Rétroscriptive 2005

Sur le modèle 2004, me voilà à repasser l’année écoulée, et à tenter d’en résumer ici les moments marquants. Comme l’année dernière, quelques scoops seront disséminés ici et là, des moments que j’ai omis, fabulés ou dissimulés.

Janvier 2005 :

L’année démarre par une chouette fiesta chez Jeff avec de bons potes, une bande de potes dont les liens vont se renforcer toute cette année.

Je fais visiter mon « Parc de la Réalité Fictive » que je crois être issu d’une description d’un roman, mais des lecteurs me montrent que je me trompe. Je découvre aussi la sérendipité, et j’aime ça.

La maison du bout du monde, des deux côtés de laquelle on est en train de construire des buildings, à côté de mon boulot, me trouble. Les photos montrent l’incongruité de ces constructions urbaines.

J’explique ma découverte de Marc-Aurèle, un post que je placerai plus tard dans la catégorie idoine.

Une freaky night qui a fait couler de l’encre, où les shorts en nylon faisaient fluche-fluche en se frottant. Un post où l’on sombre dans l’imaginaire et le fantasme dès la phrase évidente : « Après quelques marches, nous avons changé de dimension. », je décris alors un quadrille sexuel entre Jeff, Xavier, Bertrand et moi. Certains continuent à avoir des doutes quant à la véracité ou pas de cet événement.

Encore un de ces week-ends familiaux qui auraient pu être terrible mais qui était sympa. Et surtout pour une mémorable escapade à Auchan avec MaTante.

Ciné Tu marcheras sur l’eau reste un des films marquants de cette année, un film où l’homosexualité est correctement représentée, et où les comédiens sont saisissants de justesse. Quelques jours plus tard, un film excellent, La Chute, et pas sans rapport avec le précédent, vient m’interpeller sur les derniers moments d’Hitler et sa clique dans son bunker.

Encore un post qui a eu une résonance inattendue, j’explique mon petit problème à affronter les urinoirs, et surtout une anecdote avec deux hétéros dans les pissotières de l’UGC. Beaucoup de gens m’ont dit ensuite qu’ils avaient le même « problème ».

Bouquin A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie est un livre qui me trouble énormément, et dont je m’en veux de ne pas l’avoir découvert plus tôt.

J’emmène pour Noël ma maman voir le Barbier de Séville à l’opéra Bastille. Spectacle magnifique et mémorable.

Pour la première fois, dans quid blogis, je parle du nombre de visiteurs et je relativise un peu cela. Je m’interroge surtout sur les raisons qui me poussent encore à bloguer, et je me demande si j’arriverais un jour à réduire mon nombre de visiteur jusqu’à l’entropie complète.

Février 2005 :

Où mes voisins me grillent en me faisant poliment part de mes vocalises amoureuses avec Xavier… Je me rends compte que le calcul mental est sérieusement compromis chez mes collègues et moi-même, à partir d’un 18 fois 18. Dans un autre genre, je publie une vidéo de Madonna mixée avec un film de cul gay, et je me demande toujours la portée barebaking de cela.

Expo L’exposition Jean Hélion à Beaubourg me fait découvrir l’univers de cet artiste hors normes dont la rétrospective montre la vie extraordinaire, et la richesse de l’oeuvre.

Bouquin Je ne m’attends vraiment pas à autant aimer le livre 1666. Et pourtant je suis conquis par l’écriture et surtout l’histoire qui est inspirée par un fait réel dans cette Angleterre médiévale rongée par la peste.

Ciné Melinda et Melinda me réconcilie avec le cinéma de Woody Allen. Dans le fond comme dans la forme, j’aime cette comédie bicéphale encore menée de main de maître. Dans un autre genre, « The Yes Men » vu en avant-première me fait connaître ce groupe d’olibrius dont l’objectif est d’être le poil à gratter de l’OMC, ce en quoi ils sont manifestement plus que doués.

Rolalala, j’ai osé avouer ce jour où je suis passé pour un gros con en insultant un collègue d’handicapés devant des stagiaires… handicapés ! Une bonne leçon d’humilité… pour un pédé !

Un des plus vieux et fabuleux épisode de mon enfance : mon grand-père menace de tirer un coup de fusil pour faire peur à un gamin qui nous embêtait ma cousine et moi.

