Save the cheerleader, save the world!!

Nous sommes unanimes parmi mes amis : cela faisait des années qu’on ne s’était pas autant amusés à une Gay Pride. Moi j’ai trouvé qu’il y avait plus de monde, plus de pêche et vraiment une atmosphère légère, pétillante, festive… Nickel quoi ! J’ai aussi eu la sensation qu’il y avait moins de curieux ou de badauds. Enfin il y a évidemment des gens qui sont là pour « voir » et des hétéros qui viennent profiter de la teuf, mais j’ai l’impression qu’on a passé un cap. J’ai l’impression que les gens ne sont plus là pour la mode ou pour se rincer l’œil, nan c’est bon, c’est ce rendez-vous interlope annuel, sympathique et « juste ». Les autres années, il y avait toujours des racailles dont on ne savait pas trop les intentions, des ados pré-pubères défoncés qui oscillaient entre peur et excitation, des mecs hétéros qui avaient peur de se faire emmerder ou encore des voyeurs moqueurs de la pire espèce. Bien sûr la Marche des Fiertés n’est pas devenue celle des Bisounours, mais j’ose espérer que la transition que je guette depuis 1997 (pour moi la première année de la visibilité claire et nette de la manifestation) s’est enfin opérée.

En effet, nous avions réalisé quelques ticheurtes, et c’est fou le nombre de gens qui sont venus pour se faire prendre en photos avec nous, bras-dessus bras-dessous. Ça rigolait et dansait dans tous les sens, et pour la première fois j’ai senti que les gens se foutaient de l’orientation sexuelle de son voisin. Je ne parle pas de reconnaissance, ou de tolérance, non, non, ils n’en avaient juste rien à cirer. Pourvu que cette intuition se vérifie, et que la jeune génération ait enfin intégré cette valeur… Vive les jeunes ! Hé hé hé.

Même les chars qui choquent souvent étaient vus avec sourire et complicité, les trans aussi moins dévisagés, et les énergumènes vus avec sourires amicaux plutôt que méchamment moqueurs. Parce que c’est bon on voit tous les ans, les gars en cuir à oilpé avec tout l’attirail BDSM, et cela n’effraie personne. Chacun ses trips après tout… Et les chars hardos étaient souvent tenus par des gars joviaux qui avaient l’air d’être adorables, tout en ayant pour l’un d’eux les burnes dans un anneau soudé au camion. Huhu.

Bref, j’ai bien été conquis. Je me demande si j’ai plané ou si vous avez ressenti quelque-chose d’identique ?!

Il faut aussi dire qu’on était une belle brochette de potes, que j’en ai croisé pas mal en cheminant (du net et d’ailleurs, et des touiteurs, des blogueurs etc.), et que le char du Centre LGBT Paris nous a gratifié d’une magnifaïque playlist ma chérie !! Vincent était aux platines (un type que je connaissais du MAG il y a oooooh 15 ans ma fille !) et il a enchaîné les tubes pétasses idéaux pour une bonne Gay Pride, Lady Gaga en figure de proue !! En revanche, on ne peut que constater l’absence de Madonna des playlists… Aaaah vivement un nouvel album !!

Mais surtout pour moi l’événement le plus important de ces dernières années, c’est évidemment mon gars « paramnésique » de 2007, 2008 et 2009. Est-il encore là ? Est-il seul ? (C’est un peu un « observateur » de Fringe peut-être…) D’ailleurs il a été cherché par plein de gens, et beaucoup m’en ont fait l’écho le soir même, ou m’ont demandé si je l’avais bien vu. Oui oui, voilà donc la cuvée 2010 !!

Ma marotte de Gay Pride : trouver ce gars tous les ans !!

Un pote de Bruxelles me dit que c’est bien un belge. Hé hé hé.

