Le secret de Brokeback Mountain

En rentrant du cinéma, le soir même, j’ai relu la quarantaine de pages qui constituent cette nouvelle qu’Ang Lee a adaptée. Je voulais vraiment me rendre compte des différences, et comparer le récit que j’avais vu avec la plume si particulière d’Annie Proulx, et ce que j’avais ressenti à la lecture de ce texte il y a plus de quatre ans. J’avais brièvement évoqué cette nouvelle quand j’avais lu l’extraordinaire « Pouvoir du chien » qui me paraissait d’ailleurs énormément mériter une adaptation cinématographique.

J’ai halluciné lorsque j’ai relu ces pages, l’adaptation frôle une perfection que j’ai rarement vue atteinte au cinéma. Les moindres traits des personnages, les décors, les péripéties, les creux comme les bosses, les vides comme les pleins, jusqu’au dialogues qui reprennent mot pour mot les lignes de l’auteur, et surtout cette brillante, troublante et si fascinante incommunicabilité qui ceint les personnages sur vingt ans.

Le secret de Brokeback Mountain est l’histoire de deux jeunes cow-boys qui se rencontrent alors qu’ils gardent un troupeau de moutons dans le Wyoming. Ils se rapprochent un soir et ont un rapport sexuel, presque par hasard, avec une brutale animosité mêlée d’une certaine passion. Finalement c’est un amour sincère et difficile à gérer qui va germer entre les deux garçons pendant le temps d’une transhumance. Une affection qu’ils ne nomment pas, qu’ils vivent au gré de leurs ébats. Et lorsqu’il faut partir, rien ne se dit, là encore. Par contre, le manque de l’autre finit par les convaincre de leurs sentiments, sans bien rationaliser la chose. De toute façon, les choses sont claires pour Ennis, il doit épouser Alma en rentrant. Et pour Jake, de rodéos en bars, il finit par se marier lui aussi, avec Lureen, fille d’un riche marchand de machines agricoles. Et puis Jake retrouve Ennis, et en tant que bons « copains de pêche », ils repartent régulièrement ensemble quelques jours tous les ans. Et ils font revivre leur passion ainsi, à l’abri des regards, et tandis que les années passent.

Le film est brillant par sa beauté formelle époustouflante, et là Ang Lee s’en donne à coeur joie en nous régalant de plans magnifiques, où les hommes sont minuscules. Ils se cachent d’ailleurs bien dans ces gigantesques panoramas verts et blancs. Il égrène le temps avec un rythme lent et posé pour mieux nous représenter le temps de la transhumance, et ce n’est jamais lénifiant ou soporifique. L’histoire peut dérouter par ses personnages mutiques, et son scénario sans beaucoup d’actions ou de rebondissements. Mais le réalisateur a tiré de ses acteurs une interprétation dont les silences mêmes remplissent l’atmosphère. Et c’était là tout le challenge : réussir à ce que les comédiens exsudent ces sentiments qu’ils cachent. Or Heath Ledger et Jake Gyllenhaal arrivent à montrer leur soif d’eux-mêmes à travers une incommunicabilité qui les sclérose complètement.

Ce n’est pas non plus le film de l’année ou bien le chef-d’oeuvre qui m’a entièrement conquis, mais c’est une très belle réalisation au service d’une magnifique histoire d’amour. Et cette histoire d’amour elle transcende bien les genres et les orientations sexuelles, elle touchera tout le monde. Ce n’est pas la banale aventure entre deux mecs qui tombent amoureux l’un de l’autre, il s’agit d’un amour inavoué, exprimé mais pas par des mots, vécu mais pas dans la plénitude d’une relation. Chacun des deux a ses torts et ses raisons, et on est loin de préoccupations de midinettes. Le film transcende la simple question de l’homosexualité, même s’il la soulève avec une peur et une honte qui imprègnent les deux héros.

Je retiens vraiment cette incroyable adéquation avec l’oeuvre de Proulx. Le film d’Ang Lee a alors les qualités et défauts d’une telle adaptation, mais pour moi le résultat final recueille tous les suffrages.

L’avis des copines : Garoo, Nicolas, Orphéus, Cyberfrance, Alex et Greg, Keufran, dragibus, Ronichou.

Le secret de Brokeback Mountain

PS: Je viens de trouver ce bout d’interview d’Annie Proulx. Cela confirme un peu ce que j’en ai pensé, cool !

