréquenter les gens du lycée et de son adolescence, garder ses trips de mômes, trouver sa place dans la société et dans un job, être fantasque, créatif, « jeune » et SUROUT : trouver son âme-soeur. Evidemment ça parlera moins à mes cousines de mon âge qui étaient mariées et mère à 22 ans… :hum:

  2. J’aime bien le rapport graphique entre l’affiche et le thème du film. Ca retranscrit bien l’idée d’un âge « charnière » avec la fragmentation des perso entre rêves de gamins et espoirs d’adultes en devenir.

    Sinon, le film en lui même n’est pas aussi marquant que peuvent l’être certains indépendants, je pense a D. Darko que t’as cité mais aussi à Memento qui m’avait donné une belle claque.

    Mais tout vient à qui sait attendre, j’ai remarqué que les meilleurs indé ont tendances à sortir pendant la saison estivale ;-)

  3. Je me suis laissée entrainer facilement dans ce film frais de génération.
    On se croit dans un film à l’anglaise… mais la fin nous fait revenir à un film à l’américaine…
    J’ai beaucoup aimé, mais cette « american touch » finale a un peu gaché ce bon moment…

  4. Bom, eu não entendi nada do que esta escrito aqui, mas como eu adoro a lingua de vocês então vou ficar so lendo tá…hehehehe
    gostei muito bonitinho você.
    tchau, bejos até mais ver.

  5. Salut tt le monde ! Moi je suis pas vraiment d’accord avec vous : ce film est génial ! Ce n’est pas une histoire de génératon ou de film indépendant ou de fin réussie ou pas, c’est juste, et c déjà bcp, l’histoire d’une renaissance ! Un mec qui revient à la vie en la prenant en main, en faisant la bonne rencontre au bon moment ! ça peut paraitre naïf, mais c’est comme ça que je l’ai ressenti . En plus, il nous propose un véritable univers (le charme de l’amérique profonde lol) : vous avez pas fait gaffe à la musique ? Et oui, on dit pas impunément des choses négatives sur un de mes films préférés, de suite je sors les dents ! ;D
    Sinon ça fait plaisir de croiser des gens qui l’ont vu, parce que ça court pas les rues !

  6. Je suis de tout coeur avec Béren ce film n’est pas un film de génération ou tout autre calification
    ce film respire la joi de vivre ! de voir cette homme reprendre gou a la vie c merveilleux
    franchement c un film a voir et a aprecié ds tt son été la réalisation et magnifique, les acteur jou trop bien , le scénario est tres abouti et respire la gaité :mrgreen: et je ne vou palre pas de la bande son
    avec du Coldplay, Zero 7, The Shin et la magnifique chanson ki cloture le film Lets go de frou frou :-)
    en tou cas sa fai plaisir de voir des gens ki on su aprécié le film :ok:

  7. Ce film, dés les 5 premieres minutes (sur du coldplay en plus…) j’ai senti que j’allais l’adorer et ça a été le cas, comme déja mentionné la BO est exceptionelle, les acteurs aussi, etc… Je pense que bcp de 20-30 ans peuvent se retrouver dans cette histoire en tout cas moi je m’y suis trés vite retrouvé :). Je le conseille vivement, ciaoo

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