Politics darling, politics !

Hier soir, j’étais invite à dîner chez Tom, le copain d’Hervé, avec Diego et Gégé, une amie très proche d’Hervé. J’ai passé une excellente soirée, et on a vraiment pas vu le temps passé à palabrer de tout notre saoul sur maints sujets.

Pour la petite histoire, Gégé devait ramener l’appareil à fondue bourguignonne, ce qu’elle a fait, mais le brûleur était kaput. Hervé a bricolé un appareillage d’une haute technicité à renforts de bougies chauffes-plats… C’était très joli mais ça ne chauffait pas beaucoup. Arf. Du coup, quelques allers-retours à la cuisine furent nécessaire pour maintenir le poêlon à bonne température. Oui je sais vous vous en foutez, mais c’est aussi ça mon blog, je tiens à le rappeler. :ok:

J’ai toujours des conversations palpitantes et sérieuses avec Hervé et Diego, d’ailleurs je suis parfois largué lorsqu’ils parlent un peu trop précisément de droit ou de notions qui m’échappent. Et aussi simplement, parce que ce sont deux pointures en terme d’actualités et de politique, et que je suis certainement moins attentifs qu’eux à ce niveau. Mais bon, j’arrive parfois à tirer mon épingle du jeu. Et en terme de politique, j’entends très souvent des gens, sur les blogs ou ailleurs, qui font part de leur désintérêt en la matière. Cela reste un truc qui m’épate. Certainement parce que mes parents ont toujours mis en exergue certaines valeurs républicaines ainsi que l’importance de la démocratie, et que voter a toujours été un devoir plus qu’un droit. Or, pour ne pas voter aveuglément, il faut s’intéresser un minimum, mais s’intéresser à la politique, ce n’est pas compliqué, il suffit de lire un peu les journaux.

Ce qui m’étonne toujours, ce sont les gens qui affirment n’avoir aucun intérêt pour la politique, et du coup s’annoncer presque comme apolitique. Et de la part d’un pédé, ça me paraît encore plus énorme, étant donné que l’émancipation des pédés est le truc le plus politique qui soit. Mais bon dans une société qui se communautarise, c’est vrai que les pédés ça devient plus une histoire de lobby (économique) que d’idéologie. Berk !

Enfin nous avons parlé de beaucoup de sujets, mais quand j’étais largué je nous recentrais en parlant de cul, et ce qui est drôle c’est la manière naturelle avec laquelle on en parle aussi bien que le reste.

18 Commentaires

  1. des preuves concrètes : l’augmentation ou la baisse des impôts (que tu payent), le pacs (dont tu useras peut-être un jour), les lois liberticides concernant l’internet (jusqu’à preuve du contraire tu es un internaute)…on pourrait dérouler cela à l’infini…(et ne me dis pas que tous les hommes politiques c’est bonnet blanc et blanc bonnet…:-|, il y a des lois et des projets de lois très concrets qui prouvent le contraire)…
    à une échelle plus large, les attentats du 11 septembre et l’intervention américaine en Irak (cette dernière EST une décision politique)ont eu des conséquences sur TA VIE DE TOUS LES JOURS que tu ne soupçonnes même pas, comme l’augmentation des prix, du chômage (que d’autres que toi ont pu subir), etc…
    convaincu? :mrgreen:

  2. Voilà, tu viens en partie de redonner un sens au mot politique.
    Je pense surtout que otre génération est une génération de fainéants, pseudo-rebelles réactionnaires, qui se contentent d’idées faciles et rpéchiées par des hommes politiques qu’ils ont laissé en place.
    On a les politiques (dans les deux sens) qu’on mérite !
    ++

  3. Je pense surtout que les exemples donnés par certains politiciens qui s’intéressent plus à leurs carrières (de politicien) qu’à ce qu’ils peuvent faire « pour la nation » ont dégoûté beaucoup de gens. Même si de nombreux hommes et femmes politiques, de droite comme de gauche, agissent plutôt en sens inverse, ie fotn passer leurs tâches avant lerus intérêts personnels, cela reste un écueil qui a généré un gros désintérêt de la chose politique.
    L’incapacité de résoudre les problèmes graves, par exemple, est toujours justifiée par des raisons externes, jamais un « je me suis trompé » ou « j’avais cru bien faire ».
    Enfin, le fait politique, en dehors d’une idéologie et de l’attachement qu’on peut lui marquer, est souvent incompréhensible pour la majortié des gens (l fait que tu parles de la loi et de ta difficulté à suivre une conversation de jursite montre le problème : nul n’est censé l’ignoré, cette loi, mais qui peut encore la comprendre ?). De même, les actes et les pensées politiques sont tellement loins des préoccupations des citoyens qu’ils ne suivent plus ce qui se passe… le court passage de Mendès à la tête du gouvernement avait eu cet intérêt : il expliquait ce qu’il faisait, quitte à paraître démago.
    Certes, il y a des sujets dont on peut penser que les français en général n’ont pas grand besoin de tout connaître, voire pas la capacité de tout suivre. Mais est-ce une raison pour s’aliéner les gens.

