Les gens qu’on aime : #26 quelqu’un qui est mort et qui nous manque

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Dr. CaSo a lancé un défi : écrire un article par jour sur les gens qu’on aime. Et comme j’aime bien des gens, et que j’aime bien écrire, et que j’aime bien Dr. CaSo, je vais m’y coller.

J’ai la chance d’avoir mes deux parents encore en vie, et relativement en forme, mais j’ai perdu assez tôt mes grands-parents. J’ai eu malgré tout le bonheur de bien connaître ma grand-mère maternelle, jusqu’à mes 17 ans. Elle me manque d’autant plus depuis toutes ces années qui se sont écoulées. Ce sont donc surtout des souvenirs d’enfance et d’adolescence, et que de bons souvenirs. Elle était super cool et gentille ma grand-mère.

On allait chez elle tous les soirs après l’école, ma maman nous récupérait là après son boulot. J’avais donc l’habitude de faire mes devoirs en arrivant du collège, et en général elle me préparait une petite collation. Après je regardais la télé avec elle, en général ma mère arrivait en plein milieu de Santa Barbara, mais ma grand-mère me rencardait le lendemain sur ce que j’avais manqué (la culture avant tout hein). Le mardi soir, on dormait là, puisque le mercredi on n’allait pas à l’école et qu’elle nous gardait. Elle nous emmenait souvent au cinéma, et c’était à chaque fois une petite fête. Et le mardi soir, on regardait toujours la dernière séance avec le western. Le plus cool c’est quand elle nous préparait des frites dans ces cornets de papier pour les manger devant le film.

Le mercredi, on dessinait des trucs ensemble, elle m’a aussi appris à tricoter. On écoutait aussi des disques, et notamment ses 33 tours de Grande Musique qu’elle me faisait découvrir, surtout Fauré et Suppé. Et puis on discutait, j’aimais déjà bien parler, et on parlait de tout et de rien. Elle me racontait des épisodes de sa vie, comme le jour où elle était allée récupérer les décors en bois (il s’agissait de leurres installés par les allemands qui utilisaient l’endroit) qui cachait l’aérodrome de Cormeilles-en-Vexin juste après la guerre, pour se chauffer.

Elle représentait aussi le cocon familial par excellence, où on passait tous les Noëls en famille avec les cousins et les cousines. Le soir du Réveillon, la maison était pleine à craquer de monde et de plein de bonnes choses à manger. Elle faisait super bien à manger, et les souvenirs les plus prégnants je pense sont liés à la bouffe. Elle adorait faire plaisir en cuisinant, et on se régalait tous avec ses plats, souvent simples et rustiques, absolument délectables.

Heureusement son souvenir vit encore en nous de manière assez intense, et on en parle régulièrement avec mes parents ou mes cousines. Je sais qu’elle n’aurait pas moufté trois secondes (mais sans doute une et demi tout de même ^^ ) à propos de mon homosexualité, et qu’elle aurait adoré mon chérichou. On aurait pu encore faire tellement de choses ensemble. J’aurais adoré l’emmener avec moi en vacances, lui montrer mon appartement parisien, l’avoir à mon mariage et encore profiter de son sourire, sa gentillesse et son infinie tendresse.

Extrait d’une vidéo Super 8 de famille du printemps 1977
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Les gens qu’on aime : #25 quelqu’un qui a une vie vraiment compliquée ou difficile

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Il me semble que c’était au tout début des années 2000, vers cette époque où je traînais mes guêtres sur Yarps, Gayvox, sans doute encore Caramail et CitéGay, mais pas encore DialH ou Rezo-G. Hé hé hé. Comme je l’expliquais récemment, j’y passais du temps pour papoter et rencontrer des gens, et d’ailleurs certains sont toujours des connaissances plus ou moins distantes aujourd’hui. Il s’agissait à l’époque de forums, avec classiquement un fil « général » de conversations à bâtons rompus, qui est tout à fait analogue à Touiteur aujourd’hui. Ça discutait allègrement toute la journée et la nuit, et j’aimais bien ça, ce sentiment de jamais être seul, même quand j’habitais tout seul et ne voyais pas forcément beaucoup de monde la semaine.