Je suis invité à la projection en avant-première de « Clara Sheller », par son scénariste, et malgré quelques défauts, je suis conquis par cette série à la touche homosexuelle particulièrement juste. D’ailleurs son succès ne démentira pas mon opinion première. Une soirée où j’ai failli aller taper la bise à Jérémie Elkaïm car je pensais que c’était un pote (putain je l’ai déjà vu quelque part ce mec…).

Suite à un sacré remue-ménage dans la pédéblogosphère, notamment par des trolls, et surtout à l’attaque de Freaky, je m’explique à mon tour sur le barebacking. J’essaie d’être sincère et d’éviter à tout prix la langue de bois. Je n’ai pas changé à ce propos. Quelques jours plus tard, je suis invité d’HomoMicro, une émission de radio associative. C’est l’occasion de rencontrer des gens très sympathiques, avec mon acolyte Nicolas, et de devenir une radiostar d’un soir.

Un film que mon boss m’a prêté en DVD, qui est documentaire sur Adolf Eichmann, me trouble au plus haut point. Je suis fasciné par cet extraordinaire témoignage histoirique qui montre comment la barbarie a pu être exécutée de manière si ordinaire…

Encore un truc que j’avoue sur moi… mes fameuses pollutions nocturnes… Ah ça a plu à certains, ça !

Mars 2005 :

Cinéma Je vois Aviator et Neverland, deux blockbusters américains qui se veulent un peu plus indépendants, et qui me plaisent assez pour que je le précise ici. Pas des chef-d’oeuvres mais de bons souvenirs…

Je filme mon trajet de chez moi à mon travail, ce qui représente 60 minutes, et en fait un clip de quelques minutes, juste le temps d’égrener un tube de Madonna. Sans transition, j’évoque aussi un superbe cadeau à faire : le bijou d’anus, ce qui surprend pas mal les Paris-Carnétistes.

Cinéma Le couperet est une bonne adaptation du bouquin du même nom, que j’ai lu il y a quelques années. José Garcia y joue très bien, mais surtout j’étais content que le cinéma vienne populariser cette incroyable, et pas tant surréaliste que ça, intrigue. J’ai vu l’Esquive un peu tard, et ce film mérite son prix, ne serait-ce que pour le faire connaître (plus que pour ses qualités intrinsèques).

Bouquin Le livre « Les extraordinaires aventures de Kavalier & Clay » me conquiert totalement, d’ailleurs il rentre dans mon top 20 des meilleurs romans.

Je (re)pars au Japon ! Tout ça pour ma boite et pour travailler à l’ouverture de l’Exposition Universelle à Aïchi, près de Nagoya. J’évoque le pavillon de la France, les autres pavillons que j’ai pu visiter en avant-première, quelques nipponeries et d’aussi universelles rencontres.

Cinéma Belle surprise que ce film dans l’avion du retour, Year One In The North, qui ne sortira probablement jamais en France, mais qui a indéniablement beaucoup de charmes et de qualités.

Une semaine au ski à Montchavin, pour une deuxième année consécutive, qui me voit me péter la gueule grave en ski, et finir par porter une atèle bionique. Génial !

Avril 2005 :

Je poste quelques photos de Kyoto, une ville dont les images resteront longtemps ancrées en moi. Ville millénaire, aux kyrielles de temples et merveilles… J’évoque aussi le témoignage d’un garçon qui se prostitue, et je fais mon vieux con. Je le réalise face aux arguments de Garoo, et finalement je change d’avis. Je pense que j’avais vraiment tort sur le coup. Heureusement, je conserve assez d’humilité pour avoir ce genre de comportement, juste pendant au fait de poster couramment ses opinions.

Fluide Glacial publie un numéro « Gay-Friendly » et c’est plutôt réussi, malgré quelques perles pas très étonnantes quand on connaît les types qui font ça. Je profite aussi de ma convalescence et de ma jambe bionique pour faire chier une vieille, et j’aime ça.

