Cars

Pixar s’est plus que jamais Disneyisé pour cette production, cela reste un film bien agréable et charmant, mais il y manque un peu de piment pour en faire le truc génial auquel il pouvait aspirer.

Nous sommes dans un univers de voitures, l’anthropomorphisme va bon train pendant la totalité du métrage et les créateurs s’en donnent à coeur joie dans les métaphores visuelles « routières ». Nous suivons une voiture de course, Flash McQueen, qui concourt à la prestigieuse « Piston Cup ». Il est très bon et performant, et a toutes ses chances pour gagner, mais il s’agit d’un bolide individualiste et narcissique. Or la course automobile est une affaire d’équipe… bon bah ok, il fallait bien une morale. Mais celle-ci est plutôt bonne je trouve, l’esprit d’équipe prônée contre le solo, ça tient bien la route.

Flash doit se rendre en Californie pour finir la course, mais suite à un petit accident de remorque, il se retrouve en pleine cambrousse, le long de la mythique « route 66 ». Et là bienvenu dans l’âge d’Or des USA… Tous les symboles et les valeurs de l’Amérique sont assénés pendant la prochaine heure, et à la fin c’est un peu lourd. Déjà la glorification de la bagnole est une valeur assez moyenne dans mon propre référentiel, mais soit. Mais là c’est un peu comme quand Marty débarque à Hill Valley en 1955… Donc une ville tradi de chez tradi où les voitures souffrent de l’autoroute qui leur a soufflé tous leurs clients. Flash débarque en bousillant leur bel asphalte et se fait arrêter. Il doit réparer ses dégâts avant de repartir pour la Californie.

Il fait connaissance des habitants de péquenaud-ville, et là c’est la classique galerie de personnages secondaires. Aaaah les seconds rôles c’est une grande spécialité de Pixar, et ce film ne dément pas leur imagination, leur créativité et leur sens de l’humour. Entre la séduisante Porsche, le vieux tacot teubé mais attendrissant, le gros camion de pompiers timide ou bien les garagistes italiens fans de Ferrari, on est garni.

Après l’histoire n’est évidemment pas d’une folle originalité, mais elle tient la route, et divertit comme il faut. J’avoue en avoir eu un peu ma claque au milieu (ça s’appesantit un peu je trouve), mais miraculeusement la fin du film m’a totalement reconquis. Les bons sentiments sont bien dosés, et j’ai vraiment été touché (chuis un grand sensible, vous savez…).

Cars

4 Commentaires

  1. pareil failli m’endormir en plein milieux , surtout au moment où apparaissent les tracteurs , me suis di « oh god , on tombe ds le film pour gamins attardés « . mais au bout d’un moment , on comprend où le film veut nous emmener et ça passe mieu jusqu’au final bien poilant!
    enfin ça reste qd mm le moins bon pixar que j’ai pu voir …

    ( et puis une voiture avec des yeux pfff lol )

  2. …Sauf que Cars ne glorifie absoulment pas la voiture, cher Matoo. :) Elle ne sert que de subterfuge et l’anthropomorphisme est tel que justement, au bout d’un quart d’heure de film, tu n’es plus du tout dans un film de bagnoles, mais tu suis l’histoire d’un type qui débarque dans un bled paumé des Etats-Unis et se heutre à l’hostilité des villageois. Le fait que le type en question soit une voiture est finalement purement accessoire mais cela permet au film de multiplier la richesse des niveaux de lecture et, accessoirement, de donner une leçon sans appel aux pitreries Dreamworks façon Madagascar.
    Un film d’une intelligence phénoménale qui vaut plus par la mise en scène que par l’histoire. Si le scénario est somme toute assez classique, certains plans sont beaucoup plus proches du cinéma traditionnel que du film d’animation. Ceux qui refuseront d’aller voir ce film parce que « Vas-y, c’est des bagnoles, ça fait chier » passeront à côté d’une formidable réussite.
    Peut-ête le meilleur Pixar à ce jour – Nemo et Monsters sont inattaquables – parce que beaucoup plus riche que ce qu’il laisse paraître.

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