To bi or not to bi

Ce soir, j’ai passé une excellente soirée au Comptoir entouré de quatre connaissances du net. Il s’agissait de deux couples pour être précis… deux garçons et un couple garçon – fille. Mais avant tout, j’étais attablé avec quatre spécimens bis (ça s’accorde ? bi ou bis, bis ça fait un peu numéro de rue, mais bon !!!).

J’ai pas mal changé d’avis sur les bis après en avoir rencontré pléthore et avoir simplement réalisé qu’il ne s’agissait pas du tout d’un comportement homogène mais bien d’une démarche aussi distincte qu’il existe de bi. En fait, on est souvent confrontés sur le net aux fameux « bis mariés et père de famille » et autres imposteurs, pervers, refoulés… Mais en l’occurrence, j’ai passé la soirée avec des gens plutôt équilibrés, ou du moins heureux et épanouis (après tout, équilibre et bonheur, je ne sais pas si c’est le duo gagnant ! Arf).

Déjà, ces bis ne cherchent que des relations avec des bis. Il ne s’agit pas de trouver une fille pour un couple hétéro dont le mec veut voir sa nana brouter le minou d’une autre, tandis qu’elle lui concède cela pour lui faire plaisir… ou pour son anniversaire. Ils se considèrent simplement libres sur le plan sexuel mais pas sur le plan sentimental.

Le couple mixte a une philosophie vraiment incroyable. Ils sont donc tous les deux bis, avec une préférence tout de même pour l’hétérosexualité. Ils repèrent chacun les conquètes potentielles de l’autre et partagent leurs délires de cul, tout en continuant à avoir leur propre vie sexuelle très développée. Leur but c’est de continuer à tout le temps se conquérir l’un l’autre. Lui m’a avoué aimer cette situation où à tout moment il peut se faire recaler pour une nana ou un mec. Cela le grise et le remet en question chaque jour sur sa vie amoureuse. Elle est une hédoniste complète et sépare simplement sexe et vie sentimentale… une naturelle dichotomie.

Le couple de mecs est plus circonspect. C’est un couple libre mais qui pour l’instant reste discret sur leurs velléités adultérines réelles. On sent qu’il règne des sentiments qui peuvent générer de la jalousie, même si l’idée de chacun coucher avec une fille est très bien acceptée (alors qu’un mec…), voire en même temps !!!

Je n’ai pas d’opinion précise ou tranchée sur ces sujets. Je ne suis certes pas aussi ouvert et permissif sur la fidélité, mais je comprends leurs démarches. En tout cas, je me refuse à toute poncif. Mais finalement dès qu’on s’intéresse de près à un phénomène, on peut de moins en moins le catégoriser. C’est comme de parler des homos en général ou des français en général…

6 Commentaires

  1. En principe, ni bi, ni hétéro, ni homo ne prennent le pluriel ; ce sont des abbréviations. Comme prof. On n’est à la base pas censé écrire « des profs » mais bien « des prof »… ceci étant dit, plus personne ne respecte cette règle. La tendance est bien à foutre des s partout.

    Bis, homos, hétéros, etc.

    La seule chose : bis, ça prête à confusion avec bis (deux). Donc pour ma part, je continuerais avec « les bi ».

    Est-ce que je suis toujours aussi chiant ? :\

  2. « homo », « hétéro » ou « prof » ne sont pas des abréviations au sens grammatical du terme. Une abréviation se termine par une lettre et est suivie d’un point.

    « homo », « hétéro » ou « prof » sont des mots, que leur étymologie ne rend pas invariables pour autant.

    Par contre, « bi », oui, est invariable, parce que sinon c’est trop pas clair.

  3. Je pars du principe que si tu couches avec un autre meme si c est avec ton chéri (a trois) tu te fous bien de la gueule de ton chéri. Point:hum: et j ai une longue expérience sur la matiere…:censure::eek:

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