    Dernier point, et c’est plus gênant encore que tou le reste, c’est la politique du mot ; qu’il s’agisse du petit mot assassin ou du « bon mot » à la Santini, qu’il s’agisse des promesses non tenues (en tant que pédés, rappelons nous des promesses de Chirac depuis 95 sur les propos et actes homophobes), sur les discours pompeux et les effets d’annonce ou les points de presses qui n’ont qu’un but : faire parler de soi. Toutes ces paroles non actées font elles honneurs à nos dirigeants ? Si elles sont au départ présentes pour plaire à un électorat donné, elles ont tendance à force à faire fuire les autres…

    Je laisse de coté les idées de mensonges et de fausses vérités que les gouvernements nous assènent parce que là, tout le monde en conviendra, ça n’est pas non plus reluisant…

    Heu, j’ai aps été un peu trop long ?

  4. Je me demande ce qui a pu t’inspirer ce post… :ben:
    Pour répondre, je dirais que :

    1) C’est une question de goût, tout bêtement. Il y a des choses qui nous intéressent, et d’autres qui ne nous attirent pas, c’est comme ça.

    2) Je n’y comprends RIEN ! Il suffit de lire les journaux ? Euh, franchement, les rares fois où j’en entends parler à la télé, je ne comprends rien, parce que c’est comme une histoire dont j’ai manqué le début. Quand on parle d’un parti, on n’en donne que les initiales, et moi je ne sais pas à quoi ça correspond, je ne sais même pas si c’est à droite ou à gauche.
    Pendant les présidentielles, ce qui était bien, c’est qu’il y avait des ptis films pour chaque candidat, qui expliquaient tout clairement. Ca m’a permis de comprendre.

    3) Intolérance. C’est ce que je disais dans mon blog, beaucoup de gens intéressés par la politique sont hyper intolérants, et je ne supporte pas ça. Et je suis sûr que je deviendrais moi-même intolérant si je m’y mettais !

    De manière générale, j’avoue que je ne me sens pas concerné, car je n’ai pas l’impression que ça va changer ma vie. M’enfin j’avoue qu’avec la polémique actuelle sur les homos, ça devient enfin un peu plus intéressant !

    Je préfère avouer que je ne m’y intéresse pas et que je n’y connais rien plutôt que de faire semblant, comme beaucoup de gens. Je suis sûr que je vote moins bêtement que certains de ces gens-là !

    Allez-y, lynchez moi ! :help:

  5. Les Européennes sont sans doute les élections politiques les moins intéressantes, vu la mascarade des listes des partis, et sachant que la plupart des députés français élus à Strasbourg n’y foutront que dalle. Je place ces élections au niveau des cantonales, en terme d’intérêt…
    Maintenant, je souscris au commentaire de Furyo, commentaire un peu violent mais vrai, dans le fond. Des droits, mais pas assez de devoirs en face (donc trop de droits?), il y a un déséquilibre dans notre société.

  6. Le mot de Furyo est juste : on a ce qu’on mérité… sauf que pour ceux qui ont voté par exemple contre la droite aux dernières élections, on peut se demander si c’est bien utile…
    Mais bon. Tout le monde n’est pas forcément un forcené de la poltique « en général »…

    Je suis vraiment gêné par les gens qui ne s’intéresse à rien, et qui en plus vont venir pleurer parce qu’on leur ôte des acquis sociaux, qu’on leur augmente leurs prévlèvements, etc. Ils auraient dû savior ce qu’ils faisaient en n’allant pas voter aux dernières élections générales ; les députés ont été élus par moins de 60% de la population, ce qui veut dire surtout que les électeurs « de gauche » pour stigmatiser ne se sont pas bougés le cul; si les gens se sont déplacés aux dernières élections (régionales et cantonales) ce n’était pas pour défendre les idées de la gauche (« idées » et « gauche » c’est un oxymore, non ?) mais pour râler.

    pour avoir le droit de râler, il faut avoir voté et s’être bougé le cul. Non mais.