Le soir, j’ai eu le courage (que j’ai de moins en moins, avec les années, eh ouai) de sortir et d’aller à la Flash Cocotte/PopinGays de l’occasion. C’est surtout que c’était à l’ancienne Loco à côté du Moulin Rouge, et que je n’étais pas allé là depuis des lustres. Il s’agit d’ailleurs d’une des premières boites où j’allais « hétéro » à 17 ans !! J’y avais aussi fait pas mal de GTD (Gay Tea Dance) dans la fin des années 90. Et l’endroit est toujours aussi chouette pour faire la fête, c’est le genre de boite qui rivalise bien avec une Astoria ou un Heaven à Londres parce que c’est grand, bien organisé mais avec pas mal de charmes dans ses différents niveaux et décos. La musique était vraiment bien, mais c’était relativement sûr vu les organisateurs…

La Présidence de la Pédésexualité Française espère que votre Fête Nationale fut tout aussi bonne ! :tirelangue:

Cliquez sur les vignettes ci-dessous pour mieux voir les photos !

34 Commentaires

  1. Je confirme, c’était ma meilleure pride parisienne !
    Bon, c’était aussi la première, d’un autre côté :P

    (Tiens, plus de smiley cheerleader, ça manque, là.)

  2. Hum hum… Tu devrais voyager un peu… L’Astoria de Londres a malheureusement été détruit il y a 18 mois pour faire de la place à la nouvelle gare de Tottenham Court Road… Le Heaven, oui, bon, d’accord… Mais il y a surtout le BarCode et le Fire à Vauxhall, si l’envie te prend de traverser la manche…

  3. Pour ma part, j’ai aussi eu cette impression d’une fête particulièrement réussie. Et pour avoir couru dans tous les sens entre le Luxembourg et le pont de Sully à plusieurs reprises (oui, je sais, par cette chaleur, j’ai passé l’âge !) il n’y avait quasiment pas de badauds sur les trottoirs, tout juste quelques gays en pause au plus près de la marche, sur le bord extérieur des trottoirs. Un bon millésime. Enfin un signe positif pour les années 10 ?

  4. TVBoy> Ah mais G-A-Y n’est plus à l’Astoria mais au Heaven !!! Rhalalalala, mais ça fait 5 ans que j’y ai pas mis les pieds, donc j’étais pas au courant. Pas la peine de me faire la leçon mÔssieur Cyrille ! :chiotte:

  5. On pourrait aussi l’appeller la « Vulgarité Pride ». Regardez ce que fais le type en casquette jaune (16ème photo dans le sens de la lecture) avec son sexe (d’ailleurs il a visiblement gonflé ses couilles par injection).

    Où qu’on regarde, on voit quantités de gens superficiels, m’as-tu-vu, à l’apparence arrogante et provocante. Ça risque d’être difficile de faire croire au grand public que les homos sont des gens idéaux pour élever des enfants. Personnellement, si j’étais le type qui se gonfle les couilles au chlorure de sodium pour aller les montrer en public dans la rue, je ne voudrais pas que mes enfants me voient, ni les enfants d’autres personnes, ni personne d’ailleurs. J’imagine « Papa pourquoi c’est gonflé comme ça ? ». C’est rien chéri, c’est juste une injection de chlorure de sodium pour mieux montrer mes couilles. Beurk.

    C’est à cause de ce genre de raisons que je ne vais plus à la Gay Pride depuis des années. Je préfèrerais montrer au monde que nous sommes simples, humbles, modestes, plutôt que vulgaires et obsédés par le shopping et le sexe.

    On trouve tout de même également des gens modestes dans ce défilé, alors pourquoi ne pas les prendre en photo de temps en temps, plutôt que de ne prendre que les gens vulgaires ? Ils ne le méritent pas ? Ils n’intéressent personne ? Si on est pas fashion alors on existe pas ? La Gay Pride est déjà extrêmement vulgaire, alors si en plus sa médiatisation ne se base que sur les éléments les plus vulgaires, bonjour l’image qu’on va donner.

    Etre humble c’est aussi savoir reconnaitre ses défauts, et là de toute évidence il y a quelques petites choses à redire sur notre communauté.

  6. Je n’ai pas envie de faire croire quoi que ce soit sur « les homos » à qui que ce soit. « Les homos » n’existent pas vraiment, nous sommes des individus. Certains aptes à élever des enfants, d’autres pas, d’ailleurs certains en veulent et d’autres pas du tout.

    Il ne s’agit pas de juger, mais de concevoir qu’il existe autant de styles de pédé que de pédés ! Et tout est question de perception, je ne crois pas que le couillu que tu évoques soit le même qui milite pour avoir des enfants. Et si tous les hétéros fétichistes étaient interdits de procréation, on ne serait pas nombreux. Huhu.