Cinéma « De battre mon coeur s’est arrêté » est un film qui me plait énormément, tant par l’histoire, le jeu des comédiens ou le rythme global. « La vie aquatique » et son scénario nawak à l’état pur me charme, malgré un film bien décousu. « Tout pour plaire » a le mérite d’avoir de bons dialogues assez drôles et incisifs, et d’être servi par de bons comédiens et comédiennes. Dommage que ça n’aille pas plus loin. Par contre, « Million Dollar Baby » remporte tous les suffrages. De même pour le « Cauchemar de Darwin » qui est un documentaire aussi terrible que superbement ficelé. Et pour clore une bonne moisson, il y a « Mysterious skin » dans lequel Greg Araki, un de mes réalisateurs fétiches, signe un film troublant et bouleversant. Mais aussi Dr Kinsey qui reste une des chouettes découvertes gayfriendly de l’année.

Un soir que j’ai la tête dans la lune, je m’y cogne littéralement. Post plus romanesque, un soir je me rends à l’adresse de mon ancien appartement, le premier, et je me laisse aller à une certaine nostalgie.

La Tour de la Défense de Copi, au théâtre, m’interpelle pas mal, et j’ai du mal à croire que le texte soit si vieux. Dans un autre domaine, je ne finis pas aussi de rire sur le lion à la coiffe un peu sophistiquée…

La peur du manque d’argent est une névrose familiale qui arrive à complètement me scléroser, j’explique cela lors d’une de ces fameuses crises. Quelques jours plus tard, en me baladant sur les quais de Seine, je me rappelle l’expo Ousmane Sow sur le pont des Arts, ces souvenirs sont encore en moi.

Un post conforme à l’ambiance blogosphérique du moment : que vais-je voter pour la Constitution Européenne ?

Mai 2005 :

J’expose quelques « comment faire » statistiques qui me font mourir de rire…

MonOncle est mort. Je suis soulagé pour lui, inquiet pour elle, et triste de fermer ainsi une page d’un livre qui avait encore tant à raconter. Je parle de la ville d’Osny, ville natale par excellence et mon port d’attache pour la vie.

Première gay pride de l’année à Bruxelles… humide ! Lors de ma nomination au meilleur site personnel par Yahoo!, j’en profite pour rappeler certaines difficultés de se raconter sur le web. Toujours d’actualité…

Une fête de famille digne d’une sitcom, ils m’ont tout fait ! Des lesbiennes qui me conseillent sur les perceuses à un cousin qui me révèle des relations homos adolescentes… Mein gott !

Cinéma Je l’attendais celui-ci et je n’ai pas été déçu. « StarWars III » est un bijou de space-opera, et une suite, autant qu’un commencement, qui a relevé un dur challenge avec brio. Dans un genre tout autre, « Locataires » m’a conquis par son histoire et une finesse toute coréenne.

Bouquin « Au fond des ténèbres » est un énorme coup de poing, un livre qui ne peut pas laisser insensible, et qui touche autant par la justesse du récit, la perspicacité de son auteur mais aussi l’horreur de l’extermination qui y est précisément narrée. Dire que j’ai été touché est vraiment un euphémisme.

La fois où j’ai reconnu un ex qui jouait dans un film de boules sur XXL… à sa bite ! C’est suivi d’un bon week-end en famille pour changer, un simple « PS » informe de mon récent célibat. Il faut dire que je ne suis pas fier de moi…

29 ans ! Mais la vraie surprise, c’est quelques jours plus tard où je suis pris au plus délicieux des pièges : mon premier anniversaire surprise.

Juin 2005 :

Cinéma Le meilleur film d’horreur de l’année, si, si, je persiste et signe ! « La Maison de cire ».

Expo Une bonne petite série d’expositions qui me ravissent : « Africa Remix » à Beaubourg, « Poussin, Watteau, Chardin, David… » et « Brésil indien » au Grand Palais.

Cinéma « Sin City » est un film à la violence extrême et difficilement supportable, mais à l’irréprochable esthétique de bédé et à la réalisation de main de maître. Brutalement différent, mais que j’ai trouvé simplement génial, The Taste of Tea est certainement LE film japonais de cette année. Un OVNI pour les nippons eux-mêmes, qui les rend du coup beaucoup plus proches de nous, pauvres occidentaux, que dans les productions habituelles.

L’odeur de la pomme verte de mon shampoing me ramène à mes vertes années… et je partage une vidéo de moi bébé, en super 8.