Il y avait un mec que j’aimais bien, qui était un bon pote « en ligne », Y., et que j’avais même eu l’occasion de rencontrer de visu. Il avait toujours le visage très fatigué, et il m’expliquait qu’il prenait beaucoup de médicaments, que cela le rendait toujours un peu somnolent et à l’ouest. Je comprenais à demi-mot une histoire de dépression pas évidente (Pour qui ça l’est de toute façon ?), mais ça n’empêche qu’il était plutôt marrant et sympathique. Un jour, débarque un nouveau garçon, H., il est plein d’assurance et de peps, il montre une photo de profil avec un visage dans l’ombre mais laissant deviner un joli garçon. Rapidement, on voit que Y. et H. se lient, et j’apprends qu’ils sont en couple. Tout cela dure pendant des mois et des mois, je suis en contact avec les deux, à la fois publiquement, mais également chacun par messagerie et email.

On se voyait finalement assez régulièrement entre parisiens du forum, et Y. était souvent là, mais jamais H. qui était occupé, timide ou pas disponible. Petit à petit, la rumeur a point, puis s’est répandue. Est-ce que H. ne serait pas une invention de Y., un personnage fictif uniquement là pour se rendre « intéressant » ou simplement pour agrémenter ainsi sa vie « virtuelle » ? Moi je n’y ai vraiment jamais cru, non c’était trop énorme. Et je parlais aux deux, et vraiment j’avais l’impression d’échanger avec deux mecs distincts.

Et puis, un jour on apprend que H. est malade. Cancer, cancer du cerveau, et en quelques semaines c’est la dégringolade, puis la mort. J’ai échangé avec lui pendant ces moments, et j’ai été terriblement touché. Pour Y. c’était manifestement une sortie évidente, mais aussi une dépression supplémentaire dont on ne pouvait pas savoir si elle était simulée ou réellement vécue. Je reste marqué par cet épisode étrange, truc qu’on ne pouvait vivre que sur les Internets, avant les mobiles et les webcams généralisés, où on pouvait très facilement se créer une identité fictive tout à fait valable en ligne.

Je ne saurais jamais si H. a existé ou pas. Même s’il y a de grande chance que tout cela se résume en un simple épisode de mythomanie, H. a peut-être vraiment vécu…

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Les gens qu’on aime : #24 quelqu’un à propos de qui on devrait écrire un livre

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Bon, je ne peux pas dire que je l’aime vraiment concrètement, mais à force je m’y suis attaché, et je ne suis pas complètement neutre à son sujet… Mon petit Adolphe Dumoulin (1854-1911), mon arrière-arrière-grand-père (à chaque fois je rajoute un « arrière », mais non ce n’est pas si loin que cela).

Prenez ma grand-mère Renée Dumoulin (1916-1980), et imaginez son papa Gaston Dumoulin (1889-1962). Les voilà.

Eh bien, le père de Gaston c’est Adolphe Dumoulin, né à Lille en 1854. J’ai déjà pas mal écrit à son propos, et je pense que ça ferait un bouquin, ou même une minisérie Netflix (soyons modeste ^^ ). Tout cela vient d’une recherche généalogique assez basique et en cul-de-sac. Car Adolphe est bien dans les registres des naissances, mais c’est à peu près tout ce qu’on a pu trouver à son propos. Mais récemment (dans le cadre des célébrations du centenaire de la Grande Guerre), les livrets militaires ont été numérisés et mis à disposition en ligne. Et là, on piste très efficacement mon Adolphe Dumoulin.

On comprend mieux pourquoi son Eugénie l’a rejoint à Tours, là où ils ont eu leur première fille. Et on comprend aussi ses autres déplacements, au gré de ses affectations militaires.