    Ce que tu appelles « défauts », je les appelles différences, et je trouve que le monde est plus chouette comme ça. Vulgaire ? C’est un jugement de valeur très personnel…

    Il y a de tout dans la Marche, et c’est exactement ce qui est reflété dans les photos. Evidemment que les personnages hauts en couleur retiennent l’attention, c’est tout à fait normal.

    Après cette visibilité là ne convaincra pas Madame Michu, mais elle a son utilité quand même. Le plus important c’est la visibilité de chacun à son niveau, le plus important c’est le coming out du petit-fils de Madame Michu, ou du cousin du voisin, du fils du collègue, ou du petit neveu de la boulangère. Ce sont ces actes là qui font réagir les gens sur le fait qu’être homo c’est un trait de caractère comme un autre, et que ça arrive partout !

    Comme chez les hétéros, on a nos olibrius décalés et originaux. Le truc c’est qu’on aime bien assumer « chez nous », et pas dissimuler tout cela sous une couche de bienséance aussi immaculée que putride.

  7. « “Les homos” n’existent pas vraiment, nous sommes des individus. »

    Les français n’existent pas, les riches n’existent pas, les hippies n’existent pas, nous sommes tous des individus ? Il faudra aller dire ça aux sociologues.

    « Et si tous les hétéros fétichistes étaient interdits de procréation, on ne serait pas nombreux »

    Le truc c’est qu’il n’y a pas d’Hétéro Pride où des hétéros se mettent les couilles dans leur camion ou autre subtilité de ce genre. Ils le font peut-être en privé dans leur chambre à coucher, mais je ne connais pas de manifestation où ils font ça dans la rue.

    « Ce que tu appelles “défauts”, je les appelles différences »

    Pourtant personne n’est parfait, et à force de vouloir voir les défauts comme des différences, les défauts s’affichent au grand jour sans que personne n’y trouve rien à redire.

    « Il y a de tout dans la Marche, et c’est exactement ce qui est reflété dans les photos. »

    Je ne vois qu’une chose dans les photos. Je ne vois pas ça http://www.flickr.com/photos/colloidfarl/65 763089/ ou ça http://www.flickr.com/photos/visbeek/4469776180/ . Je vois surtout du fashion cool hype fun.

    « Après cette visibilité là ne convaincra pas Madame Michu, mais elle a son utilité quand même »

    Je suis homosexuel et je suis effaré par toute cette vulgarité, alors Madame Michu, imaginez un peu…

    « Le truc c’est qu’on aime bien assumer “chez nous”, et pas dissimuler tout cela sous une couche de bienséance aussi immaculée que putride. »

    J’assume aussi avoir des relations sexuelles, et pourtant je ne vais pas les étaler en public dans la rue, je préfère dissimuler cela sous « une couche de bienséance aussi immaculée que putride » (?!). Il ne faut pas confondre la dialectique avec l’art de se cacher derrière elle. Quand c’est vulgaire, c’est vulgaire, point. La vulgarité, le m’as-tu-vu, la superficialité, ne sont en rien des qualités.

  8. Pas d’accord sur le fait qu’il n’y a pas d’Hétéro Pride ? Sur le fait que la sociologie a une raison d’être ? Sur le fait que personne n’est parfait ? Sur le fait que la vulgarité et la superficialité ne sont pas des qualités humaines ? Eh bien alors bonne Gay Pride ! Moi je veux bien être Gay, mais certainement pas Pride d’un mec qui fait de la gonflette de ses couilles pour les mettre bien en évidence dans la rue, perché sur un camion. Si je dois être fier de quelque chose, je dois certainement pouvoir trouver mieux que ça parmis les beautés de la nature humaine.

  9. @Seb Le truc avec la GayPride c’est que personne ne te force à l’aimer. Le but est encore et toujours de montrer la diversité. Montrer que les mecs hardos bodybuildés, que les travs existent autant que les couples non extravagant et que vivre « vivre heureux, vivre caché » ça ne rime à rien. Les photos et les videos sont un prisme subjectif. Bien sûr que l’on montre ceux qui veulent être montré. Dans mes photos persos des marches j’ai de nombreux LGBT non dénudé, « classique ». Je ne les diffuse pas en priorité parce que je doute que beaucoup d’entre eux souhaitent se montrer sur des sites internet contrairement aux costumés. Eux souhaitent faire partie de la marche, rien d’autre. Les photos, les videos, les articles, tout ça est subjectif. La Marche faut la vivre, pas la regarder à travers les yeux des autres.

