Iwak #24 – Creuser (dig)

Temps de lecture : < 1 minute

Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Je me rends compte que je suis un peu limité tout de même. Mais j’ai beau creuser et me triturer les méninges, c’est toujours Marc-Aurèle qui revient. Je l’ai déjà cité ce mois-ci, mais tant pis c’est tellement bien. ^^

Creuse au-dedans de toi. Au-dedans de toi est la source du bien, et une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours.

Livre 7 – LIV des Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

J’ai tout de suite adoré cette métaphore de la source qu’on creuse et qui continue à jaillir, si on continue à creuser. Et cette notion de « bien » peut apparaître un peu simpliste ou benoite, mais j’aime cette évidence des choses, et la manière dont Marc-Au arrive à produire ces courts aphorismes très percutants. Et je reste toujours ébahi par l’universalité de ses propos, c’est tout de même dingue que 2000 ans plus tard, les propos sont les mêmes, et les interrogations ou doutes existentielles perdurent.

Alors creusons, creusons.

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Iwak #23 – Déchirure, déchirer (rip)

Temps de lecture : 2 minutes

Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d’une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu’à la déchirure
Aimer, même trop, même mal
Tenter, sans force et sans armure
D’atteindre l’inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l’étoile
Peu m’importent mes chances
Peu m’importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l’or d’un mot d’amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s’éclabousseraient de bleu
Parce qu’un malheureux
Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s’en écarteler
Pour atteindre l’inaccessible étoile

La Quête interprétée par Jacques Brel en 1968. Elle est extraite de L’Homme de la Mancha, adaptation française par Jacques Brel de la comédie musicale américaine Man of La Mancha.
La Quête – Jacques Brel

« Aimer jusqu’à la déchirure. Aimer, même trop, même mal. » Quand j’ai écouté cette chanson la première fois, elle est rapidement devenue particulièrement culte pour moi. Décrire en ces quelques mots la passion amoureuse était d’une telle précision avec mon ressenti de l’époque (dont la photo là, correspond exactement à un de ces moments d’exquise souffrance intérieure, capturée par une amie de l’époque, en pleine soirée avec des dizaines de gens qui buvaient, dansaient, criaient et faisaient la fête en somme)… Et ce mot « déchirure » dont le son même donnait une vérité encore plus grande à cette simple métaphore (et encore plus troublant chanté par Brel, évidemment). J’ai aimé jusqu’à la déchirure, j’ai aimé trop, j’ai aimé mal, mais j’ai continué aussi ma quête. Et c’est sans aucun regret, malgré les désillusions, malgré les peines et les meurtrissures. Je n’ai jamais cessé de tomber amoureux. Je ne comprenais pas certains coreligionnaires qui abandonnait les sentiments, pour baiser froidement et accumuler les proies. Déjà je suis incapable de ne pas tomber amoureux, c’est comme ça. J’aime. Et puis baiser sans amour c’est bien sûr tout à fait satisfaisant, mais dès qu’on colle une petite dose d’infatuation, croyez-moi la différence est majeure. Il ne s’agit pas forcément de passion dévorante, mais le petit truc qui plait au-delà des chairs, parce que c’est lui, oh oui c’est vachement mieux.

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Iwak #22 – Chef cuisinier (chef)

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Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Poppy Z. Brite, voilà de qui je voulais écrire quelques lignes à ce propos. Elle m’avait marqué, grâce aux recommandations d’un pote au début des années 2000, avec son roman « Sang d’Encre ». Alors qu’il avait tout pour me déplaire, un récit qui mêle horreur et fantastique, c’est devenu un bouquin tout à fait culte. Il y avait cette écriture qui m’a tout de suite énormément bottée, et puis cette manière extraordinairement précise et authentique de décrire des histoires d’amour gay, jusque dans les relations sexuelles qui sont criantes de vérité. J’avais lu ensuite, qu’elle se disait être véritablement un gay dans un corps de femme, ce qui ne m’avait pas étonné, et en lisant ses bouquins on ne pouvait même qu’y souscrire. Toute son œuvre, et surtout ses derniers ouvrages, est imbibée de thématiques récurrentes parmi lesquelles la Nouvelle-Orléans et les restaurants, mais surtout les « chefs ». Elle a écrit tout un tas de nouvelles qui mettent en scène des cuisiniers, et avec ses autres marottes, donc souvent queer et avec un brin de fantastique ou d’une grande créativité. Cela fait des années que je n’en avais pas entendu parler, et en la gouglant, je découvre sa transition. Je suis tellement content pour lui, et cela me paraît tellement naturel et évident quand je pense à tout ce qu’il a écrit. C’est une très bonne nouvelle. J’espère que les romans reviendront, avec d’autres histoires de chefs.