Cinéma Dans la série j’ai des goûts très spéciaux en cinéma, je voudrais « Crazy Kung-fu ». un film qui tue sa mère, sa race ! Dans un registre tout aussi décalé, j’ai apprécié le John Waters, « A dirty shame », délicieusement et burlesquement décadent.

Une excellente soirée de retrouvailles d’amis de vingt ans, organisée, une fois n’est pas coutume, par ma cousine. Et sinon le misérabilisme institutionnalisé par France 2 et ses Missions Prix. A voir ! Je montre aussi des preuves de mon déblogage temporel en publiant des extraits de mon journal d’il y a dix ans !

Parfois je me sens intraduisible. Je démarre aussi mes premiers cours de langage des signes, et c’est génial ! Mouche profite d’un Paris-Carnet pour nous faire faire de la réclame…

Enfin, je porte sans m’en rendre compte des ticheurtes qui défraient la chronique à mon boulot. Un post de fierté homosexuelle affirmée pour lutter contre les croyances mythiques d’une homosexualité acceptée et banalisée, c’est la digression qui compte !

Juillet 2005 :

Cinéma « Les poupées russes » me surprend pour un deuxième opus car je pensais être déçu. Or la bonne idée était de reprendre les mêmes personnages mais dans un contexte tout autre. La sauce prend bien, manifestement.

Ce début de Juillet est marqué par une gay pride madrilène extraordinaire avec Diego et des amis à lui. Le tout sous le signe du mariage gay espagnol et 40°C à l’ombre est une bénédiction.

Expo Cette escapade madrilène est aussi l’occasion de visiter une fabuleuse rétrospective Juan Gris. Pas tant extraordinaire d’un point de vue pédagogique, mais une découverte des oeuvres de l’artiste qui m’émerveillent.

Un de ces jours à la curieuse conjonction, deux personnes me voient dans la rue au même moment et m’écrivent. Nous prenons le train pour Deauville avec des amis. Et nous passons un week-end de rêve entre potes… le bonheur.

Si vous voulez voir la tronche de SuperMatoo, made in Moi-même. Je craque sur un quai de métro sur un jeune évangélisateur prédicateur d’une église de je ne sais quoi… Qu’est-ce que j’ai ri intérieurement !

Les jeux psychologiques familiaux me fatiguent, et j’explique comment ça se passe à ce moment-là. Je tombe dans le marais, en me promenant, sur deux clones tels que je ne pensais pas ça possible ! Dingue ! Il y a aussi cette histoire de DVD de cul mystérieusement disparu de mon bureau ! Panique !!

Cinéma « My summer of love » est un excellent petit film lesbien qui n’aura pas assez d’audience malgré des qualités indéniables. Le bijou du moment qu’il fallait voir sans faute. On ne peut éviter les grosses productions du moment, mais malgré cela « Charlie et la Chocolaterie » ne me laisse pas une impression extraordinaire. Du bon Burton mais pas qui me conquiert plus que cela, alors que le public parait extatique. Etrangement la « Guerre des Mondes » produit l’effet inverse, le public reçoit difficilement l’oeuvre alors qu’elle m’épate et m’interroge.

Bouquin J’adore David Lodge, et dans « L’auteur, l’auteur », je suis conquis à la fois par le talent de cet écrivain, mais aussi par son héros : Henry James.

Un post culte qui se résume en son titre emblématique : j’aime les narvals.

Cinéma « Shaun of the Dead » me fait mourir de rire. Ce film pastiche concentre tout ce que j’aime dans le cinéma et l’esprit anglais.

« De l’autre côté du miroir » est un post très important. Il est resté très peu de temps en ligne, je l’ai remis ensuite. Je ne suis toujours pas certain que ce soit honnête de ma part d’avoir écrit cela. Il faut dire que, comme je le décris, même une sitcom n’aurait pas un scénario pareil. En effet, j’apprends non seulement la séropositivité de mon père, mais le lendemain matin mon boss m’apprend qu’un fax de délation est arrivé sur le bureau du DRH. Chose que je n’avais pas dite, car je me devais à une certaine réserve du fait même de cet (blog)outing involontaire.

Août 2005 :

Oui, j’avais besoin de vacances. Et donc, me voici à Montpellier chez Virginie. Là -bas, je ponds un des posts les plus populaires de l’année en me parant du seyant paréo Têtu de l’été, comme Batims l’avait fait avant. Quelques 35 blogueurs répondent à l’appel.