  10. Seb> Ton ironie et le ton que tu utilises ne me poussent pas à plus d’explications. On n’est pas d’accord, et tu n’as pas du tout envie d’échanger, et tu as l’air parfaitement sûr de toi. Je n’ai pas envie de tomber dans le trollisme ou la remarque acerbe. Donc nous ne sommes pas d’accord, et c’est tout.

  11. Kévin Hinault, je trouve que vouloir montrer tout ce qui existe est absurde. Il existe de tout, même des choses horribles (tu veux des exemples ?). La sexualité n’est pas faite pour être montrée dans la rue, elle est faite pour la pratiquer entre partenaires. Ne pas montrer que je pratique la sodomie n’a rien à voir avec « vivons heureux, vivons cachés ». Même si j’étais la personne la plus normale du monde, l’hétéro rangé avec deux enfants, je ne voudrais pas étaler ma sexualité au grand jour. Elle a beau être légitime, elle n’est pas faite pour ça, et je n’attends pas des gens qu’ils soient au courant de ce que je fais au lit. Je n’ai aucun problème avec ce type et ses couilles, mon problème c’est qu’il en fait un spectacle. Il est probablement plus ou moins exhibitionniste, et sa démarche n’est donc pas qu’une démarche militante en faveur de la « diversité ». Que vont penser les gamins de 10 ans qui vont l’apercevoir ? Ils sont assez mûrs pour analyser tout ça ?

    Oui il faut la vivre, la marche, et je l’ai vécue tous les ans jusqu’à une certaine date. Elle semble plus vulgaire maintenant qu’autrefois.

    Matoo, on ne peut pas dire non plus que tu utilises le champ lexical du doute. Je veux bien échanger, si tu veux on peut même partir sur l’analyse sémiotique de la Gay Pride, mais je pense que tu vas vite être largué.

  12. Seb> Je suis social, heureux dans ma vie, pas exhibitionniste, pas dans le placard non plus.

    Il est très important de ne pas censurer des choses parce qu’elles nous dérangent. Ce n’est pas une histoire de goût qui doit définir les lois. Certes je ne cautionne pas le monsieur a casquette jaune, mais je n’irais pas non plus l’en empêcher.

    C’est Voltaire lui-même qui disait:  » Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. »

    Matoo> C’était ma première Gaypride, et ce fut ma foi sympathique. Je suis venu avec toute une bande d’ami-e-s (1 furfag -moi-, 2 lesbiennes, 4 hétéros). Chacun déguisés en un personnage des villages peoples dans YMCA. Une bonne ambiance, des gens intéressants, de la chaleur à plus savoir où la mettre, une distribution salvatrice de boules quies, … Je ne sais pas à quoi ça ressemblait avant, mais en tant que membre de la « jeune génération » (18 ans) cette marche me parai en plus d’être revendicatrice et festive, d’incarner le seul moment dans la société française où l’on peut sainement mettre en mouvement les mentalités figées dans ce monde fait d’impermanence.

  13. Voltaire parlait de liberté d’expression, c’est-à-dire la liberté de dire ce qu’on veut, pas de liberté de faire ce qu’on veut. Il y a une différence entre laisser parler ceux qui militent pour la pédophilie (comme l’association américaine NAMBLA) et les laisser passer à l’acte.

    Le monsieur a la casquette jaune ne me dérangerait pas, si ce n’était que moi, tout comme le porno ne me dérangerait pas si les gamins de 10 ans n’y avaient pas accès en cliquant sur « je suis majeur ».

  14. Puissant contre-argument.

    Comme j’envie les mathématiciens, les physiciens, les biologistes, les sportifs, les architectes, les géologues, etc. Ceux-là on ne leur explique jamais qu’on sait mieux qu’eux et qu’ils trollent quand on a pas étudié leur discipline. On considère qu’ils savent de quoi ils parlent et on leur demande même conseil. Par contre dès qu’il s’agit d’étudier des questions de société, là tout le monde est un pro, tout le monde sait, personne a besoin d’étudier quoi que ce soit, c’est trop simple, l’auto-suffisance règne.