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Iwak #21 – Sommeil (sleep)

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Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

C’est fou, la première chose à laquelle je pense lorsque je vois le mot « sommeil » ce sont mes deux adorables chatounettes, dont il faut avouer que c’est l’activité favorite à peu près 18h sur 24. Il y a d’abord eu Sookie en 2015 qui a été sauvée d’une mort certaine par une keupine blogueuse.

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BULGE, le magazine du paquet

Temps de lecture : 3 minutes

Il faut dire que tout a commencé par ça :

Eh ouai, la seule source d’érotisme présente dans toutes les maisonnées dans une ère pré-cybernétique bien aride en stimulation. Pour les ados, c’était clairement les premières images qui, les hormones multipliant par 1000 tout stimulus sexuel, pouvaient servir de support de masturbation, ma foi, très pratique et efficace. Pour les garçons fragiles et fébriles, comme moi, eh bien c’était les pages slips pour hommes qui fournissaient de jolis paquets à mirer. Ok c’était pas Byzance, mais je vous promets qu’à 15 ans, ça suffisait pour s’astiquer fort aisément.

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Iwak #20 – Corail (coral)

Temps de lecture : 2 minutes

Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Touboudoum, touboudoum, touboudoum ! Je me souviens tellement bien du roulis et de ce bruit régulier dont les vibrations irradiaient tout le train, mais ce n’était pas un inconfort, c’était au contraire une manière de se bercer dans la nuit, dans un lancinant concert de musique sérielle et répétitive. Ces sourdes percussions rythmaient la nuit, et vous endormaient en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. Touboudoum, touboudoum, touboudoum ! Et un de mes tous premiers souvenirs, c’est justement lors d’un voyage en train Corail. Gamin, j’en ai pris à chaque fois qu’on m’envoyait en colonies de vacances, et la toute première fois j’avais juste 5 ans. C’est l’année suivante, que je me rappelle un tout petit peu de ces vacances, qui démarraient toujours par une nuit en train Corail. Je me souviens des compartiments qui avaient l’air de dater de la première guerre mondiale, des sièges pas très confortables, et de l’hypnotique vue par la fenêtre. Les paysages qui défilent, le soir qui tombe, et toujours cette musique entêtante et syncopée. Touboudoum, touboudoum, touboudoum !

L’autre image qu’il me reste de ces vacances, c’est une plage, devant un grand bâtiment, et les vagues qui arrivent en trombe sur la berge. Je me rappelle de la vision que j’avais de cela derrière des barrières, et ce qui est drôle c’est que c’est un souvenir dans lequel je ne vois que « très bas », je n’arrive pas au-dessus de la balustrade, et l’océan tempétueux est assez inquiétant. J’ai eu une révélation assez dingue lorsqu’en 2002, M. m’a emmené chez lui à St Briac. Il m’emmène juste à côté à Saint Lunaire, et lorsqu’on marche le long de la grande plage, vers le Grand Hôtel, j’ai vraiment un choc. Je reconnais la rembarde, la jetée et toutes les sensations me reviennent. J’arrive simplement au-dessus de la balustrade aujourd’hui. Ma maman m’a confirmé plus tard au téléphone « Ah mais bien sûr, ta seconde colo c’était à Saint Lunaire !!« .

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La Première Marche

Temps de lecture : 4 minutes

Youssef, Yanis, Luca et Annabelle sont les quatre militants dyonisiens qui ont eu l’idée, et ont mené à bout cet ambitieux projet, de Pride de Banlieue, à laquelle j’ai eu le bonheur de participer l’année dernière. Il s’agit là du documentaire tirée de cette expérience, et qui suit ces 4 protagonistes de l’idée à sa réalisation. L’auteur du docu, Baptiste Etchegaray, est ce garçon qui avait proposé cette série d’émissions estivale sur France Inter en 2013 qu’on avait tous beaucoup aimé.