1875-1880 : Tours
1880 : mariage à Paris
1881 : réaffecté dans le département de la Seine
1883 : Juillet : toujours à Paris mais en sursis jusque l’automne. 4 aout : Réaffecté en tant que militaire à Lille (domicilié rue des Etaques)
1884 2 avril : réaffecté au département de la Seine, donc sans doute retour à Paris.
1884 22 nov. : Justification de la présence à NYC au 134 Bleecker St
1890 : Réintégré à Lille en juin

Mon article complet sur le sujet Adolphe Dumoulin

Et c’est à partir de là que l’aventure imaginaire commence. Quoi, mon arrière-arrière-grand-père est allé à New York en 1884 ?

Alors la première chose à noter, c’est que ça n’avait pas l’air d’être un gars très cool et recommandable le grand-grand-papi. Déjà parce qu’on lit sur l’acte de naissance de Gaston que le père est absent du foyer. Et qu’il y a de grande chance qu’il ait largué cette pauvre Eugénie sans laisser de traces. Mais ce qui est fou c’est qu’avec toutes les recherches, il reste une fenêtre possible pour cette conception… Parce qu’après son départ à NYC, Adolphe n’a pas arrêté de faire des allers-retours. C’est pas compliqué, on le retrouve dans des manifestes de bateaux lors de ses traversées.

Il emmène même son frangin et sa belle-sœur à un moment, peut-être pour émigrer également ? Parce qu’Adolphe est bien devenu citoyen américain et tout.

Il a surtout épousé d’abord une Magdalene, qu’il a laissé tombé pour épouser Hélène, avec pertes et fracas. Et puis c’est sans parler même de ses propres problèmes de couple avec Hélène ensuite, et de ses démêlés avec la justice, parce qu’il était pote avec un canadien qui avait eu le malheur de décapiter sa copine. Il faudrait encore passer quelques heures à tenter de remettre tout ça dans l’ordre en mode tableau en liège, cartes et copies des documents épinglés. Mais on a un bon scénario, avec sa fuite à Chicago où il devient marchand de charbon le temps de se faire oublier par la police de NYC, les moments où il se fait sortir de chez lui par Hélène à coups de ceinture en cuir, ou bien ce mystère de la naissance de Gaston, et ma propre filiation putain !!!

Et Adolphe est enterré dans le Queens à New York, au St. Michael’s Cemetery, il faudra que je lui paye une visite à l’occasion. ^^

Tombe Adolphe et Hélène Dumoulin
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Florilège de Super Sentai

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Vu d’ici, lu d’ailleurs a pondu quelques posts très intéressants sur un genre de production télévisuelle japonaise que j’adore : les Super Sentai. Ce sont les séries du genre San Ku Kaï, X-Or ou Bioman. Il y a des trucs absolument inregardables et donc indispensables à voir. Et là, il s’agit de Battle Fever J avec des héros qui représentent 5 pays différents, dont la France. Cela a l’air complètement désopilant, je regrette de n’avoir pas été plus abêti enfant par ce genre de programmes TV. ^^

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Les gens qu’on aime : #23 quelqu’un qui aime aider autrui

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Je ne sais pas pourquoi mais son nom m’est venu naturellement, alors que ce n’est peut-être pas forcément le plus grand samaritain connu. Mais Arthur, je l’aime absolument, et il est tellement chouette, et je sais que beaucoup de gens le pensent également. C’est un chouchou ultime qui a beaucoup de qualités, et en plus qui est joli comme tout.

On l’a connu tout jeunot le p’tit, il avait 17 ou 18 ans, et il traînait sur les Internets, et notamment sur les blogs, il en a d’ailleurs tenu plusieurs et brillamment. C’est étonnamment mon chérichou qui l’a rencontré de visu en premier, car Arthur était à Los Angeles pour un stage, et mon amoureux (qui d’ailleurs ne devait pas encore être le mien à l’époque) s’y rendait régulièrement pour le boulot. On a 11 ans d’écart lui et moi, et que ce soit à 18 ans ou à 33 ans, je n’ai jamais bien ressenti cette différence. Evidemment aujourd’hui, on est dans les âges où elle se ressent le moins. Mais même à 20 ans, on avait une relation très naturelle et équilibrée. Il était déjà chou comme tout, et cultivait une espèce de petite innocence adorable.