  15. « Je veux bien échanger, si tu veux on peut même partir sur l’analyse sémiotique de la Gay Pride, mais je pense que tu vas vite être largué. »
    « l’auto-suffisance règne. »

    Argumentum ad hominem.
    Ne faites pas la même erreur que moi: Don’t feed the troll.

  16. Djahaï, vous devriez revoir la définition du terme « auto-suffisance ». Une personne auto-suffisante est une personne qui se suffit à elle-même, qui croit ne pas avoir besoin d’apprendre d’autrui et en savoir autant que ceux qui ont le malheur de devoir potasser et se baser sur un enseignement. Par exemple vous, qui pensez donner une leçon à un bac+6 en socio du haut de votre bac+0 en la matière.

  17. La Gay Pride me fait penser à nos défilés du MLF dans les années 70. On a fait du chemin depuis! Mais peu de mes amis homos n’osent encore participer à ce genre de manifestation. C’est grâce à vous qu’un jour peut-être…

  18. Nan mais lol le seb!! Genre ca y est quand t’a un diplome tu t’y connait… Sa veut rien dire les diplomes, Mozart a 8 ans il était plus doué que tous les musiciens de son époque même ceux qui étaient éleves des grands maitres et il avait pas de diplome lol il avait un don! C’est trop classique les gens qui se font moucher par une bonne argumentation et qui savent plus quoi dire ils sorte le coup du bout de papier. sa prouve rien du tout et Djahai et matoo eux ils ont prouvé qu’ils savent mieux que toi com d’hab ceux qui méritent les diplomes c’est jamais ceux qui les ont.

  19. Ca chauffe par ici !
    Toi aussi tu as fait les jeudis (?) du Mag ? Avec les pizzas du Carrousel du Louvre, les sorties au Queen et tout et tout ? ;-) Pour le monsieur belge, une seule solution, activer les relations qui traînent à la Démence…

  20. J’arrive un peu après la bataille, et je ne voudrais pas remettre de l’huile sur le feu, mais les propos qui ont été échangés plus haut me donnent envie de réagir…

    A propos des arguments tels que « les enfants de dix ans qui voient les chars BDSM vont être choqués », ils sont totalement irrecevables, vous en connaissez beaucoup, vous, des enfants de dix ans qui vont seuls à la Gay Pride?
    A priori non, ils seront donc accompagnés d’adultes. Il s’agit alors de la responsabilité de leurs parents, ne me faites pas croire que les adultes responsables de ces marmots ne savent pas reconnaitre une gay pride quand elle défile et ne peuvent pas détourner l’attention de leur bambins au moment du passage des chars hards.

    Quant à « la sexualité devrait rester dans la chambre, pas dans la rue », je suis assez d’accord, en temps normal. D’ailleurs quiconque se promènerait en chaps fesses à l’air, ou les couilles dans son camion en temps normal serait probablement arrêté pour exhibition. Seulement la Gay Pride, ce n’est pas un « temps normal ». Seb (et beaucoup d’autres) oublie la dimension carnavalesque de la Gay Pride (attention je ne dis pas que la GP est un immense carnaval, je parle juste d’une dimension carnavalesque, ce n’est qu’une de ses facettes). Le carnaval est caractérisé par l’inversion des valeurs, travestissements, attitudes inappropriées, tout était permis ce jour là… Ou comment créer une soupape de sécurité pendant quelques heures, une journée par an. Aujourd’hui connaissez vous beaucoup de fêtes populaires ou les habitants sortent dans les rues déguisés pour venir danser et s’amuser? Alors effectivement, ce jour là, c’est l’inversion des rôles, les homos sont la majorité, les minorités sont la norme, les comportements privés (notamment sexuels) sont affichés en public… Pour quelques heures dans une journée.
    Est-ce trop demander ?

  21. Oui Hermès, c’est pratique pour les exhibitionnistes. Plus besoin de faire la sortie des écoles car ils ont une après-midi par an pendant laquelle ils peuvent montrer leurs parties en public sans crainte de représailles.

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