A l’époque où j’ai décidé de me rendre à cette manifestation, j’avais aussi eu quelques doutes quant à ce que cela pouvait signifier « à l’insu de mon plein gré », c’est à dire sur les attachements politiques ou revendicatifs afférents qui me troublaient, voire à propos desquels j’étais carrément opposé. En cela, le documentaire a à la fois réussi à me rassurer, mais aussi bien m’horripiler, et il me semble que c’est logique d’avoir au final une réponse plutôt équilibrée. En tout cas, et j’en suis tellement heureux, le film confirme bien la lecture que j’ai eu de cet événement, et pourquoi j’y avais toute ma place.

Mais d’abord il faut vraiment saluer toute la joie, l’énergie et la puissance combative revigorante et optimiste qui irrigue chaque plan du film. On est plongé dans toute la bonne humeur et les intentions juste et louables qui animent sincèrement ces jeunes militants. Et ils sont jeunes, très jeunes. Et moi je suis une vieille bique, mais c’est la raison pour laquelle je pardonne leur emportement et leur positionnements parfois excessifs ou plutôt manquant de nuances. Ils ont pris toutes les notions récentes de décolonisation, homonationalisme, exotisation, racisme intériorisé (et j’en passe), et balancent tout ça dans une phrase un peu trop alambiquée mêlant diction universitaire et tonalité d’adolescence en colère (tautologie).

Mais je n’ai rien entendu de choquant (je donne mon avis, donc très personnel, bien entendu) même sur le terrain de l’homonationalisme. Parler de la récupération de l’extrême-droite des questions LGBT pour faire de l’islamophobie, étant vraiment juste selon moi. Mais ils ne sont pas allés sur le terrain de l’imposition du mode de vie pédé occidental, alors qu’on le vit très bien dans d’autres pays en étant totalement planqué et déguisé en hétéro. [sic] Je suppose que dans ce domaine aussi, on doit pouvoir discuter de tout, et dans tous ces mouvements, il y a du bon, voire du très bon. Mais comme d’habitude, tout ce qui consiste à nous opposer et simplement à vouloir remplacer une domination par une autre dans un modèle purement communautaire et isolé me hérisse le poil. Dans le documentaire, je suis d’accord avec presque tout ce qui est dit, à quelques nuances près, mais grosso modo on partage les mêmes valeurs. Et moi aussi à vingt balais, j’étais un peu totalitaire dans mes opinions bolcheviques, je ne peux pas le leur reprocher, parce que tout cela part d’un bon fond.

Ce qui m’a marqué, mais on pouvait finalement s’y attendre, c’est que ces quatre là sont des étudiants en Sciences Politiques, et n’ont pas un profil de banlieusard défavorisé. Ce sont des jeunes gens bien éduqués, l’un est métissé (comme moi), et celui qui vient du Maroc est allé au Lycée Descartes à Rabat etc. Je ne suis pas en train de dire que cela diminue leur valeur ou bien leurs qualités, et la teneur de projet. En revanche, cela nuance fortement certains discours envers des populations vraiment défavorisées, et sur beaucoup de niveaux. Je me disais aussi, et c’est sans doute propre à Saint Denis, que ça manquait vraiment de vraies banlieues comme je les connais moi. Pas un truc collé à Paris où on peut se rendre d’un coup de métro ou de Vélib, mais une vraie banlieue avec des vraies cités craignos, où on risque énormément à simplement être un brin queer et visible. En cela, je repensais à Lyes Alouane, et je me disais que son son de cloche manquait un peu à ces discours militants un peu « décalqués » (mais j’aime ça moi aussi l’utopie et les Idées). Je n’ai pas pu m’empêcher de voir dans l’organisation de cette manifestation l’aboutissement d’un projet de fin d’étude ou d’un tremplin pour des militants, futurs politicards.