Bouquin Je lis le roman phare de Renaud Camus, « Tricks », et je reste fasciné par ce roman générationnel à la troublante résonance.

Expo Finalement, une des expos qui m’ait le plus impressionné reste l’extraordinaire biennale d’Art Contemporain chinois de Montpellier que j’ai visitée sur plusieurs jours.

Encore un post qui a fait couler des kilobits, avec ma méthode pour tailler des pipes « à la Blake Harper » agrémentée de vidéos explicatives… Il faudra que je trouve autre chose l’année prochaine !

Cinéma « L’été où j’ai grandi » est justement l’excellente surprise de cet été 2005. Une histoire saisissante servie par de bons acteurs et dans une atmosphère singulière, un film qui ne laisse pas indifférent, et dont on ne peut présager de l’issue.

Bouquin Voilà certainement le bouquin dont j’ai le plus entendu parlé sur le web et les blogs cette année. Et « Rafael, derniers jours » est en effet un très bon petit bouquin, qui raconte l’histoire d’un pauvre type qui se vend pour quelques milliers de dollars. Il se vend comme acteur d’un snuffmovie dont il est la « star ».

Un petit truc de rien, mais je me suis amusé ce jour là à me prendre en photo, et surtout à réaliser ce petit montage qui me voit en train de me chuchoter à ma propre oreille. Mais quoi ?

Comment une panne d’électricité, fait bouger les choses en famille, un de mes week-ends de migration banlieusarde…

Expo « Les juifs dans le marais » est la première exposition gratuite que je visite à l’Hôtel de Ville de Paris. Je ne suis pas déçu, il s’agit d’un très beau travail de pédagogie et d’histoire sur cette notion terrible, « du refuge au piège ».

Je critique, plus ou moins habilement, les affiches de publicité « militantes » des magasins Leclerc, suite aussi à un post où je les félicitais plutôt pour leur démarche culturelle (en terme de pub). Je termine ce mois par une note qui essaie de tirer au clair une des problématiques qui me titille le plus. Quand sait-on qu’on doit changer ?

Septembre 2005 :

Je fais parti du Jury des Podcasts d’Or, et consciencieusement j’en écoute à foison pour me faire une idée. Je publie alors une petite revue personnelle, et je fais même une sélection des voix qui m’ont le plus troublées. J’évoque le fameux M. dans un post, j’aime bien quand je parle de lui.

Ciné « Broken Flowers » est un film qui ne me laisse pas indifférent, et qui, sous ses airs de comédie légère, fait passer bien des émotions et des messages. De même, « Un cadeau du ciel » vient confirmer tout le bien que je pense de ces petites productions israéliennes.

Ma première soirée à la StarAc, en VIP s’il vous plait ! Un post de cul comme mes lecteurs aiment, je présente une sélection personnelle des meilleurs dentifrices… qui peuvent servir de godes !!

J’emmène ma môman à Lisbonne pour un week-end. Aaaah Lisboa…

Je suis tellement plongé dans mon bouquin que je m’en cogne la tête contre l’abriTram.

Bouquin Le livre en question : « Danseur » se propulse rapidement dans mes romans fétiches, tant il est bien écrit, émouvant et remuant.

Un post expérimental sur un week-end à Narbonne avec J., que j’ai pris autant de plaisir à vivre qu’à écrire.

Ciné Je prends beaucoup de plaisir à voir « Kiss, kiss, bang, bang » qui me fait rire, et surtout dont la forme me réconcilie avec les films américains indépendants.

Je me surprends à trouver très efficace la pièce : « Torch Song Trilogy », inspirée d’un film culte pour moi. Et son comédien principal relève le défi avec une excellence à saluer.

Octobre 2005 :

Je laisse tomber J., c’est très dur.

Ciné « Collision » est un film hollywoodien assez standard, et qui pourrait être bon s’il ne se nourrissait pas autant de pathos. Tandis que « Moi, toi et tous les autres » est un petit bijou indépendant de folie créatrice et désordonnée ! Indéniablement indépendant, puisque iranien ce qui est plutôt rare, je suis sous le charme de « La vie sur l’eau ».