How did you feel on first seeing the film?

Knocked for a loop. I had no idea of what to expect as I had had no input into the making of the film beyond some conversation with Diana Ossana and Larry McMurtry when they were writing the screenplay, and a letter to Focus president James Schamus and Ang Lee begging them to keep the language of the story intact. I did not visit the set. I feared the landscape on which the story rests would be lost, that sentimentality would creep in, that explicit sexual content would be watered down. None of that happened. The film is huge and powerful. I may be the first writer in America to have a piece of writing make its way to the screen whole and entire. And, when I saw the film for the first time, I was astonished that the characters of Jack and Ennis came surging into my mind again, for (hence the lie in Missouri Review ) I thought I had successfully banished them over the years. Wrong.

[Source]

42 Commentaires

  1. j’ai publié mon post sur le film 10 min avant toi, tu peux m’ajouter aux copines ;-)) en plus, y’a une photo où on les voit nus (ça c’est pour faire de l’audimat lol)

  2. En voyant le film, on trouve tout naturel, tout bête comme si ce n’était pas un chef d’oeuvre. En sortant du film, l’histoire commence à nous habiter et l’on sent l’angoisse, la peine, la passion une foule de sentiments différents nous presser. Le sentiment le plus éprouvant est celui du possible si proche si accessible, à portée de main et pourtant perdu. Et l’on se demande pourquoi ? Ennis est intelligent et pourtant il est tellement enfermé dans son pessimisme et son complexe d’infériorité sociale ? est-ce que Jack a vraiment été victime d’un crime homophobe ou est-ce l’imaginaire de Ennis enfant qui le déborde ? Peut on construire une relation autour du fétichisme de la première rencontre sans jamais rien construire vraiment se résumant à une vielle carte postale ? etc. etc. On en finit pas de se poser des questions faites de contrefactuels sur cette tragédie. Et l’on se demande si nos vies sont aussi gâchées …
    Vraiment un petit bijou.

  3. Merci pour tes deux articles et pour le rappel des textes d’Annie
    Proulx (et aussi de Thomas Sauvage, que je ne connaissais pas). J’aime bien quand tu écris : « La vérité dans les livres ».
    ps : je me demandais pourquoi tu avais interrompu ton blog depuis mercredi 18. Pas malade, j’espère, après ton restau…

  4. L’histoire d’amour bien sûr structure tout le film, mais il y a beaucoup plus que ça, il y a ce vaste ouest étouffant, écrasant où on possède tout au plus 40 à 50 mots pour s’exprimer.
    Quand la foudre tombe sur les deux cow-boys, après cette possession irrépressible, tout ce qu’ils peuvent dire c’est – J’suis pas homo ! – Moi non plus – Y aura qu’une fois – qu’une fois……..
    eh bien sur ça continue, ils découvrent une dimension inconnue, ils sont libérés, comblés et arrivés à la fin du job …… ils ne savent pas comment ne pas se perdre,savent pas comment on fait ! Ils ont reçu cette foudre…..l’amour mais sans le mode d’emploi § !
    Tout ce qu’ils connaissent, leur univers c’est les filles bien roulées, la baise, le whisky et le rodéo ! ! ! !………. Lee a très bien fait ressortir ça !
    Aux deux chemises, à la fin, j’ai eu une grosse larme ! ! ! Et j’etais pas le seul § !!
    Merci pour l’extrait d’ A. Proulx..; trés sympa.
    J’aimerais bien qu’on Broke mon back à la cow-boy !
    Amateurs…….. répondez-moi ! ! ! !

  5. Vu le film à l’une des séances du dimanche matin. Je craignais le mélodrame, et en fait, non : c’est une belle histoire d’amour, magnifiquement interprétée. Les deux principaux personnages sont psychologiquement justes. Ce film me fait penser à « Happy Together ».

  6. Heureusement que tu es la matoo sinon je n’aurai pas été le voir, vu que tout le disait que c’était nul et qu’il n’y avait rien d’intéressant.:rigole:

  7. Saphir… es-tu donc incapable de penser par toi-même ? « Tout le monde dit que c’est nul » alors tu ne veux pas aller le voir, « Matoo dit que c’est bien » alors tu changes d’avis…
    Et si tout le monde disait que c’est nul, ça ne te viendrait pas à l’esprit d’y aller quand même pour te forger ta propre opinion ?

