Ouvrir ses horizons

Contexte : Augusten est en seconde, tous les élèves de son lycée ont un casier qui est décoré. Le sien ne fait pas exception, mais il est consacré à Christine Jorgensen. L’écolier explique qui est cette personne à sa prof…

« Elle n’est pas la première mais l’une des premières et certainement la… je devrais dire le plus célèbre des transsexuels, lui expliquai-je. Il est né George Jorgensen, et puis en 1953 il est parti se faire opérer au Danemark. »

J’aurais pu lui en parler pendant des heures.

Mme Rayburn semblait soudain inquiète : « Vous identifiez-vous à Mlle Jorgensen ? me demanda-t-elle.
– Oh, oui, lui répondis-je joyeusement. Ah si seulement, je pouvais être dans sa peau. »

Et cela mit fin à cette conversation.

A la vérité, je n’avais pas envie d’être une fille ; ce que je voulais, c’était un changement radical dans ma vie. Mes parents se détestaient, et je les haïssais. Je souhaitais qu’ils se tuent en voiture sur la route, et qu’une assistante sociale me place dans un orphelinat pas loin d’une grande ville.

Je me trouvais au beau milieu d’une enfance maussade, mûr à point pour une métamorphose. L’idée qu’un individu puisse opérer une telle mue dans sa vie me donnait de l’espoir. Dans mon monde, il y avait des filles et des garçons, point final. Et il y avait cette fille qui avait été un garçon. Il y avait là de quoi ouvrir bien des horizons.

Citation extraite du roman : « Pensée Magique » d’Augusten Burroughs. Page 40.

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