Je livre mon « panthéon » de la littérature. On ne dirait pas mais j’ai mis quelques heures à pondre ça. Dans la série, grand classement, j’évoque les Nicolas qui m’ont marqué, me marquent et me marqueront encore j’espère. Je parle aussi d’un anniversaire en famille, en province, qui me marque pas mal, et me fait surtout rigoler.

Encore une des « grandes » problématiques qui me taraudent : conserver ou progresser ? Mon boss est trop cool, il veut même me dégoter un suédois pédé pour travailler avec moi !

Ciné « Caché » est un film auquel je trouve beaucoup de qualités, et qui me fascine, je n’ai même pas senti les longueurs. Dans un genre tout autre, « Wallace et Gromit, le mystère du Lapin-garou » est une petite merveille d’animation et d’humour « so british ».

Bouquin Je relis « Pensées pour moi-même » de Marc-Aurèle, que j’avais déjà évoqué à maintes reprises. Je décide d’en recopier les passages qui m’interpellent le plus, et crée une catégorie à cet effet.

Expo L’exposition « Vienne 1900 » est fantastique, surtout pour Klimt et Schiele dont je suis féru.

Ciné « Les noces funèbres » : ça c’est du Burton ! J’adore ce film d’animation qui est délicieusement fucked-up. Avec « Match Point », Woody Allen propose son film le plus singulier et furieusement bon.

Bouquin Décidément, une année où j’aurais beaucoup lu sur les juifs et la seconde guerre mondiale. J’ai lu avec avidité ce bouquin d’Assouline « Lutetia » qui raconte la vie de l’hôtel avant, pendant et après la guerre.

Le sujet racoleur par excellence, la sodomie, qui me rapporte depuis un nombre impressionnant de requêtes de moteurs de recherche, et des commentaires. Pour Halloween, je m’achète un collier de chien… ouaf ouaf.

Novembre 2005 :

Bouquin « Grandir » est un bouquin dont l’écriture et le style de son auteur me conquièrent dès les premières pages. Un récit qui me parle, et un des rares bouquins « pédé » français que je trouve à la hauteur des romans américains que j’aime tant.

Les émeutes font rage en banlieue, et je ne moufte pas. J’attends d’avoir un peu plus de recul, néanmoins un peu poussé dans mes retranchements, je finis par ouvrir les vannes. Je parle de « Pyrolyse sociale », et je décris un peu plus ce que j’aime dans ce Neuf-cinq d’où je viens.

Expo L’exposition sur la Mélancolie au Grand Palais est de très grande qualité, et la thématique est remarquablement bien illustrée. Celle sur Dada à Beaubourg m’a aussi énormément impressionné, tant par le foisonnement d’oeuvre qu’une scénographie bien adaptée et « nawak ».

Et un week-end de plus chez mes parents, et cette fois-ci un manque de communication me mine pour quelques semaines.

Ciné « A history of violence » est un film qui me trouble énormément. Avec le recul, j’y vois encore plus de qualités et de force d’ailleurs.

Je crois envoyer un mail « dans trois ans » à un mec que j’aime bien. Il le reçoit tout de suite en fait. Pfff. Mais bon la suite prouvera que tout s’est bien terminé.

Bouquin « Courir avec des ciseaux » est une des révélations littéraires de l’année, d’autant plus cruciale qu’il s’agit d’un bouquin très queer, juste dans la lignée de ce que j’aime dans le domaine. Dans un genre tout autre, mais j’aime tout autant, j’ai lu avec délectation le second opus des aventures de Guillaume de Lautaret dans « L’embouchure du Mississipy ».

Ciné « Free zone » est une excellente oeuvre d’Amos Gitaï qui m’émeut beaucoup, et qui décrit avec toujours autant de talent le problème israélo-palestinien à travers ses personnages féminins.

Mon chat est mort. Pou. C’est un sale coup même c’était à prévoir. Un autre jour, il se passe rien dans une laverie. J’en fais un post que j’adore.

Expo L’âge d’or des sciences arabes est une exposition de l’IMA qui en a toutes les qualités pédagogiques. En plus d’un intérêt évident pour le sujet, j’ai enfin vu des objets ou des livres dont je ne connaissais que les noms des auteurs.

Décembre 2005 :

Bouquin « Poussières d’Anges » est un librio qui m’a laissé une impression durable. J’ai dévoré ce petit opus, tellement vivant, qui ne parle que de mort.