    Je ne critique pas quelqu’un qui ne se sent pas proche de tel ou tel parti, je critique ceux qui ne vont pas voter. C’est à la fois un devoir civique et moral… même si je n’apprécie pas du tout ceux qui votent FN, au moins, ils votent. Très, très, très mal, mais ils votent. A chaque fios, dans les même proportion a priori. Les politiciens de droite comme de gauche savent – ils motiver leurs troupes ? Peut-être… savent – ils motiver positivement les indécis ? Rien n’est moins sûr. Les élections se gagnent au centre… mais pas au centre politique : à ce centre neutre, qui ne fait rien, ne bouge pas, ne pense même pas la chose politique.

    Un p’tit gars comme Jonas qui se pose des questions, c’est normal, et si on le lit bien, en fait il a des opinions – simplement il ne les retrouve pas forcément dans un parti.

    Euh, j’arrête; je me donne l’impression d’être une :ben: moi…

  7. La politique doit changer d’échelle, et se rapprocher du citoyen après s’en être un peu trop éloignée.
    Revenons aux « affaires de la Cité », ce qu’était la politique.

  8. Merci pour vos réactions ! En réponse, un peu global pardon (il est tard)…
    Je ne fais pas ici étalage de mes opinions politiques ou alors de manière très générale, mais je pense tout à fait explicite en filigrane de mes posts.

    Je ne te jette pas la pierre Jonathan, en effet cossaw a raison, tu as forcément des opinions et éminament politique, mais tu n’as pas de cadre de référence pour savoir ce qu’elles sont et à quoi les rattacher. Et cela sérieusement, et bien cela s’acquiert. :mrgreen:

    Mais ne pas s’intéresser à la politique c’est nier une grande partie de son destin je trouve, et c’est dommage.

    Personnellement, je pense un peu comme vous. Je suis plutôt déçu par toutes les formations politiques, par leur manque de clarté, de probité et d’honnêteté. Mais je crois encore en l’idéologie, donc je sais que je veux voter à gauche, et pas à droite. Car cela a encore un sens. :help:

  9. Je souscris en partie aux propos de Furyo et d’Oli. Oui, la génération montante est obsédée par des discours faciles, réactionnaires et pseudo-rebelles. Etre in, c’est être contre. Essayer de construire sans mentir c’est être le pantin du grand patronat.

    Notre génération n’a pas connu les grandes idéologies. Elle en a subi le délitement. Nos parents soixante-huitards ont construit à monde éloigné de celui qu’il défendaient.

    Mais as-t-on encore aujourd’hui des grands projets de société ? Une conscience de la collectivité. Chacun est entraîné dans la défense de ses intérêts immédiats (on paie trop d’impôt gnagnagna ; pourquoi tu fais-ça t’es payé ?) sans réfléchir aux conséquences de leurs propos.
    Le politique idéologue s’est effacé au profit des experts et des politiques gestionnaires. Le politique n’asusme plus non plus ses créations, ni ses compromis : des grands projets comme l’Europe devienne des boucs émissaires. Ce qui compte c’est la défense des intérêts et des petits pouvoirs.
    Or, une société ne peut avancer sans ligne de force ni durer sans gestion. A vouloir trop chasser l’un, l’on conduit à une décomposition lente d’une société sans cesse plus sclérosée dont ne pourront sortir vainqueur que l’un des extrêmes.

    « Ce que je reproche à la démocratie, ce n’est pas d’entraîner les hommes à la poursuite de jouissances défendues, c’est de les absorber pleinement à la poursuite de jouissances permises ». A. de Tocqueville (de la démocratie en Amérique).

  10. Jean-Sébastien : honnêtement, je n’ai jamais eu la preuve concrète que la politique régissait ma vie de tous les jours. Le jour où ce sera le cas, peut-être que ça m’intéressera plus.

    Matoo : des opinions politiques, mouais, je dois vaguement en avoir, mais tout est très flou et je reste très influençable.

    Quand même, je suis étonné que ça dérange autant qu’on ne soit pas vraiment impliqué dans la politique… Chacun fait ce qu’il veut après tout, moi je n’oblige personne à s’intéresser à mes centres d’intérêt :mrgreen:

    Ra la la, encore heureux que malgré tout ça j’aie une sensibilité de gauche et pas d’extrême droite, je m’en serais pris plein la gueule sinon :gene:

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