  8. Sauf que Saphir est une copine à moi, une vraie, et qu’en tant qu’amie elle écoute ce que je « dis ». C’est un truc qu’on fait entre potes… Tu vas arrêter d’agresser les gens ouai Zanzi ! :hum:

  9. Personnellement j’ai trouvé ce film sublime. J’avais juste envie de gifler quelques tasspé dans la file d’attente.
    Le plus je vois les tantouzes des Halles, le plus j’apprécie les Cow Boys :o)))

  10. Hier : reprise des cours – après seulement un week-end plutôt fatiguant d’ailleurs – et cinéma. Je ne m’étendrai pas sur le droit et les sciences politiques.

    Ainsi, il est 22h00 quand j’entre dans le hall du cinéma. Le choix du film est fait depuis bien longtemps, depuis que j’ai entendu les nombreux éloges qui ont été faits sur le Secret de Brokeback Mountain et le Lion d’Or qui a couronné le magnifique travail de Ang Lee ainsi que les critiques des virulents homophobes et congrégations religieuses à propos de ce film. C’est donc non seulement aller voir un film pour admirer une oeuvre mais c’est aussi un acte militant.

    Pour tout vous dire, l’acte militant aurait pu s’arrêter bien vite. Vous connaissez le sentiment que l’on éprouve quand on rentre dans un bureau de tabac et que l’on souhaite acheter une revue pornographique ? Vous avez la sensation qu’un regard, qu’un jugement se porte sur vous. Et bien j’ai éprouvé le même quand il s’est s’agit de dire le nom du film. Ce moment, si je vous le rapporte, est important parce qu’il conduit à une autre analyse du film, ou plutôt une mise en bouche.

    Un western gay, et plus largement un film, est une idée bizarre parce qu’elle donne l’impression de viser une population spécifique. Pourtant elle se légitime par la disparition totale de cette même population de nos toiles et petits écrans. J’exagère à peine. Urgences et les quelques séries dans le même genre ont elles compris qu’il fallait être plus représentatif de son public et donc de la réalité.

    Je ne regrette pas d’être aller voir ce film, ne serait ce que pour le pied de nez que j’ai adressé en prenant mon billet aux Vanneste et à tous les signataires de cette infâme pétition dont trop de parlementaires UMP se sont encanaillés.

    Atypique, original, ambitieux, voilà les mots qui me sautent immédiatement à l’esprit. Il faut beaucoup de courage, de sérieux, pour traiter une histoire d’amour de ce type. Deux hommes, cow-boys, dans l’Amérique profonde se rencontrent, se séparent, se retrouvent et se déchirent.

    C’est au paradis, à Brokeback Mountain, lieu de calme et de solitude, où Jack et Ennis vont s’éprendre l’un de l’autre, le temps d’une saison. Une complicité qui se dévoilera peu à peu en passion destructrice.
    Ce n’est que quatre ans plus tard, leurs vies construites, que les retrouvailles se font, qu’un regard rappelle les moments passés ensemble, prélude au dévaste du reste.
    De l’ignorance des hommes, ils ne vivront qu’une vie en pointillé où leur relation manque les répliques qui ne savent traduire leurs sentiments, où les chaises vides sont légions, où les vêtements sans corps ont toutes leurs places.
    De leurs propres égoïsmes, ils gâcheront la vie de leurs entourages, leurs mariages, parce que ces masques sont trop minces pour se dissimuler la vérité. Le regard des autres est ce qui sépare, ce qui les sanctionne, ce qui les tue. Comme disait Renaud, pour vivre heureux, je vis caché, au fond de mon bistrot peinard, dans la lumière tamisée, loin de ce monde de bavards.

    Alors j’irais le revoir, parce qu’il m’a touché, n’en déplaise aux réactionnaires. Seul, n’en déplaise à ceux qui devaient m’accompagner.:boulet:

  11. D’accord avec ton analyse, Matoo. Mais il me semble qu’il y a une dissymétrie entre les deux personnages : si Ennis est prisonnier de ce qu’on peu appeler un traumatisme (le cadavre mutilé d’un cow boy pédé que son père lui a imposé de regarder) ce qui expliquerait en partie son incapacité à intégrer en lui son amour, « je ne suis pas pédé ! », – en revanche, Jack, lui, accepte cette passion puisqu’il serait prêt à vivre avec Ennis dans un ranch.
    Cette disymétrie est intéressante et renforce, sur le plan de l’intrigue, le caractère tragique de cette passion, qui, finalement, déborde le « petit » monde des gays.