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Les gens qu’on aime : #22 quelqu’un qu’on a aimé mais qui ne nous aimait pas en retour

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Là je pense à deux personnes en particulier. Pour les deux, on a été très bon potes, et même des amis selon moi. Et on s’est brouillé. Mais le truc avec moi, et c’est vraiment moi qui suis tordu je le reconnais, c’est que lorsque je considère qu’une personne est mon ami, il faut vraiment un acharnement de dingue pour que je change d’avis. Et je n’ai pas non plus besoin que cela soit réciproque, dans le sens où je n’ai aucune fierté, en amitié comme dans la vie. Je peux avouer mes torts, et je peux continuer à aimer qui ne m’aime plus.

Olivier c’était une sombre histoire de mec, et je n’ai pas bien encore compris comment et pourquoi (et je m’en fous). Et un jour, je me suis entendu dire que je n’étais plus « fréquentable », une sorte de jugement moral très très étrange. Bah j’ai accepté la sentence irrévocable (hu hu hu), mais je n’ai pas tellement changé mon comportement envers lui. J’ai continué pendant quelques années, parce que ça a bien duré 6 ans je crois, à lui écrire dans le vide, et à réagir sur les réseaux sociaux. Et puis, nos cercles étant tout sauf disjoints, on a fini par se revoir. De l’eau avait coulé sous les ponts, et surtout les petits-amis avaient changé et rechangé. Je crois que je n’étais plus tellement moralement sur la sellette, loin de là. Mouahahahahah. Depuis on se croise, et on a même réussi à se voir quelques fois. Je l’aime toujours beaucoup, mais évidemment on n’a pas renoué complètement comme avant.

Nicolas c’est autre chose et ça m’avait vraiment attristé. On était très lié, mais il s’est fâché contre moi à cause d’une ire particulièrement exacerbée envers un ami, et j’ai essayé de le calmer. Il s’en est alors pris à moi avec une violence disproportionnée, et qui nous a tous fait peur. Ce fut une vraie rupture, et elle m’a vraiment énormément peiné. La mise à l’index a duré également des années, malgré ma loyauté continue et indéfectible. Mais c’est comme tout, je pense que le temps fait oublier les plus douloureux ostracismes. Comme avec Olivier, nous avons été petit à petit amenés à être ensemble en soirée, à se voir à certains événements, et puis il faut l’avouer, les réseaux sociaux ont aussi cette vertu de ne pas vous couper complètement de vos ex-amis. J’ai rapidement constaté que l’animosité avait fait place à une timide reconnaissance, et j’ai pris ce qu’il pouvait me donner. On en est toujours là, et j’attendrai le temps qu’il faudra pour que tout ça se réchauffe. Ou pas, on verra. Mais je n’arrive pas à ne plus l’aimer, c’est dingue ça.

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Les gens qu’on aime : #21 quelqu’un d’unique, original, ou un peu spécial

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Dr. CaSo a lancé un défi : écrire un article par jour sur les gens qu’on aime. Et comme j’aime bien des gens, et que j’aime bien écrire, et que j’aime bien Dr. CaSo, je vais m’y coller.

M. est une des premières personnes dont j’ai parlé ici, et même si j’ai mis tous les vrais prénoms de ces personnes que j’aime, je ne vais pas le faire pour lui. Il un prénom tellement unique, original, ou un peu spécial qu’il va tout de suite se faire griller au premier gouglage. Alors ça commence par M, c’est un très joli et euphonique prénom breton, et c’est aussi le nom d’un quartier de Bordeaux mais qui se termine par eck au lieu du bretonnant et sec ec. M. était devenu une sorte de personnage de mon blog, nous nous étions rencontrés en 2002, étions ensemble depuis février 2002, et donc nous venions tout juste d’emménager ensemble en 2003, exactement quand j’ai initié ce carnet.