Je suis un adepte des gaffes, je pourrais presque en faire une catégorie. En voilà une qui a failli écourter ma relation avec R. Ces histoires pour ou contre le mariage gay m’agace, car je considère qu’on devrait pouvoir logiquement concevoir cela en France, rien qu’avec un simple exercice de conscience et de raison. J’explique mon point de vue. Là, en fait, j’avais rompu avec R. J’étais dans un sale état, et une sale conception de moi-même. CQFD.

Ciné Encore un film israélien, mais cette fois c’est une sortie en salle d’un ancien film du réalisateur de « Tu marcheras sur l’eau » (cité en janvier), et je succombe au charme sans prétention de cette courte oeuvre très gay. « Yossi et Jagger ».

Expo William Klein est un photographe que je ne connaissais pas vraiment avant cette brillante rétrospective à Beaubourg.

Une chanson qui évoque des souvenirs de môme… j’aime beaucoup ce post. J’y ai mis beaucoup de moi.

Les blogs, finalement, ça sert aussi à ne pas être seul dans les transports parisiens le matin.

Je classe les meilleurs films « à tendance gay » selon mon opinion (propre, personnelle à moi, que je partage avec moi-même).

Mes parents viennent me raccompagner sur Paris avec ma grante-tante qui me fait une de ses bonnes blagues. Une superbe soirée.

Où je parle encore de sexe… onanisme quand tu nous tiens ! Je reçois chez moi deux copains qui sont en couple depuis la même époque que M. et moi. M. est là aussi. Une bonne soirée qui me laisse un goût amer en pensant à mon propre échec avec M. D’un autre côté, son mec actuel a lu ce post, et l’en a laissé tombé pour jalousie (parmi d’autres choses, hé hé) !!

Je vois « Vincent River » au théâtre, et je trouve que cette pièce est extrêmement belle et touchant. Avec un extrêmement beau et touchant Cyrille Thouvenin.

Ce Noël en famille est un des meilleurs de ces dernières années. Là, vraiment, tout va bien ! (malgré les cadeaux, arf !)

Expo Dernière expo de l’année et superbes peintures de Girodet au Louvre qui ne peuvent que toucher. Fantastiques tableaux accompagnés de commentaires intéressants, pertinents et pédagogiques.

« La barbe ne fait pas le philosophe » comme on dit en latin ! C’est ce que j’ai pensé quand j’ai voulu faire mon auche dans le métro et que Céline Dion m’a rappelé à l’ordre. Le 31, j’annonce simplement que j’organise le jour de l’an chez moi, évidemment j’étais en pleine préparation et chambardement de mon appartement.

9 Commentaires

  1. « et je me demande si j’arriverais un jour à réduire mon nombre de visiteur jusqu’à l’entropie complète. »

    Cher Matoo,

    Je ne comprend pas la phrase citée plus haut. L’entropie en physique est une fonction qui sert à mesurer le dégré de « désordre » d’un système, de l’anarchie atomique. Quand de l’energie est produite dans une réaction et qu’elle ne sert « à rien », c’est de l’entropie. Donc comment réduire ses visiteurs à l’entropie complète ? je ne comprend pas ce que tu as voulu dire….
    Peux-tu éclairer ma lanterne ?:book:

    Sinon excellente rétrospective qui va occuper ma journée.

    Bises

  2. Mea culpa, une fois encore je m’incline devant l’étendue de ton savoir
    :boulet:
    Merci de m’avoir donné l’occasion de me documenter sur un nouvel aspect (pour moi) de la science !

  3. What a year… un post qui m’a fait mourir de rire, c’est l’ex que tu retrouves dans un film de boules, se faisant sodomiser par un mec dont le postérieur est tatoué d’un tintin&milou…

  4. ah, j’aime bien ces rétrospectives. sinon, moi j’aurais bien compris cette histoire d’entropie qui semble avoir été corrigée. A savoir que à partir du nombre de visiteurs actuels, ce nombre diminuerait au fur et à mesure, comme un système entropique, dont l’énergie dégagée diminue au fur et à mesure, petit à petit, jusqu’à l’extinction compléte. enfin, voila, quoi. Bon, ensuite, c’est certainement pas correct du point de vue scientifique mais c’était compréhensible, non?:cool:

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