  12. Je tiens à l’annoncer de suite… Je déteste ce film… Je le trouve magnifique, j’ai passé tout le film à baver sur Heath Ladger et Jake Gyllendhaal, mais j’ai tellement chialé pendant la séance que je suis sur que toute la salle est sortie persuadée que je venais de perdre ma mère… Non mais vraiment, je suis en vacance depuis ce matin et ca fait déjà 24heures que je déprime… Tout le monde va me prendre pour une chialeuse, mais je m’en fous… On m’avait pourtant prévenu… Mais à ce point là… Ma voisine(et accessoirement meilleure amie) était aterrée qu’autant de larmes puissent sortir du corps de quelqu’un…
    Quelque chose me frappe tout de même… Tout le monde ne fait qu’analyser le film, les dialogues, les plans, le jeu des acteurs, mais j’ai l’impression que personne ne s’attarde sur ce qu’il a ressenti, comme si cela était à reléguer au second plan… NOOOOOOOON!!! Surtout pas pitié… J’en ai marre des analyses!!!
    Un chialeur de 18 ans qui dit fuck aux analyses

  13. « Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard… » Brassens a-t-il raison ? Ce film a fait echo en moi _ autant que la confusion des genres _ en ce qu’il m’a montré ce que je ne voulais absolument pas vivre.

    Ce que je retiens du film c’est qui faut toujours penser, s’introspecter pour savoir ce qu’on désire vraiment et ça c’est pas evident. Les désirs c’est pas comme la volonté, c’est un peu inconscient et il faut savoir les écouter, les ménager… Sinon on se détruit et on détruit les autres par la même occasion.

    Mais lorsque suivre ces désirs revient à renoncer à vivre parce que la société ne le permet pas(et que la solitude s’apparente à la mort) Alors là, c’est carrément tragique. Et c’est ça qui m’a fais mal.

    Dans la situation des personnages j’aurais sans doute agis comme eux. J’aurais tout gâché…

    Alors qu’on ne médise pas sur les gens qui militent pour le mariage ou autres. Bien que je ne me joigne pas à eux. Ils ont toute ma gratitude et mon admiration… Je suis heureux de vivre en France en 2006.

  14. Heu au fait, il y a moyen de corriger les fautes…
    Parce que ça la fout mal quand même…:redface:
    Enfin bon, au moins pour celle là…
    Quand vous lisez « Et c’est ça qui m’a fais mal », en fait il faut lire « Et c’est ça qui m’a fait mal ».

  15. bienvenue au club des traumatisés!
    Je suis carrément d’accord avec toi Emmanuel : moi aussi je déteste ce film! J’ai été le voir vendredi dernier et du samedi j’étais à moitié malade, il m’a complétement retournée ce film : la tête, le coeur, les tripes aussi!
    Mais je comprend ceux qui analysent, je fais pareil je me repasse dans la tête tout le film constamment, je sais pas si c’est pareil pour vous mais moi c’est pour essayer de comprendre pourquoi ce film me fait cet effet là!

  16. Je l’ai vu 2 fois. La première fois en VO – les soustitres aveuglent, on ne voit que ca – avec des copains et j’etait bourré….. A la sortie je me suis dit : Ce film est bien sans plus. Et petit à petit une bombe à retardement s’installe en moi ! Car le film ne donne aucune solution, il ne pose que des questions sans donner une reponse. Suis retourné – la VF est excellent – et ce n’etait pas ennuyeux, au contraire ! Cette histoire me travaille depuis une semaine, Il y a plein des questions, à chaqu’un de chercher les reponses. Un film qui au debut ne paie pas de mine, mais qui ne vous quitte plus : la classe !

  17. JAI vu ce film hier et jai ete tresel touchee par cett histoire damour entre jack et ennis!!!elle est magnifik et le realisateur ang lee est 1 geni!!:pleure:

  18. C’est mon obsession et je ne l’ai vu qu’une fois et tout seul (c’est mieux pour les larmes), regardé pas mal de sites (le mieux c’est celui des italiens sur GAY.tv) et surtout acheté le scénario complet avec les commentaires des scénaristes (dont l’interview d’A. Proulx) (Editions SCRIBNER) et comme ils le disent eux-mêmes le film est nettement supérieur aux quelques pages publiées dans un magazine il y a huit ans (qui m’avait laissé passablement indifférent) – mais je ne l’ai trouvé qu’en édition anglaise.
    Et la musique, personne ne parle de la musique : He was a friend of mine, au générique de fin ça fait bien chialer non?