A la base on se connaissait des forums de Yarps, la formule fleure déjà bon les années 2000, hu hu hu. Il était complètement dingue et hystérique en ligne, mais aussi souvent très marrant et plutôt sympathique. Son côté cinglé nous avait aussi amené à nous insulter en ligne (enfin surtout lui), et finalement j’essayais d’interagir assez peu avec lui, car il prenait tout de travers, et me paraissait pas bien fait pour vivre sereinement en ligne. Et puis, il y a eu une rencontre IRL comme on dit (In Real Life, Dans la Vie Réelle, c’est à dire en présence, en chair et en os) parce que le site s’est cassé la gueule, et qu’on a tous migré vers les forums de Gayvox. Et contre toute attente, ça a fait BOUM. Un vrai coup de foudre avec ce type doux-dingue et beau comme un dieu gréco-breton.

Ce n’est pas anodin cette beauté. C’est la première fois que je sortais avec un mec aussi joli garçon, genre les gens me disaient « Waouh il est beau ! », sous-entendu « Mais comment t’as fait ??? ». Je me rappelle que même ma mère avait été marquée et avait fait la remarque. Je me souviens aussi, et ce n’était pas super agréable, quelques regards contrits dans le Marais ou en soirées gays qui signifiaient plutôt « Mais que font-ils ensemble ces deux là ? ». Mais j’ai découvert que bien sûr je lui plaisais, mais qu’il n’était pas tellement sensible aux beautés conventionnelles dirons-nous. Hu hu hu. M. est entier, singulier et mystérieux, et tendre, poétique, drôle et foutraque. Accro à l’assuétude quelle qu’en soit la matière et les effets secondaires, il n’était vraiment pas facile à gérer au quotidien.

Ce fut une relation assez longue et très importante pour moi, un peu plus de deux années temps terrien, mais passionnelle et tumultueuse. J’ai beaucoup souffert, et pris pas mal de coups, mais j’ai aussi été très très heureux et épanoui à certains égards. Il m’a beaucoup donné et appris, et m’a certainement aimé un bout de temps. La fin a été difficile, et j’ai eu du mal à tourner la page. On a bien mis 8 mois à ne plus couchoter ensemble, et il a fallu des vacances en solo à Mykonos pour bien faire tabula rasa de cette histoire.

Mais M. a la particularité de rester pote avec énormément de ses ex. J’en ai connu quelques-uns, et en plus on s’entend assez bien entre nous. Mouahahahah. Et contre toute attente, M. et moi sommes devenus amis, de vrais bons potes très proches. C’est vrai que maintenant ces deux petites années ont 18 années, et de l’eau a bien coulé sous les ponts. Mais ce qui reste c’est cet attachement profond et sincère, et une amitié sans ambiguïté, une affection encore plus tenace et durable, et une connivence qui est celle d’avoir vécu une relation amoureuse avec quelqu’un. Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.

En plus, M. a une grande affection pour mon chéri, et vraiment est très attaché à nous deux également, en tant que couple. Et moi je l’adore, je ferais beaucoup de choses pour lui. On va tous les deux régulièrement au resto, et on se fait un cartes sur table assez drôle, où on se dit à peu près tout, même les trucs honteux indicibles, parce qu’on sait qu’on peut comprendre et accepter tout de l’autre, même dans nos petites mesquineries, et ignobles défauts. Hu hu hu.

Jamais je n’aurais imaginé avoir une telle destinée amicale avec ce M., celui des forums de Yarps, et cela me fait toujours ne rien présupposer avec quiconque. Tout peut arriver. ^^

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Les gens qu’on aime : #20 quelqu’un avec qui on a passé du temps dans un chouette endroit

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C’est marrant parce que j’ai déjà évoqué Virginie, puisqu’elle avait connu Caroline en arrivant faire ses études sur Paris. Mais Virginie je la connais depuis la première au lycée, et depuis on est devenu très potes, et les choses se sont confirmées et renforcées en terminale et par la suite. On se voyait beaucoup sur Paris, et même ensuite lorsqu’elle est allée terminer ses études, et travailler à Montpellier.