Mais là où le documentaire est bien fait, c’est dans ce qu’il a l’air d’être aussi sincère que ses protagonistes. Et leurs maladresses ne sont pas gommées pour autant, ce qui donne lieu à quelques scènes plutôt drolatiques et sympathiques. Mais surtout on a la montée en puissance du stress à mesure que la date approche, l’intérêt des médias qui s’amplifie, jusqu’au jour J. Et la description de la marche en elle-même est assez fidèle, en tout cas dans ses aspects les plus festifs, populaires, revendicatifs et souriants. Ils ont zappé certaines mines patibulaires, et les insultes qui ont parfois été proférées du coin des lèvres ou plus explicitement. Or, ce n’est pas grave. C’était exactement la même chose lors de toutes les marches parisiennes, ou d’ailleurs, auxquelles j’ai participé. Cela a pu d’ailleurs me rappeler les visages parfois ébahis ou horrifiés ou dégoutés lors de la marche des fiertés de Gourin (village de 5000 habitants dans le centre de la Bretagne).

Cette marche de Saint Denis fut un véritable succès, et c’est vraiment grâce à l’énergie, la motivation et un esprit revendicatif vivace et vivifiant de ces quatre personnes. Le film vaut vraiment le coup pour se rassurer au moins sur ce point, il y a encore des gens qui veulent agir pour changer les choses, et surtout pour les améliorer. Je serai toujours de ces démarches là, surtout en faveur de la banlieue et des banlieusard·e·s.

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Isaac Asimov et la Raison

Temps de lecture : < 1 minute

1988, Isaac Asimov explique à la télé américaine ses positions sur les religions, et finalement tout ce qui n’est pas scientifique. Il explique surtout pourquoi il pense que la raison et la rationalité sont les seules issues, le seul salut de notre société. Ah là là ce que c’est bien. ^^ (Et ça fait du bien d’écouter un présentateur, largement à la hauteur de son interlocuteur, qui pose des questions intelligentes, pertinentes et justement déstabilisantes.)

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Iwak #19 – Étourdi, tête qui tourne (dizzy)

Temps de lecture : 4 minutes

Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Tout a commencé par un étourdissement et, mein gott, s’en est suivit un putain de cauchemar !!!! Nous étions au Chili ce 28 décembre 2014, en plein dans notre merveilleux voyage de noces qui allait nous emmener jusque l’Île de Pâques. Mais je n’avais raconté que le côté sympathique du voyage, en omettant ce jour funeste, mais qui au final s’était très bien terminé. Il avait bien commencé aussi lorsque nous sommes arrivés avant même l’aube sur le site de geysers : El Tatio, à plus de 4280m d’altitude, entouré de volcan à plus de 5000. L’idée c’était d’attendre le lever du jour, car avec les différences de température jour/nuit, les geysers entrent dans la danse. Ils ne sont pas très impressionnants en tant que tels, mais il y en a sur tout le plateau et l’ambiance est très très chouette.

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Iwak #18 – Piège (trap)

Temps de lecture : 2 minutes

Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

Le blog a été une expérience globalement très enrichissante, et surtout un truc qui me plaît. Ecrire comme cela en ligne, en « live », est une activité qui me correspond parfaitement et qui est une vraie source de bonheur. Mais j’ai eu droit aussi à ma part de désenchantement, et plus d’une fois. Je passe les exemples creepy où j’ai retrouvé des pots de confiture accrochés à ma poignée de porte (et le gars était déçu que je ne les mange pas !!!). Mais tout de même en 2005, j’ai reçu un fax (oui, ça se faisait encore) de délation à mon boulot. Tout cela émanait simplement d’un type qui voulait me faire chier, et c’était bien lié au blog… (Tout en noyant le poisson avec ce message surréaliste, et cette écriture de gamine de 14 ans qui joue à Secret Girl.)