  19. Regardant ce film chaque jour, je pense que c’est ma vie et celles des autres. Comme je désire maintenant un second avec une fin heureuse cette fois, je vous demande de me communiquer pour s’entraider passablement… ou pour jaser à propos ce film Brokeback Mountain! Comme je suis artiste-peintre, je vise créer plus en plus de tels panoramas par mes peintures. Au plaisir de recevoir vos nouvelles, LangdonArt http://www.franco.ca/langdonart1 ontart@yahoo.ca

  20. « Deux hommes, cow-boys, dans l’Amérique profonde se rencontrent, se séparent, se retrouvent et se déchirent. »

    ça, pour se déchirer… ils se déchirent…

    « Moi je viens tout juste de le voir hier, tout seul et effectivement ce film m’a retourné… Que des questions et aucune réponse. »

    Tant que c’est seulement le film qui t’a retourné…

  21. Comme je suis un Artiste Peintre, je me demande si ce film Brokeback Mountain est comme une ou plusieurs de mes peintures que j aime creer!

    Je me souviens de deux personnes qui regardaient une de mes peintures dans une galerie d art et, j etais etonne d ecouter une d elle qui esclamait soudainement Moi je ne crois pas en Dieu, et que son fiance devant la meme toile, disait ensuite cette surprise Moi je crois en Dieu – ces 2 sont-il maintenant maries a l une et l autre, je me le demande, comme ils n avaient pas parle a propos Dieu auparavant! Quelle surprise comme Ennis et Jack parlaient aussi: un etant Baptiste et l autre Pentecote!! On dialogue ainsi sur les religions qui affectent l humanite en leur temps et, aujourd hui aussi!!

  22. note, je ne dis pas que le film est mauvais, et que le réalisateur et les acteurs ne se sont pas cassé le cul pour faire quelque chose de bien. c’est juste que ces histoires de cow-boys sous la tante, ça me fatigue un peu.

  23. pas assez… ou plutôt un peu trop. enfin bref, c’est primaire, mais je préfère des films plus intimistes, genre die hard, où la virilité s’exprime de manière différente. bien sûr, l’analyse pénètre moins le fond de la pensée des acteurs, mais c’est plus divertissant.

  24. Merci Levy!

    Dans certains sens, Brokeback Mountain pourrait devenir meilleur, comme je voulais beaucoup plus de positifs pour la vie gai entre deux males qui s’aiment! Mais comment??

  25. en fait, sans vouloir paraître vulgaire, je trouve que ça manque de femmes, cette histoire, et que seule la relation entre les deux cow boys est traitée en profondeur, ce qui me paraît incomplet.

  26. J’ai vu il y a quelques jours LE film que je ne connaissais pas. J’en avais entendu parler, c’est tout. Et depuis, je suis d’une mélancolie, presque dépressif. Les acteurs, si beaux, m’ont bouleversé, et moi le rationaliste, homo, je ne puis plus discerner la réalité de la fiction. Je lutte depuis pour relativiser l’impact du film sur moi, mais rien à faire. Pourtant, il s’agit bien d’une fiction : deux acteurs, hétéros de surcroît, m’ont atteint jusqu’au plus profond de mon âme. Je suis même amoureux. Les images du film me poursuivent, me hantent, me griffent de leur silence inquiet. La mort de l’acteur australien, dont j’avais entendu parler, me met aujourd’hui en deuil. Je crois que tout ça est à mettre sur le compte de la crise de la quarantaine passée… Moralité, je n’aurais pas dû regarder ce film intelligent, intellectuel, désespéré dans lequel pourtant je devrais avoir peine à m’identifier, car il s’agit plus d’une histoire de bisexualité que d’homosexualité. Bref, je ne sais comment me débarrasser de ma peine ; d’une peine que je ne saurais trop expliquer. Peut-être y ai-je trouvé un peu de moi, de mes fantasmes, de ma jeunesse, de désirs enfouis ou la face cachée d’une vie présente qui ne me satisfait pas pleinement, et de loin. En somme, voir Brokeback Mountain et mourir…

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