Comme vous aurez pu le remarquer, elle est très très très jolie, et c’était difficile de ne pas être dans un endroit sans être alpagué par des gars. J’ai compris alors à quel point c’était une galère sans nom, voire dangereux, d’être une femme dans notre espace social où les mecs vont sans vergogne les aborder plus ou moins penaudement ou lourdement. Elle n’aimait du coup pas vraiment se déplacer seule (et même comme ça, elle se faisait aborder, puisque je l’ai constaté n fois), et il faut voir comme elle se « cachait » dans ses vêtements et se faisait le plus discret possible. J’ai toujours trouvé cela terriblement triste et dommage. J’espère que les choses ont un petit peu changé aujourd’hui pour les jeunes femmes, je me demande.

Comme je l’ai souvent narré ici, j’ai vécu mes premières années à Osny dans le Val d’Oise, mais pour la plus grande partie de mon enfance et adolescence, nous étions dans un petit village du Vexin Français, à Berville. Mais j’ai continué à aller à Osny pour l’école histoire de ne pas être chamboulé dans mes habitudes, il n’y a que pour le lycée que je suis allé à Pontoise, tandis que la plupart de mes connaissance de collège sont allés à Cergy. Et donc j’ai rencontré à Pontoise, au lycée, beaucoup plus de gens qui étaient du même coin. Virginie fait parti de ceux-là, et j’ai connu pas mal de petits patelins vexinois de cette manière.

C’est tout ça le chouette endroit où nous avons passé du temps ensemble avec Virginie. On allait faire du vélo dans la campagne, on se promenait dans les bois, on se racontait des histoires au bord des vieilles pierres d’anciennes fermes, petites chapelles rustiques et châteaux plus ou moins bien retapés du coin.

On s’est malheureusement pas mal éloigné avec Virginie, juste par les aléas de la vie, et je sais qu’on le regrette tous les deux. En plus, elle s’entend très bien avec mon chéri, et on adore le sien, qui nous aime bien aussi. Elle était venue au mariage en 2014, et c’est la dernière fois qu’on a été en contact. Malgré tout, je l’aime beaucoup beaucoup beaucoup.

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Les gens qu’on aime : #19 quelqu’un qu’on admire

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Le blog m’a amené à rencontrer des gens, beaucoup de gens. Hu hu hu. C’est vraiment un des bonheurs de ce machin que vous lisez là. Et la complète sérendipité de nos errements sur le net ont amené Gilles à lire un entrefilet de la newsletter du Monde en 2005, qui conseillait la lecture d’un article de votre serviteur (âge d’or des blogs s’il en est, vous savez, c’était avant ^^ ).

Il a ensuite par curiosité cliqué sur la page d’accueil, et survolé les derniers articles. Et par le plus grand des hasards, le 4 novembre 2005, j’avais écrit un article sur le roman « Grandir » de Gilles Leroy. Il a alors laissé un commentaire, et c’est ainsi que j’ai commencé à interagir avec Gilles. Depuis nous avons échangé pas mal d’emails, et on s’est vu une poignée de fois sur Paris. D’ailleurs tiens, j’avais oublié, mais on s’est envoyé quelques emails au mois de mai pendant le confinement. Et la dernière fois que nous nous sommes vus, je lui ai filé un coup de main pour son site web, hu hu hu.

Pourquoi j’en parle ? Eh bien, parce que si je dois me creuser la tête pour trouver quelqu’un que j’aime bien et que j’admire, c’est à Gilles que je pense. Son écriture est tout ce que j’aime, en plus de nos accointances de banlieusards et de pédés bien sûr, et il a écrit un nombre de bouquins assez impressionnant, avec à chaque fois cette même qualité, ce même style qui me chavire. J’adore ses références à la culture américaine, son regard sur les garçons, sur les mamans, ses histoires sombres et passionnelles, ses anecdotes familiales tortueuses et torturées, ses amours toujours plus flamboyantes et épiques, et la nature généreuse et opulente qui guérit de tout. J’ai longtemps été féru de littérature américaine (traduite en français), et j’avais trouvé un auteur très proche de moi, et qui écrit comme j’aimerais écrire. Gilles a explosé en 2007, lorsqu’il a reçu le Prix Goncourt pour son merveilleux Alabama Song.