Mon attitude a toujours été la même : ne pas en parler. Je n’ai pas fait de post, je ne l’ai pas évoqué avant pas mal d’années. J’imagine que ça a fortement démotivé ton auteur par la suite. J’ai à peu près la même attitude sur les réseaux sociaux en ce moment, le piège c’est d’essayer d’être dans l’actualité ou d’émettre une opinion, c’est la shitstorm garantie ! Je ne suis presque jamais dans l’actualité, ou j’attends une quinzaine de jours, et j’en parle ici pour être certain de pouvoir m’exprimer longuement et clairement, et d’avoir l’attention d’une audience qui sait lire plus de quinze lignes sans renoncer. J’ai eu d’autres pièges, comme lorsque ma mère a découvert le blog, et qu’il a fallu déjoué sa machiavélique (mais bien innocente et candide) manipulation pour nous mettre dans un jeu psychologique des plus basiques et vénéneux. Là encore, j’ai botté en touche, je suis resté droit, et je n’ai rien dit. Finalement là où j’ai réagi et où j’ai été un peu touché, c’est lorsqu’on a créé un compte Twitter à mon nom et qu’on a suivi des gens que je connaissais, et que mon doppelgänger s’est mis à proféré des horreurs. C’était à la fois drôle et terrible car les gens pensaient vraiment que c’était moi. ^^

Il faut dire que rien que pour le côté vintage, cette capture mérite d’être conservée. Mais quelques jours après la révélation, il a abandonné le compte, et j’ai pu le récupérer. Et donc voilà pourquoi je suis sur Twitter depuis 2007. Bon je vous rassure ma célébrité s’est depuis quelque peu émoussée (contrairement à Monsieur Dream !!), et je ne crains plus les pièges et attentats à mon égard. Hu hu hu.

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Ils s’aiment (Hugh Nini et Neal Treadwell)

Temps de lecture : 4 minutes

Il s’agit à la base d’une collection de deux types en couple depuis trente ans, et qui ont été attirés par les regards amoureux qu’ils avaient pu découvrir entre deux hommes dans d’antiques photographies. Et bon an, mal an, c’est près de 3000 photos, prises en 1850 et 1950, qui composent aujourd’hui leur collection. Ce bouquin « Ils s’aiment » est une sélection de cette collection, mais il y a plus de 300 clichés à découvrir, donc autant dire que c’est une belle somme.

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Iwak #17 – Tempête, orage (storm)

Temps de lecture : 2 minutes

Sur une idée de la fée Kozlika, voilà Iwak (Inktober with a keyboard ^^ ). Un mois d’écriture sous contrainte à la manière de tous ces dessinateurs qui publient de chouettes dessins sur les Internets.

De dix à seize ans à peu près, j’ai été complètement dingue de comics. Je lisais les Strange, Super Strange, Nova, Spidey, Titans, et autres magazines de super-héros sur lesquels je pouvais tomber. On en avait en particulier récupérer une sacrée collection de mes cousins, et à l’époque mes parents achetaient pour pas cher du tout des tomes et des tomes de comics mais qui avait 10 ou 20 ans (je me rappelle c’était pareil avec les Mickey ou Picsou Magazine, ils étaient vendus pour pas grand-chose mais avaient 5 ans, et comme ces trucs-là n’ont pas trop de date, c’était parfait). Donc j’ai vraiment été plongé dans les années 85-90 dans des histoires de super-héros qui dataient plutôt des années 70.

J’étais vraiment dingue des X-Men, et j’ai passé toute mon enfance à m’identifier à ces héros. Mais le héros dont j’étais dingue était une héroïne, une héroïne noire super badass ! C’était Tornade ou Storm, dont j’adorais le vrai nom Ororo, et j’étais super impressionné et envieux de ses pouvoirs. Déjà elle volait ce qui était cool, mais surtout elle manipulait les éléments du climat : elle déclenchait des tempêtes, des ouragans, elle envoyait des éclairs et elle plongeait les méchants dans la brume. J’imagine qu’il n’y avait pas trop d’héroïnes comme cela à l’époque, et je ne sais pas du tout pourquoi elle m’a tant marqué, mais c’était le cas. Elle est assez présente dans les films dérivés de ces bédés, mais elle n’est jamais un personnage central, ce qui est vraiment dommage. Elle a énormément évolué, même (surtout) dans son look, à travers les décennies, mais elle reste un personnage féminin émancipée et ultra-respectée dans le monde des super-héros. C’est toujours mon héroïne à moi.

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