Mais je suis content de l’avoir connu avant. Hu hu hu.

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Les gens qu’on aime : #18 quelqu’un qu’on a connu quand on était jeune

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Je suis allé à l’école dans le même coin pour à peu près toute ma scolarité, il n’y a que pour la seconde partie de mes études supérieures que je suis allé à Paris. Et donc j’ai suivi pas mal de gens depuis tout petit. C’est sans doute ce qui fait que sur cette photo ci-dessus de première année de maternelle, je reconnais sans problème Arnaud, Ludivine, Sandrine, Bruno, et bien sûr ma cousine à côté de qui je suis assis. Lorsque je regarde mes photos de classe, on peut retrouver Arnaud, Ludivine, Sandrine et Bruno, et d’autres pour certaines années, et pas d’autre. C’est marrant de nous voir grandir ensemble comme cela. J’ai une certaine affection pour toute cette bande, avec qui en majorité je ne suis plus en contact aujourd’hui.

Ce qui était drôle quand j’étais gamin, c’était également de constater les liens croisés avec d’autres familles. Souvent par exemple mon frangin était en classe avec le grand frère ou la grande sœur d’un camarade à moi. Et ça allait même au-delà, car ma maman est née dans cette ville où nous vivions. Lors des réunions parents-profs, elles saluaient ses anciennes camarades classe. Et une fois même, elle a réalisé que la prof d’anglais de mon frère, avait été sa propre prof en seconde. C’était marrant quand je lui parlais d’une copine, et qu’elle me disait « Oh mais c’est la famille Untel, j’ai bien connu la sœur de sa mère [suivi d’une anecdote passionnante sur les histoires de famille d’un village dans les années 60]« . Et une fois même, alors que nous étions en réunion parents-profs, et que je croisais Franck et son père, nos deux parents se saluent chaleureusement, ce qui nous avait tout deux assez surpris. Et ma mère m’explique ensuite que c’était son premier petit copain, un flirt de cour d’école.

En étudiant la généalogie, on se rend compte que l’on est aujourd’hui énormément plus mobile qu’auparavant. Et c’est vrai qu’à partir du 19ème siècle, les gens naissent, se marient et meurent dans des zones couvrant 3 ou 4 villages, quand ce n’est pas simplement la même bourgade. Eh bien, mes photos d’école me font toujours penser à cela, et à cet attachement géographique si fort. Ma mère a 70 ans, l’année dernière elle et ses potes d’école dans le coin (les quelques villes alentour) se sont rassemblés pour aller au resto et se revoir. De proche en proche, avec les quelques contacts conservés et grâce au bouche à oreille, et aussi aux contacts via les Internets, ils étaient super nombreux. Et alors qu’elle égrenait les noms, j’ai encore découvert des parents de copains et copines d’école. Hu hu hu.

Ce qui est drôle aussi c’est de voir sur Facebook quelques anciennes copines ayant changé de nom, mais pour un nom tout aussi connu. Quand c’est comme ça, je dis à ma mère « Haaaaaan tu sais pas quoi, la fille machin a dû épouser le fils bidule !!! ». Et les histoires des années 60 ressemblent vachement aux histoires des années 2000.

J’ai la chance en tout cas, de réussir à nommer et me rappeler de plein de gens d’avant, et c’est un chouette sentiment. ^^

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For a good time

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Qu’est-ce que ça me fait rire ce truc !!! Et c’est vrai qu’on a plein de graffitis de ce type dans toutes les chiottes de France et de Navarre, mais on n’imagine pas que ça peut se conclure par une toute autre expérience, très plaisante également. ^^

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